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Poèmes d'aujourd'hui
Belaval Yvon
GALLIMARD
4,85 €
Épuisé
EAN :9782070205684
En publiant La recherche de la poésie (1947), l'auteur se proposait de compléter son livre par une série d'études qui en fussent comme les exercices pratiques. Plutôt que de jouer, presque à coup sûr, sur les poèmes du passé, mieux valait se risquer sur les poèmes d'aujourd'hui : découvrir comment ils sont faits, et laisser au moins témoignage de la manière dont ils auront été lus, vécus, avant de tomber dans l'Histoire. De ce propos il reste les articles ici rassemblés : ils touchent à l'art poétique - par exemple, dans ses rapports avec la radio - et, sauf quelques pages consacrées à Nietzsche et à Jarry, ils s'intéressent tous à des poètes vivants : d'André Breton à Jean Tardieu, Malcolm de Chazal, Henri Michaux, Raymond Queneau, etc. A ces articles on a joint un essai inédit qui s'efforce de débrouiller une question aussi irritante que le paradoxe du comédien : la poésie est-elle connaissance ? Elle n'est pas, en tout cas, la connaissance opératoire du savant ou par concepts du philosophe ; elle ne s'identifie pas, non plus, à la connaissance d'autrui. Est-elle copie ? invention ? prélogique ? logique ? Ne renouvelle-t-elle pas la notion même de connaissance ? L'enquête montre dans la poésie un chef-d'oeuvre de la raison, qui éclaire sur la raison.
Yvon Belaval analyse d'abord le plaisir que donne la poésie, le plaisir de lire un poème, et distingue trois âges dans son acquisition - l'âge du Petit Roi de Galice, l'âge de Musset, l'âge parnasso-symboliste - permettant de comprendre la diversité des lectures et le rôle de l'anecdote, du sentiment, de l'intelligence esthétique. Puis, l'auteur s'intéresse à la création du poème. Frappé par l'alternance des saisons poétiques vives et mortes dans l'histoire des lettres, il l'explique par cette loi que l'imitation productrice tant qu'elle réfracte un modèle à travers des milieux différents, est platement reproductrice lorsqu'elle le reflète en un même milieu.
En s'attachant uniquement à Descartes et à Leibniz, cette enquête s'efforcerait de retrouver, à partir de la métaphysique, tels qu'ils pouvaient les concevoir, l'esprit de la méthode, le modèle mathématique, la vision philosophique du monde. Ces trois questions sont caractéristiques d'un siècle qui, par contraste avec l'âge suivant, mériterait d'être appelé le siècle de la méthode et de l'idéal mathématique. Yvon Belaval
Orient. La pensée préphilosophique en Egypte. La pensée préphilosophique en Mésopotamie. La philosophie hébraïque et juive dans l'Antiquité. Philosophies de l'Inde. La philosophie chinoise des origines au XVIIème siècle. Antiquité. Les présocratiques. Socrate. Platon. L'Académie. Aristote et le Lycée. Les socratiques.
A Yvon Belaval (1908-1988), l'on doit notamment un Leibniz critique de Descartes (1960) et des Études leibniziennes (1976). Ce fut aussi l'ami des poètes, par exemple de Max Jacob, et des artistes. Une vive sympathie pour Diderot, dont il édita Jacques le Fataliste, l'a conduit à examiner, en philosophe plutôt qu'en historien de la littérature, mais avec de nombreuses citations à l'appui, la pensée de l'auteur du Paradoxe sur le comédien. C'est dire qu'il insiste sur le théâtre, pour lui centre de l'esthétique de Diderot. La beauté? «Un effet théâtral possible.» Le théâtre de son temps est un lieu de prédication laïque. Voilà pourquoi le philosophe fuit l'excès d'intrigue et recherche le naturel dans les caractères: un naturel qui change avec les idées nouvelles, celui de la classe moyenne; mais un naturel avec de la passion pour le grand, voire pour le sauvage, en tout cas pour le Vrai et pour le Bien. Philosophie activiste, qui part du monde sensible pour aller vers les idées grâce à l'expérience, mais qui aboutit à une découverte de l'inconscient et de l'instinct créateur.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.