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Un roman français. 1 CD audio
Beigbeder Frédéric ; Tissot Pierre
AUDIOLIB
22,15 €
Épuisé
EAN :9782356412010
Un roman français est un roman, français, où les fulgurances sur le temps passé côtoient les complaisances sur le temps présent. Il recèle des pages splendides sur l'enfance, la parentèle, la métamorphose de l'aristocratie et de la bourgeoisie, passées en moins de cent ans de l'Action française au CAC 40 (voir l'encadré page 66). Beigbeder, témoin privilégié de cet avatar, rend hommage aux siens avant de rentrer au bercail après des années d'égarement du coeur et de l'esprit. L'ex-jeune homme (43 ans) «shooté à l'image» - dixit un proche - paie avec ces 280 pages de confession son ticket d'entrée dans la principauté des «gensdelettres». Il «vire» à l'écrivain français, comme jadis les communistes - qu'il a conseillés pour une élection - accusaient les socialistes de «virer» à droite. Il n'y a pas de honte à cela, il n'en éprouve d'ailleurs aucune. Au contraire, il met les formes. Hier, il citait Bret Easton Ellis; aujourd'hui, Sartre. Pas celui de la Critique de la raison dialectique, il ne faut pas exagérer: celui des Mots: «Si je range l'impossible Salut au magasin des accessoires, que reste-t-il? Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et qui vaut n'importe qui.» Il évoque Modiano pour le «souci du détail», Gide pour ses formules («Je suis bâti sur pilotis: ni fondation, ni sous-sol»), Proust, pour le reste. Il lit le Journal de Larbaud, «très grand styliste», et Montaigne, adapté en français moderne. Ne croyez pas que Beigbeder fasse un dernier inventaire avant liquidation, il change de perspective. Il ne renie pas ses modèles américains, il les francise: «Tom Wolfe s'inspire de Zola»; «Bukowski admirait Céline»... Un roman français annonce le retour de l'enfant prodigue dans la France mondialisée. L'ex-jeune homme dérangé rentre dans le rang pour se faire une place au soleil littéraire. (Emmanuel Hecht - L'Express du 20 août 2009 )Ayant choisi dans son dernier roman le mode de la confession sans frime, celui de la confidence honnête, voici Beigbeder simple et bouleversant... Oui, c'est un livre «vache qui rit» où, par des jeux de miroirs complexes, qui se renvoient son image à l'infini, Beigbeder s'aperçoit que derrière chacun de ses éclats (de rire, médiatiques) se cache en réalité un homme, sinon qui pleure, du moins qui souffre. On pourra se moquer facilement des soi-disant douleurs d'un nanti à qui tout aura réussi, et on aura tort: la mélancolie, la tristesse, le chagrin n'obéissent à aucune condition sociale, de même que le grand écrivain n'est jamais celui qui endosse l'officielle panoplie du maudit génie... Jamais le cauchemar de la superficialité n'aura paru si bien décrit, analysé. (Yann Moix - Le Figaro du 20 août 2009 )Dans ce qui n'est pas un roman, mais la confession d'un enfant du siècle, l'auteur de «99 Francs» trouve des accents de sincérité inédits... Il dit surtout avoir enfin accepté, à 44 ans, de s'arracher au culte de l'instant. Le bouffon schizophrène de «99 Francs», ce fils de pub, se rappelle qu'il porte aussi le nom d'un grand-père catholique et royaliste, riche d'une dizaine de sanatoriums dans le Béarn, qui cacha quelques juifs sous l'Occupation. Et qu'il est, par sa mère, le rejeton d'une très aristocratique lignée, celle des Chasteigner de la Rocheposay où se distinguent un évêque ambassadeur d'Henri II, un abbé de Nanteuil auquel Ronsard dédia une ode, et un arrière-grand-père tombé au champ d'honneur en 1915. C'est ainsi que le night-clubber acharné de «Vacances dans le coma» ouvre l'un de ses livres les plus réussis sur cette prise de conscience: «Je descends d'un preux chevalier qui a été crucifié sur des barbelés de Champagne.»... Et cette impossibilité de l'héroïsme, qui ronge secrètement les 280 pages d'«Un roman français», leur donne une profondeur angoissée et un vrai romantisme noir. (Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur du 20 août 2009 )Bien sûr, on aurait préféré un roman élagué de tous ces (faux) bons mots, toutes ces pirouettes qui affadissent la narration. Mais en dépit de cela, l'auteur construit un récit intimiste convaincant, souvent émouvant, qui au fil des pages gagne en intensité et en force persuasive. Pour offrir, notamment sur sa relation avec son frère, et plus encore peut-être sur l'itinéraire de ses parents, des moments de belle et intelligente gravité. Appelons cela de la profondeur, une dimension qui jusqu'à présent semblait intimider Beigbeder et qu'il commence à apprivoiser. (Nathalie Crom - Télérama du 26 août 2009 )Frédéric Beigbeder remonte le temps... Son meilleur roman... La