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Fantasmapolis. La ville contemporaine et ses imaginaires
Bégout Bruce ; Brayer Marie-Ange ; De Cauter Lieve
PU RENNES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782753501263
Fantasmapolis, la ville contemporaine et ses imaginaires est le fruit d'une réflexion sur la ville à l'ère de la globalisation. L'exposition réalisée dans ce cadre réunit des artistes qui abordent la ville contemporaine dans des perspectives utopiques, critiques ou poétiques. L'association de leurs ?uvres crée un paysage urbain fantasmagorique plutôt qu'elle ne témoigne d'un regard documentaire. La circulation accrue des personnes et la communication accélérée des informations transforment les espaces urbains en lieux de transit où l'individu tend à disparaître. Reste alors un décor architectural immobile, suspendu dans le temps et dans l'espace. Les artistes proposent des visions de villes décontextualisées : cités existantes ou imaginaires, elles forment un univers urbain fantasmé. Conçu à la fois comme un complément de l'exposition et un ouvrage théorique, ce catalogue rassemble des textes qui reflètent une recherche pluridisciplinaire autour de la ville contemporaine. Valérie Mavridorakis et David Perreau introduisent la publication en résumant la problématique de Fantasmapolis. Évoquant la globalisation, Elvan Zabunyan inscrit le propos de l'exposition dans une perspective postcoloniale. Un texte de Lieven de Cauter présente les processus de théâtralisation qui affectent l'urbanité. Bruce Bégout se livre à une investigation philosophique de Las Vegas, emblème de la ville décor. Un entretien avec l'architecte et urbaniste Serge Wachter permet de soulever des questions relatives au transit urbain. Marie-Ange Brayer analyse l'utilisation de la maquette d'architecture dans l'art contemporain. Enfin, un écrit inédit de Bodys Isek Kingelez complète cet espace de réflexion et introduit les notices consacrées aux artistes.
La philosophie et le quotidien entretiennent depuis toujours des rapports difficiles. Le présent ouvrage tente de saisir les raisons de ce divorce historique mais, surtout, d'obliger la philosophie à la considération de cette dimension de notre existence paradoxalement aussi insignifiante que déterminante. Bruce Bégout propose ici une véritable compréhension philosophique du monde quotidien qui dépasse à la fois sa critique méprisante et son apologie naïve, au-delà des images éculées qu'il véhicule - grisaille, banalité, trivialité -, afin de retrouver l'énigme même de la condition humaine. L'ambition de ce livre est donc de dévoiler l'essence cachée de la quotidienneté, qui fait que toute vie humaine, qu'elle le veuille ou non, est toujours aussi une vie quotidienne. Philosophe spécialiste de Husserl, Bruce Bégout se consacre à l'exploration du monde urbain et à l'analyse du quotidien. Maître de conférences à l'université de Bordeaux-Montaigne, il est également l'auteur du Sauvetage (Fayard, 2018).
Dans cette manière de représentation mobile du désert urbain que constituent les piles de livres de vos libraires, il arrive que se glisse discrètement (trop discrètement), une perle rare et précieuse. Zéropolis, mince essai relevant tout à la fois de la philo, de la socio et du road-movie littéraire, propose une dérive mentale et sensitive autour de la ville de tous les simulacres, Las Vegas. Au fond, c?est un peu comme si le Descartes des Méditations métaphysiques, après avoir lu Hunter S. Thompson ou Nick Tosches, avait décidé de louer un pick-up pour aller ausculter la ville-champignon par lui-même, soupçonnant que celle-ci devait être l?archétype de la cité occidentale et par la même occasion, des utopies bâtardes nées sur les tas de neurones cramés des sixties et du psychédélisme. Décryptant le show non-stop (Vegas ne dort jamais), Bruce Bégout traque donc les principes moteurs de la fun-culture des années 00. Voyant au travers de cette déréalisation permanente, tout à la fois un reflet de la place centrale qu?accorde l?occident au ludisme et à son pendant obscure, la sécurité (systèmes de surveillance omniscients, Gated communities?). Pour autant, Bruce Bégout, phénoménologue averti, n?oublie jamais d?ancrer sa réflexion dans une expérience. D?être partie prenante et d?évoquer l?envoûtement vegassien, c?est-à-dire ce moment inévitable où le jugement se suspend, court-circuité, happé dans une partie de flipper géante, au cours de laquelle le voyageur-philosophe est transformé en bille folle allant heurter de façon chaotique enseignes lumineuses et multicolores du Strip, comme autant de vignettes. Autrement dit, outre sa merveilleuse «transversalité», l?auteur a cet extrême bon goût de ne jamais perdre de vue qu?on ne juge pas une pareille ville, on se la prend d?abord dans la gueule. D?où l?intérêt total, intellectuel et littéraire, de cet opus. --Stéphane Malterre
Révéler ce que l'extraordinaire a d'ordinaire: voici ce qui relierait les nouvelles de ce recueil. Chacune s'attache à des personnages singuliers, souvent seuls et désarmés, aux prises avec l'époque dans ce qu'elle a de plus excessif et de violent. Portraits de maniaques, de désaxés, d'originaux qui luttent contre "le dispositif", ainsi qu'ils nomment la combinaison d'airain de la marchandise, de la technologie et du spectacle. Bruce Bégout procède à l'inverse du film d'horreur
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.