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Caresses ; Lit nuptial
Belbel Sergi ; Préau Jean-Jacques ; Gars Rosine
THEATRALES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782842601898
Caresses se présente comme une série de variations acides sur le duo et la famille, mettant en scène quatre générations, sur la structure de La Ronde d'Arthur Schnitzler: dix scènes et un épilogue. La maîtrise du dialogue et des silences témoigne d'une écriture parfaitement musicale. Lit nuptial: un couple se retrouve face au lit qu'ils viennent d'acquérir. Ce lit de deux mètres sur deux, aussi grand que leurs problèmes relationnels, sauvera-t-il leur union? En l'absence de résultats probants, ils feront appel à deux amis pour partager ce culte du lit qui tourne vite au fétichisme et à l'absurde. Sergi Belbel, l'un des représentants les plus talentueux de la nouvelle dramaturgie catalane, dévoile dans ces deux pièces les cruautés et la violence qui se nichent au coeur des relations les plus intimes.
Résumé : Plus qu'une critique académique des divers courants de la sociolinguistique, cet ouvrage décrit les rapports structurels entre le français et le créole à l'intérieur de la société antillaise où s'est forgé le créole et implanté le français. C'est à travers de nombreuses observations ? prises sur le vif de la vie quotidienne aux Antilles ? à travers aussi des enquêtes menées plusieurs années de suite, que l'auteur démontre que la langue française aux Antilles dispose de tous les moyens pour dominer et subjuguer le créole et ses locuteurs. En démontant les processus sociaux-historiques selon lesquels se sont constitués créole et français au sein de la société antillaise, l'auteur aborde la question centrale du pouvoir politique sur la langue et prouve que le pouvoir politique sur la langue est une des dimensions essentielles du pouvoir : défendre une langue, c'est en réalité défendre un marché économique et symbolique. Dans l'affrontement politique actuel entre le français et le créole (archive symbolique des peuples de la Caraïbe) il apparaît clairement qu'il ne s'agit pas en réalité de problèmes linguistiques, mais bien de problèmes politiques.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.