garde à vue n'est qu'une anecdote. Et pourtant, elle permet à Frédéric Beigbeder de crever la surface du temps, d'identifier l'objet des refoulements et de trouver sa place. En sorte qu'il signe un touchant hommage à l'arrière-grand-père et au grand-père maternels: Thibaud de Chasteigner, tombé en Champagne en 1915, et Pierre qui, avec humilité, se reprochait au soir de son existence d'être entré sur le tard dans la Résistance... On dit du mariage qu'il engage pour la vie. Mais jusqu'à un certain point. En revanche, on dit rarement d'un divorce qu'il dure toute la vie. En ce sens, Frédéric Beigbeder décrit à point nommé l'irrépressible aspiration à faire corps avec son temps, à conjurer le spectre du déclassement, à abolir la distance entre soi et ceux qui paraissent jouir de la faveur, de la cour ou du vulgaire, dans l'espoir de ne pas avoir à répondre à la question que chacun est pour soi-même. (Philippe Delaroche - Lire, septembre 2009 )Pour tenter un inventaire de lui-même, pour explorer son karma de "cadet famélique au profil de croissant de lune", Beigbeder s'est placé sous une lunette de dissection très française. Loin des "vices agréables et addictions toxiques", Beigbeder polit au blanc d'Espagne une autobiographie saline, sensible, nuageuse: le frère revendiqué de Houellebecq s'y retrouve neveu adoptif de Françoise Sagan. C'est une histoire d'enfant gâté, à tous les sens du mot. Moins hystérique, plus mercuriel, Beigbeder conduit sa croisière de charme avec une casquette de capitaine folâtre... Un roman français? Ou comment une ligne de blanche sur un capot donne beaucoup de lignes noires dans un volume. Un noctambule signe là son meilleur livre. L'enfance aussi est une garde à vue. (Marc Lambron - Le Point du 17 septembre 2009 )Il y a du bovarysme chez Frédéric Beigbeder. Par l'écart entre ce qu'il voit de lui-même et ce que d'autres en perçoivent. Par le constant principe de déception face à la banalité de l'existence. Mais aussi parce que, dans son dernier roman, l'autre personnage principal, à côté de lui, se trouve être un certain Charles B. Comme chez Flaubert. Ou presque: non pas Bovary, mais Beigbeder, son frère aîné. Dans Un roman français, Frédéric se met donc en scène avec Charles... Dans ce dernier livre, Frédéric Beigbeder, en effet, paraît se dévoiler et, d'une certaine façon, passer aux aveux. Certes, depuis les Confessions de Rousseau, le premier texte autobiographique de l'histoire littéraire, l'on sait ce qu'il en est de la sincérité affichée et de ses arrangements avec la réalité. Mais l'écrivain fournit ici des clés qui permettent de mieux comprendre, sinon sa vie, du moins les sept romans qu'il a fait paraître depuis les Mémoires d'un jeune homme dérangé, en 1990. Il en révèle une dimension personnelle, qu'on ne soupçonnait pas vraiment. On s'explique mieux maintenant la tonalité cynique et ricanante de cette écriture, comme la permanente propension à la provocation. (Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 1er octobre 2009 )La vérité est peut-être à chercher dans une lecture moins passionnée de l'auteur, qui n'est ni Proust ni un scribouillard médiocre, et son nouveau roman touche à la sincérité et à la simplicité de celui qui tente de revenir à l'essentiel: ses origines, sa famille, son enfance... Si on reproche souvent à Frédéric Beigbeder une fausse modestie déguisée en autocritique, on néglige peut-être de voir la sincérité de certains de ses aveux de faiblesse, et la gravité qu'il pousse du pied sous le tapis clignotant de sa frivolité. «J'ai inventé celui qu'on prend pour moi depuis vingt ans», lance-t-il tel un défi. Jusqu'à oublier qui il est? «Un garçon trop à l'abri»... Vraiment? (Sabine Audrerie - La Croix du 29 octobre 2009 )
Résumé : Ecrire, c'est parler en silence, et réciproquement : parler, c'est écrire à haute voix. J'ai interrogé les auteurs de ce livre comme un apprenti garagiste questionnerait un professionnel sur la meilleure manière de changer un joint de culasse. Je voulais déchiffrer leur méthode, comprendre les rouages de leur travail, voler leurs secrets de fabrication. C'est fou comme on se sent bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur terre. Liste de mes interlocuteurs, de 1999 à 2014, par ordre chronologique d'apparition sur le papier : Bernard Frank, Philippe Sollers, Jean-Jacques Schuhl, Guillaume Dustan, Antonio Tabucchi, Umberto Eco, Gabriel Matzneff, Chuck Palahniuk, Catherine Millet, Jay McInerney, Albert Cossery, Françoise Sagan, Simon Liberati, Tom Wolfe, Charles Bukowski, Alain Finkielkraut, Michel Houellebecq, Jean d'Ormesson, Bernard-Henri Lévy, Moi, Bret Easton Ellis, Paul Nizon, Francis Scott Fitzgerald, James Salter. F. B.
