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Sphex. Fantaisies malsaines
Bégout Bruce
ARBRE VENGEUR
8,00 €
Épuisé
EAN :9782379411298
Le sphex paralyse ses proies avant de les placer dans le terrier où elles serviront de nourriture à ses larves. C'est sous le signe de cet insecte prévoyant que Bruce Bégout a placé ses nouvelles cruelles. Reprenant une forme qui fit la gloire de Villiers, Lorrain, Barbey ou Borel, mais avec l'éclairage aveuglant de notre époque, il nous invite à un étrange voyage dans son imaginaire. Au coeur d'un monde devenu précaire, dans ces décors dévastés que nous n'osons plus regarder, il conte des histoires glaçantes, invente des situations extrêmes ou des portraits terribles capables de brouiller le quotidien qui les a faits naître. Moments où tout bascule dans le ridicule, la terreur ou simplement le bizarre, ces trente-sept nouvelles vont vous emmener très loin : à côté de chez vous...
Résumé : Quelle ville contemporaine, parmi la myriade des cités qui ont connu une explosion démographique ces cinquante dernières années, devrions-nous choisir pour accéder au sens de notre époque, pour espérer entrevoir le secret de notre présence au monde ? Existe-t-il une métropole capable de contracter - comme l'on contracte une maladie ou une habitude - tous les caractères et les tics de notre temps, de les incorporer à ses bâtiments, à ses monuments, à ses habitants, d'en faire son horizon urbain ? Si au XIXe siècle, Berlin ou Londres auraient pu faire office de substituts de premier choix à Paris, la décision du XXe siècle est sans délibération : Los Angeles. Dans un essai qui peut rappeler les meilleures pages du sociologue urbain Mike Davis, Bruce Bégout signe une fois de plus un grand livre sur une cité qui dépasse et déborde toutes les tentatives d'encerclement et de simplification.
Catalogue de l'exposition du Parc de la Villette, le présent ouvrage rassemble les dernières oeuvres du sculpteur Duane Hanson, considéré de nos jours comme une figure majeure de l'hyperréalisme américain. Il a ainsi représenté "le rêve américain" à travers quinze personnages grandeur nature, qui donnent l'illusion de présences humaines, à la fois attirantes et inquiétantes : femmes de ménage, ouvrier, étudiants... . Figées dans leurs pensées, le regard absent, ces incarnations semblent résignées au vide de leur existence et de leur isolement. Bruce Bégout offre sont point de vue original sur le travail de l'artiste.
La philosophie et le quotidien entretiennent depuis toujours des rapports difficiles. Ce livre tente de comprendre les raisons de ce divorce historique, mais surtout de proposer une véritable compréhension philosophique du monde quotidien qui dépasse à la fois sa critique méprisante et son apologie naïve. Depuis l'époque des Lumières, la philosophie a eu pour ambition première de redescendre du ciel à la terre, c'est-à-dire de prendre le monde concret pour objet de ses recherches et de ses projets de réforme. Malheureusement, depuis deux siècles, ce voeu d'un rapprochement avec le monde de la vie quotidienne n'a pas tellement été suivi d'effets. C'est pourquoi il nous faut redécouvrir le quotidien, au-delà des images éculées qu'il véhicule lui-même (la grisaille, la banalité, la trivialité), pour retrouver sous sa surface en apparence monotone et superficielle l'énigme même de la condition humaine. L'ambition de ce livre est donc de dévoiler l'essence cachée de la quotidienneté, ce qui fait que toute vie humaine est, qu'elle le veuille ou non, toujours aussi une vie quotidienne.
Quelle qu'elle soit, l'expérience d'une nuit passée dans un motel oscille sans cesse entre la sécurité et l'insécurité, entre la volonté de se recroqueviller et celle de s'exposer, de rester dans son lit et d'écouter aux portes, voire de les ouvrir pour faire l'expérience de l'intimité interdite. On s'y sent à la fois protégé par les cloisons blanches qui nous entourent et vaguement inquiété par l'environnement souvent désolé que l'on devine au-delà. On voudrait se soustraire au monde et l'on sent pourtant qu'il pourrait, un moment ou à un autre, frapper à la porte." BRUCE BÉGOUT Biographie de l'auteur Né en 1967, Bruce Bégout, philosophe de formation, s'est fait connaître l'année dernière avec un essai consacré à Las Vegas, Zéropolis, qui inaugurait une vaste entreprise d'archéologie des significations du monde quotidien et urbain. Lieu commun constitue le deuxième volet d'une trilogie qui se poursuivra avec un essai sur Los Angeles. Des films comme - Paris Texas ou encore les livres de Don Dellilo ont fait du motel un élément essentiel de l'imaginaire contemporain. L'essai de Bruce Bégout parvient à restituer cette poésie, tout en décortiquant le mythe. Loin de n'être; qu'un échantillon de l'american way of life, le motel, concrétise en effet de nouvelles formes de vie urbaine où la mobilité, l'errance et la pauvreté prennent une place. prépondérante. A la croisée de l'économie, de l'architecture et de la fiction Bruce Bégout met au jour le caractère problématique des choses ordinaires, révélant les structures générales cachées sous le chaos de la surface des choses. Surtout, ce qui apparaît ici, c'est que cette forme particulière d'architecture a donné naissance à un homme du motel, dont les comportements annoncent de nouvelles formes de vie.
