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Saint-John Perse, poète et critique
Bel Lakhdar Abdelhak ; Sacotte Mireille
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782296075573
La Critique " savante ". française notamment, se défie peu des déclarations des poètes, qu'elle archive, " établit ", analyse, cite, souvent docilement, au mépris des exigences méthodologiques qui sont les siennes. Consciemment ou non. elle avoue ne pouvoir fonder son autorité qu'en affermissant la leur. La Critique, au lieu de servir ses propres intérêts, consolide ainsi l'Institution poétique qui, dissidente et autocratique, transversale, éparse et diverse, trouve encore le moyen de se déclarer réfractaire à toute institutionnalisation ; en dépit des consensuelles Académies et des arts poétiques. Saint-John Perse prend sur lui d'anticiper sur la Critique, qu'il tente d'orienter ou de neutraliser. Son nom n'appartient pas aux Lettres, et il n'a pas écrit d'art poétique. Mais on le voit, ici et là, évoquer une société secrète (dirait Valéry) de " pairs " pour en faire une galerie de prête-noms qui illustrent ses propres choix. Il n'est de Gide, ni de Claudel ni de Fargue que persiens... ! Aussi l'équation poétique et critique chez Perse pourrait-elle être pensée autrement : c'est le texte qui explique la notice. Car la poésie de Perse s'éclaire de lumineux amers et s'anime de puissantes balises conceptuelles et méthodologiques qui devancent l'emploi même de nomenclatures stylistiques... ; et l'on y voit naître et oeuvrer des concepts " critiques " tels ces motifs totémiques, figurations mythiques nourries au legs de deux rhétoriques, l'antique - " mêlée à la liturgique " - et sa propre logique profonde, qui assimilent amis et oeuvres à ses motifs les plus fréquents. Perse peut là encore (nous) leurrer, mais, chemin faisant, se cristallise autour de son oeuvre une critique, d'abord " motivale ", expression d'une herméneutique, certes personnelle et subjective, mais tout à fait généralisable. La question n'en est pas pour autant résolue pour le critique ; et il devra déconstruire ces " ruses " du " singe de Dieu " par lesquelles Perse suggère, par exemple, que sa poésie est la figuration idéale de la Poésie, de toute poésie...
« Il lui était apparu d?abord quelconque, avec sa moustache et son uniforme terne, gris ou vert, devant son pupitre. Puis il avait parlé. Non, d?abord, il était resté silencieux, les bras croisés, les sourcils froncés, tournant lentement la tête, comme un maître qui attend que ses élèves se taisent. La rumeur s?était tue d?elle-même. Alors il avait commencé à parler. Des phrases prononcées lentement, d?une voix douce. Un adagio en quelque sorte, le début lent, presque inaudible d?un quatuor à cordes, qui forçait les auditeurs à encore plus de silence pour comprendre ce qu?il disait. Soudain, le ton était monté, sa voix avait pris une puissance inattendue. Ce qu?il disait avait fini par n?avoir plus d?importance. La voix réveillait en elle des émotions presque musicales, toutes sortes de sentiments, colère, exaltation, tristesse, et joie, une joie indescriptible. On croyait Hitler et on voyait presque ce qu?il annonçait. Cet homme était habité, porteur d?un message extraordinaire. Les gens l?écoutaient bouche-bée, les émotions de chacun excitant celles de l?autre.Erika avait seize ans. Elle était rentrée chez elle transformée. Elle serait national-socialiste. »Janvier 1945. Les Russes approchent de la Pologne. Sur les routes enneigées, Erika Sattler fuit avec des millions d'autres Allemands. La menace est terrible, la violence omniprésente. Pourtant, malgré la débâcle, Erika y croit encore : l?Allemagne nazie triomphera.Dans ce livre puissant, dérangeant et singulier, Hervé Bel brosse le portrait d'une femme qui se rêve en parfaite ménagère national-socialiste.La « banalité du Mal » dans sa glaçante vérité.Notes Biographiques : Hervé Bel partage son temps entre Paris, la Normandie et Beyrouth où il travaille. Il est l?auteur de La Nuit du Vojd (JC Lattès, 2010, Prix du Premier Roman Edmée de La Rochefoucauld), des Choix secrets (JC Lattès, 2012) et de La femme qui ment (Les Escales, 2017). Avec Erika Sattler, il signe un roman audacieux et rare sur la « banalité du Mal ».
Cette histoire est celle de Julien, narrée en partie par son ami Olivier. Cela pourrait être celle des hommes incapables de trouver la place qu'ils souhaitent dans le coeur des femmes.
L'autohypnose comme nouveau chemin vers la performance sportive ! La plupart de nos réactions, de nos émotions, de nos croyances et de nos automatismes sont gérés en arrière-plan par notre mental, inconsciemment. L'autohypnose vous permet d'agir directement sur ces niveaux reculés de conscience où l'imagination façonne la réalité de notre quotidien ; elle vous offre l'opportunité, en cas de blocage, de remettre du choix là où il n'y en avait plus, et de réinstaller du mouvement là où la volonté n'était pas suffisante. Une fois la création de cet état maîtrisé, vous pouvez agir sur les émotions, les apprentissages, la concentration, la confiance, l'estime de soi, et ainsi optimiser vos temps de récupération, gérer le stress et vos moments de vie de sportif (compétition, blessures, changement de club, arrêt de la pratique...). Apprenez les bases de l'autohypnose moderne, définissez vos objectifs, coordonnez le mental et le corps par l'hypnose sur les points-clés de votre pratique physique pour performer... Devenez votre propre coach !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.