Résumé : "Cette année, ma mère a fait un infarctus et mon père est tombé dans un hall d'hôtel. J'ai commencé à devenir un habitué des hôpitaux parisiens. En revenant de la clinique, Romy est entrée dans la cuisine avec un sourcil plus haut que l'autre. - Papa, si je comprends bien, tout le monde meurt ? Il va y avoir grand-père et grand-mère, puis ce sera maman, toi, moi, les animaux, les arbres et les fleurs ? Romy me regardait fixement comme si j'étais Dieu. Elle ajouta alors une phrase très aimable : - Papa, je n'ai pas envie que tu meures... - T'inquiète pas chérie, lui ai-je répondu, à partir de maintenant, plus personne ne meurt. Il ne me restait plus qu'à tenir cette promesse inconsidérée".
Certains territoires du cervelet et d'autres champs de la conscience sont restés inexplorés avant les années quatre-vingt et la découverte d'une nouvelle drogue, la MDMA, plus connue sous le nom d'ecstasy. Drogue dure, cette "pilule de l'amour" à effet rapide "avec une montée et une descente comme dans les montagnes russes" rend la vie des personnages de ce recueil de nouvelles parfois difficile : jouissive avant d'être sombre, heureuse avant d'être déprimante. On s'aime, on se déchire, on fait des choses folles comme voir le monde au bord du gouffre, oublier ses inhibitions et ses tabous... et puis... passer les bornes. Oui sans doute, sans doute, car voilà tout le talent de Beigbeder. Avec beaucoup d'humour et d'invention, il nous propose une réflexion sur l'amour et sur la folie, deux concepts aux multiples ramifications. Et avec toute l'affection dont il est capable, il partage le "trip" de ses personnages, nous offrant la possibilité d'hésiter : est-ce l'auteur qui écrit sous ecstasy ou le récit de la vie d'individus en plein envol ? Peut-être bien les deux, ce qui ne gâche en rien le plaisir de la lecture.
Résumé : "Vous connaissez la fin : tout le monde meurt. Certes la mort arrive à pas mal de gens, un jour ou l'autre. L'originalité de cette histoire, c'est qu'ils vont tous mourir en même temps et au même endroit. La plupart des clients du Windows on the World ne se connaissent pas entre eux. Dans un instant, le temps deviendra élastique. Tous ces gens feront enfin connaissance. Dans un instant, ils seront tous unis dans la Fin du Monde." Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c'est de l'inventer.
Harari Yuval Noah ; Sollier Philippe ; Dauzat Pier
L'histoire a commencé quand les hommes ont inventé les dieux. Elle s'achèvera quand ils deviendront des dieux. Cette "Brève histoire de l'humanité" déroule notre histoire globale, des premiers hominidés à aujourd'hui et interroge l'avenir qui nous attend. Comment l'Homo Sapiens a-t-il réussi à dominer la Terre ? Quelle singularité nous a permis de s'unir pour créer villes et empires, l'idée de religion, les concepts politiques de nation ou plus récemment des droits de l'homme ? Pourquoi cette dépendance et cette croyance que notre bonheur dépend de l'argent et de la possibilité de consommer ? Que voulons-nous pour ce troisième millénaire ? Mêlant Histoire et Science, cet essai provocateur, érudit et audacieux déconstruit les idées reçues à l'aube d'une nouvelle révolution cognitive de l'humanité qu'Harari voit pointer dans le développement des neurosciences et de l'intelligence artificielle, entre autres. Quel sera notre dessein ?