Surgissant au Nord de la France, la maladie bleue s'attaque aux métaux qu'elle détruit impitoyablement et se répand dans l'Europe avant de gagner le monde entier. Engendrant un chaos sans nom qui révèle les pires penchants de l'espèce humaine, cette apocalypse inattendue va réveiller une humanité endormie, la pire qui se déchaîne, et la meilleure qui va trouver une occasion de rédemption. Politique, satirique, saisissant dans sa peinture des moeurs et des comportements, La mort du fer impressionne par sa capacité à nous emporter dans une fable réaliste et sa volonté de nous édifier sans cesser d'être littéraire. Un petit chef-d'oeuvre inconnu du roman d'anticipation.
Imaginez un monde qui sait qu'il court à sa perte, une humanité qui ne parvient plus à trouver un sens à sa course folle, dans laquelle même la littérature, produite par des égotistes à bout de souffle, n'est plus qu'un loisir parmi d'autres. Imaginez aussi un écrivain qui décide un jour d'obliger son éditeur à publier un livre scandaleux susceptible d'ébranler jusqu'aux plus sceptiques. Si vous ne connaissez pas encore Timothy Grall, rien de plus normal : Le livre qui va le rendre célèbre dans le monde entier n'a pas encore été écrit. Inutile néanmoins d'attendre un hypothétique futur pour faire sa connaissance et suivre le chemin qui le conduira, entre rébellion et altruisme, au statut inattendu d'auteur culte. Car tout ce qu'il faut savoir sur lui est contenu dans ces pages.
Résumé : On ne se méfie pas assez des fées, surtout celles qui errent dans les landes désertes et ont tôt fait de vous transformer en fourmi si vous acceptez de les prendre au sérieux. C'est cette aventure hors du commun que le héros de ce livre, tout d'abord incrédule avant de céder à l'émerveillement, va vivre pendant une année. Projeté dans l'univers d'une fourmilière, il découvre la grandeur d'une espèce minuscule dont, revenu au triste monde des hommes, il peinera à traduire les beautés, les intelligences et les héroïsmes. Sur un thème qui inspirera des auteurs plus ou moins fameux, Han Ryner le premier a imaginé une remarquable et passionnante plongée, vibrante de poésie. Il a surtout cherché "un prétexte à blâmer nos orgueils, à nous qui par les sens, sommes inférieurs à tant d'animaux, à nous qui souvent croyons tout savoir et dont l'intelligence très probablement doit errer magnifiquement parmi une foule d'erreurs insoupçonnées". Une leçon de littérature en même temps qu'une leçon de vie. Et un roman inoubliable.
Publiés dans la presse à un rythme soutenu, les contes de Mirbeau ont souvent été négligés par leur auteur qui les prétendait alimentaires... Et pourtant quelle nourriture pour l'esprit ! Leur exhumation par sa veuve a permis de redécouvrir à quel point ils étaient subversifs et drôles. Composés pour une presse bourgeoise, ils s'en prennent à la bonne conscience, au confort moral et intellectuel de lecteurs qu'ils espèrent bousculer. Car l'auteur du Journal d'une femme de chambre n'a jamais renoncé à effaroucher ces hommes qui ruminent dans un troupeau voué à l'abattoir sinon aux urnes... Grand démystificateur mais surtout écrivain brillant dont la modernité impressionne, il manie le tragique, le comique et te grinçant pour s'en prendre au cynisme, au cléricalisme, à l'hypocrisie, au nationalisme : à l'insondable bêtise en somme. Polémiques, radicaux, ces textes témoignent de la vigueur de l'un des auteurs les plus saisissants et les plus inspirés de la supposée "Belle Epoque"...