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Roman 20-50 HS N° 7 : Annie Saumont
Bédrane Sabrinelle ; Douzou Catherine
PU SEPTENTRION
18,00 €
Épuisé
EAN :9782908481716
Annie Saumont fait parler les minuscules. Les voix sont celles d'exclus, de sans voix, précisément, de ceux que la société moderne infantilise, prive de parole et d'écoute. Elle fait parler des êtres fragiles, meurtris par leur enfance ou leur adolescence, frappés par la vie, cassés par ses drames, même si elle ne porte jamais de jugement moral, s'effaçant avec une grande générosité. Elle a l'art de faire croire, par une écriture simple en apparence, en réalité très élaborée, que c'est bien ce personnage qui raconte des bribes de sa vie. La nouvelle n'est pas linéaire, elle fait résonner le passé, l'événement catastrophique dans le présent, où il fait résurgence. Elle accorde également, précise Jean-Noël Blanc, une attention au minuscule, au détail, tant dans son écriture que dans ses traductions. Le penchant pour le monologue, chez elle, est une façon de récuser la notion de personnage. Jean-Noël Blanc livre ainsi quelques points permettant de pénétrer plus avant l'écriture d'Annie Saumont. Johan Faerber puis Agnès Cambier comparent le style d'Annie Saumont à celui de Nathalie Sarraute. Une sous-conversation spécifique à la nouvelliste est en outre analysée par Yvon Houssais qui convoque l'entrelacs. L'oralité, omniprésente, fait le lien avec les traductions d'Annie Saumont. Corinne François Denève montre que la traduction n'est pas éloignée de l'activité d'écrire et qu'elle lui a sans doute imprimé son style très particulier. Le traducteur disparaît devant un texte, se fond avec un auteur pour lui donner de nouveaux mots qui s'expriment pour lui, comme lui. Marie Odile André retrace le parcours d'Annie Saumont. Elle dit, tout comme l'auteure dans l'entretien qui clôt le présent volume, la persévérance dont il a fallu faire preuve pour faire paraître, d'abord, le premier recueil et pour continuer, ensuite, dans la voie des nouvelles sans jamais repasser par la case "roman" . René Godenne va dans le même sens en détaillant les différents modes de publications des nouvelles d'Annie Saumont. La palette des thèmes abordés est très riche et les nouvelles se situent en France ou dans le monde entier ; elles s'attachent à l'humain, qui est au centre de son travail, saisi sous toutes les lattitudes. La plupart des sujets sont lourds : suicide, inceste, viol, violences, morts violentes d'enfants, référence à la seconde guerre mondiale, à la Shoah. Mais il est aussi des sujets légers : humeurs d'une dame fortunée à l'égard de sa femme de ménage ("Allah est grand"), jeune fille qui se cherche ("La guerre est déclarée"), emploi du temps surchargé d'une mère de famille qui voudrait écrire ("La plus belle histoire du monde"). Dans ces textes, rien de dramatique mais Annie Saumont prouve qu'il n'y a pas de sujet léger, et, inversement, que même à propos de sujets graves, il peut y avoir des traits d'esprit, voire d'humour. Le volume comporte aussi des nouvelles inédites d'Annie Saumont, des interventions d'auteurs qui connaissent bien son travail, une bibliographie et un entretien avec l'auteure.
Ces premières critiques sur le recueil Histoire du pied et autres fantaisies (paru en 2011) sont mises en perspective dans l?ensemble de la production des nouvelles de l?auteur. Est publié un texte bref inédit. Est analysé, pour la première fois, un récit court peu connu. Est reproduit un long entretien avec l?auteur, ce qui est, là encore, rare. Les analyses ici regroupés signés de chercheurs américains, belges et français présentent plusieurs nouvelles selon des approches différentes.
En 80 pages, un entraînement pour maîtriser toutes les règles de base de la langue française. Le vocabulaire : Enrichir son expression Eviter les pièges Exemples et corrigés
Du 23 au 26 mai 1940, Calais-Nord a été en grande partie détruite par les bombardements allemands. En quelques heures, des centaines de foyer ont perdu leurs biens, et pour beaucoup, leurs moyens d'existence. Ce fut le cas d'une famille de six enfants, dont la dernière, Mimi, avait dix ans au début de la tourmente. Soixante ans après, animée d'un devoir de mémoire, elle raconte la vie, au jour le jour, de sa famille frappée de plein fouet par cette sinistre guerre. Dans une fidèle reconstitution de l'Histoire, un caractère positif et malicieux a permis à ses yeux d'enfant, puis d'adolescente, de dégager les situations souvent gaies, parfois cocasses, au milieu des événements tragiques qui ont frappé le Calaisis. " Après la guerre 1939-1945, la vie a repris un cours normal. Je me suis mariée, j'ai élevé mes trois enfants et j'ai collaboré avec mon mari dans son activité professionnelle. Mes espérances d'études ayant été anéanties par la guerre, j'ai été peu encline à parler de mon adolescence. Soixante ans après, je n'ai pas voulu laisser tomber dans l'oubli le courage et l'obstination qu'il a fallu à mes parents pour surmonter l'adversité. Je rends hommage à ma mère qui fut l'âme de notre foyer " Micheline Canonne Bédrine
Sommes-nous tous concernés par les métaux toxiques ?? Sont-ils vraiment dangereux ?? Existe-t-il des tests pour savoir si je suis impacté·e ?? Et si je le suis, est-ce que je peux faire quelque chose sans m'empoisonner davantage ?? ... La réponse est OUI à toutes ces questions ? ! Aluminium, arsenic, cadmium, chrome VI, mercure, plomb... On connaît aujourd'hui l'impact sur notre santé d'une exposition même faible, mais cumulée tout au long de la vie, aux métaux toxiques. On ne peut plus nier désormais leur implication dans la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, certains cancers ou maladies auto-immunes, ainsi que leur rôle dans les fibromyalgies, les hyperélectrosensibilités, ou encore les troubles du spectre autistique. Notre organisme dispose de moyens pour lutter contre la toxicité de ces métaux. Nous pouvons soutenir les processus de détoxication de notre organisme et le protéger face aux métaux toxiques que nous ne pouvons éviter. En s'appuyant sur les connaissances de la littérature scientifique internationale, Hélène Ferran nous propose ici non seulement une stratégie efficace et sans danger - cure de soutien à la détoxication, apport en oligo-éléments, capture et élimination des métaux -, mais aussi une hygiène de vie globale antimétaux toxiques pour limiter leur accumulation dans notre corps et ainsi prévenir les nombreux troubles qui leur sont associés.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.