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Pop philosophie. Entretiens
Belhaj Kacem Mehdi ; Nassif Philippe
DENOEL
25,36 €
Épuisé
EAN :9782207255117
Mehdi Belhaj Kacem est une figure d'exception de la philosophie contemporaine. Au croisement d'Alain Badiou, de Deleuze et de Lacan, sa pensée puise sa singularité dans l'expérience des années 2000. Elle aborde les jeux vidéo et la pornographie, la crise de la paternité et les subcultures jeunes, Fght Club et le hip hop gangsta. Mais elle se penche aussi sur l'héritage situationniste, les effets de Mai 68 et la nécessité d'un retour au questionnement marxiste. Philippe Nassif a longuement interrogé cet ovni du paysage intellectuel français. Conçus pour un large public, ces entretiens permettent de mieux comprendre une ?uvre réputée difficile. Ils apportent un précieux éclairage sur l'état d'esprit des plus ou moins de trente ans. Et posent les questions clés de notre époque : le 11 septembre 2001 inaugure-t-il un retour au réel ? Comment repenser l'événement dans cette léthargie historique qui est la nôtre ? Par quelles voies déjouer les pièges du consensus politique et médiatique ?
L'esprit du nihilisme: titre doublement paradoxal, puisque ce livre entreprend parallèlement, et souvent en même temps, de déconstruire le (pseudo-)concept nietzschéo-heideggerien de "nihilisme" et de décrire ce que, par provocation provisionnelle nous appellerons "nihilisme démocratique'. C'est graduellement, par la description phénoménologique de la spiritualité exprimée dans la voix moyenne de toute une époque, que se rouvre alors la voie qui a traversé toute la modernité pensante depuis deux siècles: la"redécouverte"de la Tragédie par l'homme sans dieu(x). S'y établit le"secret"découvert à tâtons par cette modernité, sans avoir jamais été énoncé comme tel: renversant la tradition métaphysico-politique de l'Occident, on démontre que ce n'est pas la Loi qui est la condition de la Transgression, mais le contraire. C'est la Transgression qui est la condition de possibilité de toute législation: non seule-ment" morale', politique et civique, mais technique et culturelle. L'enjeu est considérable: si la philosophie, pour la toute première fois de sa tradition, parvenait à renverser le rapport qu'elle a toujours posé entre législation et transgression, démontrant que celle-ci est la condition de possibilité de celle-là et pas l'inverse; bouleversant au passage le sens même qu'on a toujours accordé au concept de "Transgression', alors la philosophie destituerait enfin la région de pensée qui, avec l'irrationalisme qui lui est propre, et qu'on a plus que jamais raison de qualifier d'" obscurantisme', a toujours "pensé" la précession de la transgression sur la législation: nommément la religion (le "péché originel"). Cette destitution non seulement court-circuiterait le pouvoir du religieux, mais restituerait ce pouvoir, et la tâche d'en penser les conséquences, à cela dont le retrait, depuis trente ans, est le vrai nom du "nihilisme" et du "retour du religieux': la politique."
Le visage de Le Pen est bien sûr celui de la pourriture franchouillarde de toujours, et c'est dans le cadre d'un système politique bien précis et situé historiquement qu'il s'est implanté, jusqu'à la récente victoire. Et cette victoire marque moins celle du fascisme à la française, que le paroxysme d'une logique politique qu'aucun des commentaires actuels ne veut voir en face. Le visage de Le Pen est aussi et surtout celui du type de " démocratie " qui est le notre : depuis dimanche, l'expression récurrente dans ma bouche est : démocratie médiatico-parlementaire. C'est elle qui a porté Le Pen où il est. C'est elle qui l'a voulu. Elle l'a voulu pour se conforter elle-même.
Qu'est-ce qu'un trickster ? Je livrerai en vrac quelques unes de ses ententes plus immédiates et intuitives : homme aux mille ruses, passe-muraille, criminel divin, scanner cronenbergien, joueur télépathe, et j'en passe. Sauf les péjoratives : le trickster serait un faux-cul purement et simplement. Donc faux-cul, jésuite, hystérique, petit malin. Autant marquer le pas d'office sur ce qui cloche dans le trickster, il prête son flanc à la facilité, à la lâcheté et à l'aporie.
Depuis Duchamp et Dada (ou même, selon Mehdi Belhaj Kacem, depuis Sade), l'esthétique classique voit son excercice court-circuité par le fait que sa catégorie centrale demeure la beauté. Or aujourd'hui, l'art se targue le plus souvent, et presque en premier lieu, d'être tout sauf "beau". C'est de cette disjonction qu'il est d'abord question ici. Ainsi que l'expose l'auteur, c'est chez Alain Badiou et chez Philippe Lacoue-Labarthe, qui ont chacun abordé la question esthétique, que l'on peut trouver les conditions de possibilité d'une expérience renouvelée de l'art et de la critique. Possibilité dont Mehdi Belhaj Kacem établit à son tour les conditions à partir des concepts d'inesthétique et de mimèsis, à l'occasion de deux conférences réunies ici en un volume décisif sur le sujet.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.