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Maine de Biran, la vie intérieure
Bégout Bruce
PAYOT
11,50 €
Épuisé
EAN :9782228889193
Maine de Biran (1766-1824) naquit à Bergerac et consacra une partie de son temps aux charges publiques : conseiller général de Dordogne en 1802, sous-préfet en 1806, membre du Corps législatif en 1812, mais dénonçant en 1813 la politique guerrière de Napoléon, il traverse avec bonheur tous les régimes. C'est que l'essentiel, pour lui, est dans les travaux philosophiques auxquels il consacre le plus clair de son temps. Novateur, c'est un philosophe du " sentiment de l'existence ", à la différence de ses prédécesseurs qui réduisent le moi au sujet connaissant. Il introduit dans la pensée une dimension " existentielle " dont on retrouvera les échos plus d'un siècle après, et qui lui permet de construire une philosophie du sujet qui s'appuie sur la subjectivité : le moi est fluctuant, changeant, douloureux... Notre existence commence par le sentiment, qui permet l'émergence du concept de " vie intérieure ". Une théorie originale du moi se construit, avant Bergson, avant Freud, avant l'existentialisme. Cette anthologie, centrée sur le thème de la " vie intérieure ", permet de rendre compte au mieux de la complexité de sa pensée. Six chapitres réunissent des textes de quelques pages qui présentent chacun un thème, un aspect de sa réflexion, et donnent la possibilité de se familiariser avec son univers.
Résumé : Histoires sans chute, amorces de récits, nouvelles tronquées, expériences vécues et inventées, impressions et réflexions, ce livre rassemble, tel un carnet de voyage métaphysique et charnel, quelques facettes de la route américaine : chambres de motel, stations-service, restoroutes, parkings, centres commerciaux, etc. C'est là, dans cette banlieue illimitée, dévastée par la misère culturelle et la barbarie marchande, que l'auteur traque le presque rien de nos existences standardisées, non sans y découvrir encore des possibilités de rencontres inopportunes, d'errances libératrices, de réveils enchanteurs.
La philosophie et le quotidien entretiennent depuis toujours des rapports difficiles. Ce livre tente de comprendre les raisons de ce divorce historique, mais surtout de proposer une véritable compréhension philosophique du monde quotidien qui dépasse à la fois sa critique méprisante et son apologie naïve. Depuis l'époque des Lumières, la philosophie a eu pour ambition première de redescendre du ciel à la terre, c'est-à-dire de prendre le monde concret pour objet de ses recherches et de ses projets de réforme. Malheureusement, depuis deux siècles, ce voeu d'un rapprochement avec le monde de la vie quotidienne n'a pas tellement été suivi d'effets. C'est pourquoi il nous faut redécouvrir le quotidien, au-delà des images éculées qu'il véhicule lui-même (la grisaille, la banalité, la trivialité), pour retrouver sous sa surface en apparence monotone et superficielle l'énigme même de la condition humaine. L'ambition de ce livre est donc de dévoiler l'essence cachée de la quotidienneté, ce qui fait que toute vie humaine est, qu'elle le veuille ou non, toujours aussi une vie quotidienne.
Dans cette manière de représentation mobile du désert urbain que constituent les piles de livres de vos libraires, il arrive que se glisse discrètement (trop discrètement), une perle rare et précieuse. Zéropolis, mince essai relevant tout à la fois de la philo, de la socio et du road-movie littéraire, propose une dérive mentale et sensitive autour de la ville de tous les simulacres, Las Vegas. Au fond, c?est un peu comme si le Descartes des Méditations métaphysiques, après avoir lu Hunter S. Thompson ou Nick Tosches, avait décidé de louer un pick-up pour aller ausculter la ville-champignon par lui-même, soupçonnant que celle-ci devait être l?archétype de la cité occidentale et par la même occasion, des utopies bâtardes nées sur les tas de neurones cramés des sixties et du psychédélisme. Décryptant le show non-stop (Vegas ne dort jamais), Bruce Bégout traque donc les principes moteurs de la fun-culture des années 00. Voyant au travers de cette déréalisation permanente, tout à la fois un reflet de la place centrale qu?accorde l?occident au ludisme et à son pendant obscure, la sécurité (systèmes de surveillance omniscients, Gated communities?). Pour autant, Bruce Bégout, phénoménologue averti, n?oublie jamais d?ancrer sa réflexion dans une expérience. D?être partie prenante et d?évoquer l?envoûtement vegassien, c?est-à-dire ce moment inévitable où le jugement se suspend, court-circuité, happé dans une partie de flipper géante, au cours de laquelle le voyageur-philosophe est transformé en bille folle allant heurter de façon chaotique enseignes lumineuses et multicolores du Strip, comme autant de vignettes. Autrement dit, outre sa merveilleuse «transversalité», l?auteur a cet extrême bon goût de ne jamais perdre de vue qu?on ne juge pas une pareille ville, on se la prend d?abord dans la gueule. D?où l?intérêt total, intellectuel et littéraire, de cet opus. --Stéphane Malterre
