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Femmes sans visage
Belamri Rabah
GALLIMARD
11,15 €
Épuisé
EAN :9782070724963
L'Algérie des années quatre-vingt. Accusé de trahison pour avoir empêché un attentat, Hab Hab Roummane, surnommé l'Enfant de la nuit, s'est réfugié, au moment de l'indépendance, dans une vallée éloignée. Une femme mystérieuse y apparaît, un après-midi d'été. Elle se déhabille, se baigne dans la source, fait entendre un chant désespéré, puis se retire sans soupçonner qu'elle était épiée. Son passage trouble Hab Hab Roummane au point de ne laisser dans sa mémoire qu'un image sans visage. Mais il déclenche un voyage dans le passé de l'Enfant de la nuit. Avec des glissements continus entre rêve et réalité, tendresse et violence, viennent au jour l'histoire du pays, celle d'une famille et celle de ce garçon à la destinée douloureuse. Rabah Belamri, par une suite d'approches à la fois poétiques et réalistes, émaillée de scènes très fortes, trace un portrait émouvant et tragique qui ne s'efface pas.
Résumé : A travers l'étrange regard de Hamel, un jeune Algérien né dans un village de l'Atlas, nous suivons le récit extatique et syncopé d'une destinée. D'abord il y a les mille trésors, tendres ou cruels, liés à la famille, le père Mahna, guérisseur, qui a eu trois femmes, la première stérile, intraitable, la deuxième qui lui a donné cinq filles et la troisième, une Noire, la mère de Hamel ; la tante Aïcha, gardienne de la mémoire. Et puis il y a Marie, une voisine européenne, peintre. Au moment de l'Indépendance, elle refuse de suivre son mari en France et disparaît. Hamel la retrouve à Alger dans l'intimité d'un responsable politique, et plus tard, folle, enfermée dans un asile. Etre de silence et de douleur, Hamel écrit Le livre des yeux et de la mémoire, un roman dans le roman, où, comme dans le rêve, les séquences s'enchaînent et se télescopent. Le roman de Rabah Belamri est fait d'enchantements, d'antiques légendes, de beauté et d'amour immense. Les hommes y apparaissent dans leur simplicité essentielle.
un ange frappe à la vitreil porte sur la poitrinela cicatrice des hommesil me parle de route et de soifpuis s'éloigne sans boireje pose la cruche sur l'appui de la fenêtreet m'en retourne au poème"
Pourquoi ne faut-il jamais acheter le malheur ? Comment trouver la bague enchantée ou la noix magique ? Ecoutez les conteurs d'Algérie, ils connaissent les secrets d'une vie heureuse où tout n'est qu'enchantements et merveilles.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.