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Une sorte de Dieu
Belezi Mathieu
MOTIFS
8,65 €
Épuisé
EAN :9782268067988
Je ne devrais pas l'être, et pourtant je suis un assassin", avoue le narrateur à regret. Comment devient-on meurtrier lorsqu'on est un instituteur sans histoires à Saint-Gabriel? Romain, avant d'atteindre la quarantaine, a longtemps cherché un père. Elevé par une mère frivole, il n'a jamais connu d'autre femme. Mais aujourd'hui, Hélène est morte et Romain se retrouve seul. Seul dans la maison maternelle, seul face au vide, seul avec son secret. Dans ce récit en forme de double confession, Mathieu Belezi tresse le destin de deux être liés dans leur chair par le malheur et mus par leur haine du monde. Avec ce roman, ses personnages prennent place aux côtés de ceux de Simenon ou de Mauriac, dans la cohorte des humiliés et offensés luttant avec rage pour échapper à leur malédiction, mais sans cesse gouvernés par le remords.
Aux derniers jours du règne colonial, Albert Vandel n'a pas renoncé. Barricadé dans son bordj, il devient fou comme un roi qui se meurt, revivant le temps des pionniers, des conquêtes algériennes, alors qu?il versait le sang pour « civiliser les peuples », « pacifier les territoires ». Pourquoi renoncerait-il, puisque les ors de la République lui ont donné le pouvoir et que les Présidents et autres ministres de la France républicaine ont honoré sa table cent années durant? Avec ce nouveau roman, Mathieu Belezi, dans une langue prophétique, remue les entrailles d'une mémoire obscène que certains préféreraient oublier. Et par-delà cette amnésie de l?histoire, ce crépuscule des vieux ramène le lecteur vers d?autres pachas avides et sanguinaires, qui ont pris le relais de la colonisation européenne pour saigner leur pays à blanc et asservir leur peuple avant qu?il se réveille, en un printemps arabe dépassant les saisons. Laurent Boscq, RollingStone.
Aux derniers jours du règne colonial, Albert Vandel n'a renoncé à rien. Il a la nostalgie du temps des pionniers, des conquêtes algériennes, quand, à la tête d'un bataillon de zéphyrs, il donnait son sang et son âme pour civiliser les peuples, pacifier les territoires. Pourquoi renoncerait-il? Puisque les ors de la République lui ont permis d'étendre son pouvoir au fur et à mesure qu'il convertissait des contrées arides en inépuisables richesses; puisque les Présidents et autres ministres de la France républicaine ont honoré cent années durant les ortolans de sa table. Barricadé dans son bordj avec les derniers grands colons d'Algérie, Albert Vandel devient fou comme un roi qui se meurt. Avec ce nouveau roman, Mathieu Belezi puise dans toutes les ressources d'une langue prophétique pour remuer les entrailles d'une mémoire obscène que certains préfèreraient oublier.
Le domaine de Montaigne, quelque part dans le Dahra berbère, propriété depuis plus d'un siècle des Saint-André. Tel est le décor de ce roman choral entêtant qui tisse la trame complexe d'une page douloureuse de l'histoire de l'Algérie à travers les voix de six personnages. Tour à tour conquérantes, désespérées, implorantes, le plus souvent discordantes, ces voix s'interpellent et se répondent pour composer le chant funèbre de l'Algérie coloniale, celui des vainqueurs comme des vaincus, unis désormais dans la souffrance d'un déracinement insurmontable. L'écriture libre et singulière de Mathieu Belezi, le souffle et le rythme incantatoire de ce roman en font une oeuvre unique.