Quelle qu'elle soit, l'expérience d'une nuit passée dans un motel oscille sans cesse entre la sécurité et l'insécurité, entre la volonté de se recroqueviller et celle de s'exposer, de rester dans son lit et d'écouter aux portes, voire de les ouvrir pour faire l'expérience de l'intimité interdite. On s'y sent à la fois protégé par les cloisons blanches qui nous entourent et vaguement inquiété par l'environnement souvent désolé que l'on devine au-delà. On voudrait se soustraire au monde et l'on sent pourtant qu'il pourrait, un moment ou à un autre, frapper à la porte." BRUCE BÉGOUT Biographie de l'auteur Né en 1967, Bruce Bégout, philosophe de formation, s'est fait connaître l'année dernière avec un essai consacré à Las Vegas, Zéropolis, qui inaugurait une vaste entreprise d'archéologie des significations du monde quotidien et urbain. Lieu commun constitue le deuxième volet d'une trilogie qui se poursuivra avec un essai sur Los Angeles. Des films comme - Paris Texas ou encore les livres de Don Dellilo ont fait du motel un élément essentiel de l'imaginaire contemporain. L'essai de Bruce Bégout parvient à restituer cette poésie, tout en décortiquant le mythe. Loin de n'être; qu'un échantillon de l'american way of life, le motel, concrétise en effet de nouvelles formes de vie urbaine où la mobilité, l'errance et la pauvreté prennent une place. prépondérante. A la croisée de l'économie, de l'architecture et de la fiction Bruce Bégout met au jour le caractère problématique des choses ordinaires, révélant les structures générales cachées sous le chaos de la surface des choses. Surtout, ce qui apparaît ici, c'est que cette forme particulière d'architecture a donné naissance à un homme du motel, dont les comportements annoncent de nouvelles formes de vie.
Pékin, 1935. Ella Maillart et le journaliste espion Peter Fleming - qui inspirera à son frère le personnage de James Bond - quittent la cité impériale. Leur but : traverser la Chine d'est en ouest, atteindre les oasis interdites du Xinjiang, berceau d'une culture millénaire, et, de là, gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram. En toute clandestinité, car le Turkestan chinois, dont la population ouigours est à majorité musulmane, est alors en plein soulèvement..."De la côte chinoise à l'Inde mogole, sans doute le plus beau trajet de pleine terre qu'on puisse faire sur cette planète. Ce récit magnifique est aussi un livre heureux." (Nicolas Bouvier)Notes Biographiques : Ella Maillart (1903 - 1997) est une des voyageuses les plus étonnantes du XXe siècle. Exploratrice par quête de vérité, écrivain et journaliste par nécessité, photographe par goût, Ella Maillart, célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, va parcourir les régions les plus réculées de la planète, dans des conditions qui relevaient de la plus pure aventure. En 1930 et en 1932, elle découvre le Caucase et l'Asie centrale. En 1935, en Chine, elle accomplit un raid extraordinaire dans les contrées désertiques au nord du Tibet et au Sinkiang. Plus tard, guidée par quelques sages hindous, les sentiers du monde furent remplacés par le sentier vers le soi. Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-theme-font:minor-fareast; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} Nicolas Bouvier (1929-1998), l'un des plus grands écrivains voyageurs de langue française, est notamment l'auteur de L'Usage du monde.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Ce livre part d'un eidée toute simple: il est est possible de soigner un adolescent en difficulté de manière indirecte, par l'intermédiaire des parents. Il ne s'agit pas ici de tout connaître de la réalité de cet adolescent, mais de voir comment les parents se représentent leur enfant. Pourquoi? Parce que les troubles de l'adolescent sont souvent les reflets d'histoires non résolues qui se répètent à travers lui. Le propos n'est évidemment pas de le disculper, ni d'accuser les parents; mais la manière dont ceux-ci vont pourvoir appréhender les problèmes de leur enfant permet de comprendre en quoi l'adolescent et ses parents sont tributaires d'une histoire qui a commencé avant eux, parfois même sur plusieurs générations. Il faut alors remonter dans le temps, à la recherche des "fantômes" cachés dans le placard familial...