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LES CHANTIERS DE LA GLOIRE
BEINEIX JEAN-JACQUES
FAYARD
31,85 €
Épuisé
EAN :9782213612485
"Pourquoi écrivez-vous vos mémoires, vous êtes si jeune !" Pourquoi ne pas le faire quand on en a encore une ? Un Alzheimer, une canicule et hop... dommage. J'ai connu l'échec et la gloire, ça fait un drôle de chantier. Je peux vous parler des deux. Il vaut mieux écrire ses mémoires de son vivant. C'est plus sûr... Je me prépare à mourir. On balance sur des gens qui sont là, le temps passe quand on rédige soi-même, et on se retrouve à tirer sur des ambulances. On fignole un peu, et on arrive à cracher sur des tombes. J'ai écrit ce livre pour rendre plusieurs hommages, embrasser de jolis souvenirs, évoquer mon amour du cinéma, des femmes, et me payer quelques belles têtes de veaux. En l'espace d'un clap, je suis passé du Cinéma de Papa aux autoroutes de l'information. J'ai tenu à donner ma version. On en retiendra ce que l'on voudra. J'ai un pied dans la galaxie Gutenberg et un autre dans celle de l'oncle Pixel. Je voudrais laisser un manuel d'exercice de la mise en scène de cinématographe à tous les jeunes innocents qui passent le bac ciné... Ils ne pourront pas dire qu'on ne les a pas avertis. " Le livre de Jean-Jacques Beineix n'est pas seulement le récit d'une carrière. C'est un manifeste en faveur d'un certain cinéma, inventif, exigeant. Un cinéaste raconte la naissance de sa vocation et, sans rien en cacher, la véridique histoire de la préparation, du tournage et de la réception publique de chacun de ses films. Ici, pour Diva et pour La lune dans le caniveau jusqu'à la veillée d'armes mouvementée de 37°2 le matin, en attendant la suite, toutes les étapes de la genèse d'un projet de cinéma, jusqu'à son terme avec la sortie en salle, sont reprises dans ce qui ressemble chaque fois à une aventure, douloureuse, mouvementée. Nous sommes captivés par les personnages singuliers qui se succèdent, célèbres ou anonymes, producteurs, acteurs, techniciens. Ce sont les coulisses d'un art en pleine mutation qui sont explorées sans réserve. Tout cinéphile se devrait de lire cet ouvrage, tout futur cinéaste. Il se pourrait qu'il rappelle que le cinéma, c'est de la vie et rien d'autre.
Ce roman retrace les derniers instants radieux, nuageux puis dramatiques d'une ultime histoire d'amour. Abandonné par la jeune femme qu'il aime éperdument, un homme mûr se retrouve face au vide et à la solitude de son existence qu'il découvre sans avenir. Il avait déjà perdu l'inspiration et la foi en l'humanité, cette rupture achève de briser le créateur, le laissant à ses souvenirs et aux images d'un bonheur révolu. L'auteur nous entraîne finalement sur le toboggan d'une réflexion sans concession sur le sens de sa vie et les liens entre l'amour et l'art.
Au cours de la première moitié du XXe siècle, la préhistoire et l'archéologie connurent un grand engouement. En l'absence de toute législation, les fouilles et découvertes se multipliaient. En France, la recherche de nos lointains ancêtres préhistoriques, les dolmens et les menhirs, l'histoire de l'ancienne Gaule piquèrent la curiosité des sociétés savantes et d'un public éclairé. L'intérêt pour ces sujets se popularisa par l'édition à foison de cartes postales. Ces documents représentent une iconographie originale particulièrement riche d'informations. Les vues sélectionnées ici nous entraînent au fil des pages dans un voyage teinté de nostalgie, dans le temps et dans l'espace, à la découverte d'un patrimoine qui ne cesse de nous fasciner. Belle balade !
Résumé : "Il y en a toujours un qui aime moins que l'autre, malheur au perdant". Abandonné par la jeune femme qu'il aime éperdument, un homme mûr se retrouve face à la solitude de son existence qu'il découvre sans avenir. Il avait déjà perdu inspiration et foi en l'humanité ; désormais, seuls lui restent ses souvenirs et les images d'un bonheur révolu. Devant l'imminence de sa chute, il nous entraîne sur le toboggan d'une réflexion sans concession sur le sens de la vie et les liens entre amour et création.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.