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WILL THORNE. La voie anglaise du socialisme
Bédarida François
FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782213015897
Will Thorne, leader du " nouvel unionisme " et l'un des fondateurs du Parti travailliste, a été, pendant un demi-siècle, l'une des figures les plus représentatives du prolétariat anglais : il a cherché à transformer la société par une évolution pacifique et a orienté l'action syndicale et ouvrière vers la gestion des affaires publiques. Cette politique de conquête de l'Etat fit des travaillistes un parti de gouvernement en même temps qu'elle canalisait les potentialités révolutionnaires et rompait avec le modèle bolchevik. Son histoire personnelle aussi est exemplaire. Elle est retracée dans ce livre de manière colorée et émouvante par l'un des meilleurs analystes de la société anglaise du XIXe et du XXe siècle. Thorne, originaire de Birmingham, a commencé à travailler en atelier dès l'âge de six ans. Il a perdu son père à sept ans et n'est jamais allé à l'école. Elevé dans un univers dur et brutal, il est devenu, à vingt ans, ouvrier gazier à Birmingham puis à Londres. D'abord adhérent à la Social Democratic Federation créée par le marxiste Hyndman, il est formé par Eleanor Marx et fonde le nouvel unionisme en 1889 sur une stratégie de syndicat général. Il restera à la tête de l'Union Général des Travailleurs jusqu'en 1933. Entré au Parlement en 1906, il y siégera pendant quarante ans. Ce militant a infléchi l'histoire sociale et politique de la Grande-Bretagne. C'est pourquoi il importe de le découvrir aujourd'hui en France pour explorer à travers lui la voie anglaise du socialisme. François Bédarida, directeur de recherches au C. N. R. S. , anime l'Institut d'Histoire du Temps Présent. Ses principaux livres sont La Civilisation industrielle à la conquête du monde, l'Ere victorienne, La Société anglaise et Le Socialisme anglais, des origines à 1945.
Résumé : Le présent livre marquera une étape dans le champ historique des années quarante, parce qu'il a su engranger nombre d'acquis des recherches. Outre la dimension comparative (Vichy constitue-t-il un cas isolé en Europe, comparable à nul autre ?), ont pu être combinées plusieurs approches qui apparaîtront désormais comme complémentaires : d'un côté une analyse approfondie des allées du pouvoir, de l'autre la fréquentation démultipliée d'un Vichy vu d'en bas, appréhendé à partir de la France profonde, tout en observant le Français moyen dans sa confrontation avec un régime autoritaire sous le regard ou la férule de l'occupant. Cette double approche a gagné récemment en profondeur grâce à une relecture fondée sur l'analyse des représentations, de cet imaginaire social où interfèrent mythes, fantasmes et malentendus. Sans oublier le fait que l'analyse historique de ces années sombres peut être tributaire d'enjeux de mémoire suffisamment mouvants pour être non seulement pris en compte, mais intégrés et disséqués.
Résumé : Années d'épreuve ouvertes par la brèche de 1940 ; années de déchirements, qui l'emportent sur les rares moments d'union ; annéess disputées entre l'héroïsme et la résignation, entre la résistance et la soumission : sur ces années noires dont la mémoire demeure encore blessée, l'équipe d'historiens rassemblés par Jean-pierre Azéma et Francois Bédarida fait le point. La connaissance des archives - françaises et étrangères - lui permet d'en finir avec un certain nombre de représentations mythiques et autojustificatives, pour nous donner la synthèse la plus complète sur une période clé de notre histoire contemporaine.
Commentaires Lorsque la période de l'Occupation est évoquée, on entend souvent dire : "Les Français ont peur de leur histoire." Cet ouvrage en deux volumes - De la défaite à Vichy et De l'Occupation à la Libération - prouve le contraire. Ambitieux, il rend compte, sous tous ses aspects, de l'histoire de la France pendant la Seconde Guerre mondiale, sans oublier les enjeux de la mémoire. Le but des auteurs n'était pas de produire une somme indigeste, mais de répondre aux questions que se pose un large public, tout en conservant la rigueur scientifique des derniers acquis de la recherche. C'est pourquoi cette synthèse conjugue avec bonheur l'approche chronologique et l'approche thématique : le récit des événements est inclus dans de vastes études qui traitent chaque fois d'un sujet essentiel. Cette présentation originale permet d'étudier les phénomènes dans plusieurs temporalités : le court et le moyen terme dans le cadre de la guerre, le long terme pour ce qui concerne la mémoire des faits et leurs cicatrices. Enfin, des études régionales, trop rares dans ce type d'ouvrages pour ne pas être signalées, achèvent de faire de ces deux volumes bien illustrés une excellente initiation à une période qui suscite toujours passions et controverses. --Thomas Ferrier
Résumé : " On peut ne pas aimer les Anglais, il est impossible de ne pas les estimer ", disait Lamartine. N'est-ce point là une des raisons de la perplexité souvent éprouvée par les Français devant l'histoire contrastée de leurs voisins : une histoire proche, apparemment connue, et pourtant combien difficile à déchiffrer ! Une histoire riche en faux-semblants et en paradoxes déroutants, obscurcie de surcroît par d'innombrables stéréotypes entretenus avec complaisance de part et d'autre. C'est donc à dépeindre les Anglais tels qu'ils sont que s'attache ce livre. Pour ce faire, il s'efforce de démêler les fils complexes de l'évolution sociale de l'Angleterre depuis les temps prospères et orgueilleux du victorianisme triomphant jusqu'aux secousses et aux interrogations du présent.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."