Jollien Alexandre ; Campan Bernard ; Raimbault Mic
Éloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L'auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s'ensuit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au coeur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l'autre.La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d'abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s'opère, le faible, la vulnérabilité, l'épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.La connaissance qu?a Bernard Campan d?Alexandre Jollien lui permet d?exploiter toutes les nuances d?un texte aussi généreuxet sensible qu?intelligent.Avec la participation de Michel Raimbault dans le rôle de Socrate
Résumé : 30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons, dans l'Etat de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu'une passante, témoin du meurtre. L'enquête, confiée à la police d'Etat, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à découvrir le meurtrier, solides preuves à l'appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration. Vingt ans plus tard, au début de l'été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu'il s'est trompé de coupable à l'époque. Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu'est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu'a-t-elle découvert ? Et surtout : que s'est-il réellement passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ?
Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement. Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tache d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe.
Résumé : Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d'histoire italienne et d'amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l'Italie, une période de grands bouleversements s'ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s'annoncent, les mouvements féministes et protestataires s'organisent, et Elena, diplômée de l'Ecole normale de Pise et entourée d'universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d'amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fuit et celle qui reste n'a rien à envier à ses deux prédécesseurs. A la dimension historique et intime s'ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l'Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.
Résumé : "Sept fois ils se sont dit oui. Dans des consulats obscurs, des mairies de quartier, des grandes cathédrales ou des chapelles du bout du monde. Tantôt pieds nus, tantôt en grand équipage. Il leur est même arrivé d'oublier les alliances. Sept fois, ils se sont engagés. Et six fois, l'éloignement, la séparation, le divorce... Edgar et Ludmilla... Le mariage sans fin d'un aventurier charmeur, un brin escroc, et d'une exilée un peu "perchée", devenue une sublime cantatrice acclamée sur toutes les scènes d'opéra du monde. Pour eux, c'était en somme : "ni avec toi, ni sans toi". A cause de cette impossibilité, ils ont inventé une autre manière de s'aimer. Pour tenter de percer leur mystère, je les ai suivis partout, de Russie jusqu'en Amérique, du Maroc à l'Afrique du Sud. J'ai consulté les archives et reconstitué les étapes de leur vie pendant un demi-siècle palpitant, de l'après-guerre jusqu'aux années 2000. Surtout, je suis le seul à avoir recueilli leurs confidences, au point de savoir à peu près tout sur eux. Parfois, je me demande même s'ils existeraient sans moi." Jean-Christophe Rufin
Résumé : On connaissait une dizaine de lettres de Lou à Guillaume Apollinaire. Grâce à une découverte récente dans les archives du poète, c'est désormais près de cinquante nouvelles lettres qui sont accessibles. Lou, amante volage d'Apollinaire, assume sans culpabilité libertinage et liberté d'expression mais ne reste pourtant pas indifférente aux silences de Guillaume. Le poète apparaît alors moins comme le jouet d'une maîtresse frivole que comme celui qui a choisi de vivre discrètement une nouvelle aventure avec Madeleine Pagès, sa fiancée d'Oran. Aussi, l'image de Lou comme celle du poète d'"Ombre de mon amour" se voient enrichies et sensiblement modifiées par ces lettres, qui appellent une relecture des Lettres à Lou dont blancs et silences sont enfin comblés.
Farah et ses parents ont trouvé refuge dans une communauté libertaire qui rassemble des gens fragiles, inadaptés au monde extérieur tel que le façonnent les nouvelles technologies, la mondialisation et les réseaux sociaux. Farah pense être une fille, mais découvre qu'elle n'a pas tous les attributs attendus. Cependant elle s'épanouit dans ce drôle de paradis au milieu des arbres, des fleurs et des bêtes, observant les adultes mettre tant bien que mal en pratique leurs beaux principes : décroissance, antispécisme, naturisme, amour libre et pour tous, y compris pour les disgraciés, les vieux, les malades... Mais cet éden est établi à la frontière franco-italienne, dans une zone blanche sillonnée par les migrants ; ses portes vont-elles s'ouvrir pour les accueillir ?