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J'irai dormir à l'Assemblée. Les secrets du Palais Bourbon
Bekmezian Hélène
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246860808
Voici l'Assemblée Nationale et ses secrets, des greniers aux caves en passant par l'hémicycle. Hélène Bekmezian, l'une des meilleures spécialistes du sujet, a enquêté plusieurs années pour livrer cette passionnante étude sur le Palais-Bourbon, qui accueille les députés français depuis 1798. Si c'est dans l'hémicycle et en commission que des représentants aussi divers que Nathalie Kosciusko-Morizet et Daniel Vaillant votent les lois, c'est ailleurs que se font les petits arrangements entre amis, et parfois entre ennemis. A la buvette, dans la salle des pas-perdus, les plus féroces adversaires s'entendent. Alors, y a-t-il réellement des règles pour régir ce jeu de rôles qu'est aussi l'activité parlementaire ? Questions plus délicates encore : quid de la "cagnotte" ? Y a-t-il un lobby franc-maçon ? Les minorités sont-elles réellement acceptées ? Il y a dans cet auguste Temple de la Loi un aspect de cour d'école. Chaque parti joue au plus malin, chaque député ruse, la seule règle semble la fourberie et l'insulte, un art qui finit par suppléer à toutes les rhétoriques. A côté de cela, les députés travaillent vraiment et sérieusement à la confection des lois, tellement de lois. Voici la première cartographie de cette population de 577 personnes (423 hommes, 150 femmes) qui vit quasiment en autarcie avec sa méthode, ses codes, son bureau de poste, son coiffeur, ses cris du coeur et ses coups de gueule, ses débats qui s'achèvent parfois au petit matin et où, la mine et la chemise chiffonnées, les députés appuient sur le bouton qui régira la vie de 66 millions de Français.
Résumé : Quand le président de l'Assemblée nationale plaide pour la suppression du poste de Premier ministre, n'y voyez aucun signe de jalousie ou de rancoeur mal placées. Non, les prises de position de Claude Bartolone sur les institutions, si elles sont détonantes, s'inscrivent dans le raisonnement mûri d'un homme élu depuis 1981 et qui ne sait que trop bien que la Ve République est arrivée à bout de souffle, d'où son appel pour une VIe République. Mais, au terme de trente-cinq ans de carrière politique, le député de Seine-Saint-Denis a établi des certitudes sur bien d'autres sujets. Oui, il faudra renégocier les traités européens ; oui, sur la fin de vie, il faut aller plus loin et autoriser l'euthanasie active ; oui, il faut instaurer des quotas dans les grandes écoles pour mettre fin aux discriminations. Autant de convictions élaborées à l'épreuve de la réalité et d'une vie démarrée de l'autre côté de la Méditerranée dans une famille aimante, mais pauvre. De la correction qu'il infligea, enfant, à une petite terreur du Pré-Saint-Gervais pour se faire respecter à l'école jusqu'à son "hold-up" sur la présidence de l'Assemblée, en passant par son long partenariat avec Laurent Fabius (sur lequel il se livre longuement pour la première fois), "Barto" est toujours allé chercher lui-même ce qu'il désirait. Il nous raconte aujourd'hui les coulisses d'un parcours aussi riche qu'inattendu.
Comment se fabrique une loi ? Voici enfin le moyen judicieux et ludique pour tous les citoyens que nous sommes de comprendre le fonctionnement de nos institutions, écrasées par un complexité, une technique et une rigueur bureaucratique qui effraient.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...