Un homme et une femme. Un fils et sa mère. Pour elle, il était l'enfant de l'abandon, son unique amour en ce monde. Pour lui, elle représentait la seule femme aimée. Entre eux, c'était à la vie, à la mort. "Je ne devrais pas l'être, et pourtant je suis un assassin", avoue le narrateur à regret. Comment devient-on meurtrier lorsqu'on est un instituteur sans histoire à Saint-Gabriel? Romain, avant d'atteindre la quarantaine, a longtemps cherché un père. Elevé par une mère possessive et frivole, il n'a jamais connu d'autre femme. Mais aujourd'hui Hélène est morte et Romain se retrouve seul. Seul dans la maison maternelle, seul face au vide, seul avec son secret. Pourtant cet été-là au village, sa rencontre avec Françoise va tout bouleverser. Grâce à son amour pour elle, il va enfin se libérer de son terrible fardeau et pouvoir commencer à vivre. Dans ce récit en forme de double confession, Mathieu Belezi tresse le destin de deux êtres liés dans leur chair par le malheur et mus par leur haine du monde. Avec ce roman, ses personnages prennent place aux côtés de ceux de Simenon ou de Mauriac, dans la cohorte des humiliés et offensés luttant avec rage pour échapper à leur malédiction, mais sans cesse gouvernés par le remords.
En mai 1986, en pleine perestroïka, un diplomate mexicain (l'auteur?) en poste à Prague est invité en Géorgie à titre d'écrivain. Il rédige un journal de bord de ce voyage au cours duquel il doit rencontrer d'autres écrivains. Or, la glasnost s'embrouille et notre homme est promené à Moscou, à Leningrad; aussi le voyage se transforme-t-il en une galopade folle de scènes grotesques et de calamités joyeuses, pour se terminer à Tbilissi l'irrévérencieuse, ivre de ce printemps politique. Sous la plume d'un merveilleux érudit excentrique et rêveur, ce voyage qui n'est ni un récit autobiographique ni un récit de voyage est aussi une traversée de siècles d'art et de culture, et de toute la forêt sacrée de la littérature russe, de Pouchkine à Gogol à Marina Tsvetaïeva.
Seul roman achevé d'Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz (1877-1939), le grand écrivain lituanien d'expression française, L'Amoureuse Initiation fait figure, comme d'autres oeuvres de l'auteur, d'autobiographie lyrique. Parce que l'ouvrage possède les qualités littéraires les plus éminentes, il est de ceux qui confèrent à Milosz une actualité que les ans n'entament pas. Situé dans la Venise cosmopolite et décadente du XVIIe siècle, L'Amoureuse Initiation, plus qu'une évocation d'un lieu littéraire par excellence, est un récit sur la passion, dont la tendresse et la jalousie formeraient comme les deux pôles, à l'image d'une ville qui est à la fois celle de la fête et de la fin des choses.
Résumé : " Le scandale ne connut pas de bornes le jour où la femme du vicaire s'enfuit avec un jeune homme sans le sou. " Ce roman possède la vertu de raconter avec une sensibilité rare, la découverte de la sensualité chez une jeune femme de la bonne société anglaise confrontée à un homme fruste et fort. Un " Gitan " de condition plus modeste, mais " rayonnant d'aura sexuelle et d'exubérance vitale ". La prouesse est que Lawrence parvient à adopter avec une belle justesse de ton, le point de vue de la jeune femme... Un récit court, aigu et vif, le plus achevé sans doute de l'auteur de L'Amant de Lady Chatterley.
En 1672, Guillaume d'Orange prend le pouvoir en Hollande, profitant du massacre par le peuple des frères Jean et Corneille de Witt, accusés de tractations secrètes avec la France. Accusé à tort de trahison et condamné, le jeune Cornélius van Baerle (filleul de Corneille de Witt), continue de se livrer à sa passion des tulipes en essayant de créer une tulipe noire, dont la découverte sera récompensée par un prix de la société horticole de Harlem. Cet épisode tragique de la vie politique hollandaise sert de base à l'aventure de Cornélius, qui, depuis sa prison, va connaître deux histoires d'amour: l'une avec sa tulipe noire, supplantée petit à petit par celle avec Rosa, la fille de son geôlier. Extrêmement célèbre, ce remarquable ouvrage écrit en 1850 est considéré comme un récit à part dans l'?uvre de Dumas.