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La Dignité de roi. Regards sur la royauté en France au premier XIXe siècle
Becquet Hélène ; Frederking Bettina
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753509498
Dans l'historiographie comme dans la mémoire nationale, une idée prédomine: la royauté serait morte en France avec Louis XVI, ce régicide étant l'aboutissement d'un processus inéluctable de désacralisation de la royauté. Pourtant, le xne siècle français voit se succéder Premier Empire, monarchies constitutionnelles des Bourbons de la branche aînée puis de la branche cadette, Second Empire, jusqu'à ce que l'espoir d'une restauration monarchique s'évanouisse pour la dernière fois pendant les premières années de la nie République. On assiste donc pendant toute cette période à des réinventions successives de la monarchie, résultats d'un compromis souvent malaisé entre tradition et innovation. Réinventer la monarchie, c'est avant tout repenser la place du monarque dans le régime, autrement dit redéfinir la royauté. C'est à cette royauté - "la dignité de roi" d'après la définition du Dictionnaire de l'Académie depuis 1692 - que le présent ouvrage est consacré. Dans le cadre d'une histoire politique enrichie notamment parles apports de l'histoire culturelle, le volume rassemble des articles dont l'ambition est de contribuer au renouveau actuel de l'histoire de la France du XIXe siècle. Ils explorent tour à tour les mécanismes du pouvoir royal, sa représentation, ses modes de légitimation et la réception de l'image des régimes, ainsi que la question de l'intégration des femmes - qu'elles soient épouses, mères ou soeurs - dans les royautés de la période.
AGORA débats/jeunesse est une revue trimestrielle qui traite des questions de jeunesse, d'éducation et de vie associative. Portée par un comité de rédaction constitué par des universitaires, des spécialistes issus du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, du ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, du ministère de la Culture, du Commissariat général du Plan, de responsables associatifs et d'experts issus du Conseil de l'Europe, de la Commission européenne et de l'Unesco, la revue AGORA débats/jeunesse apporte une contribution fondamentale à la compréhension des questions de jeunesse et de vie associative en France et dans le monde. La revue fournit, en plus de l'analyse des questions de jeunesse les plus vives, une information régulière sur les publications, les événements, les rencontres et les manifestations les plus significatifs. Située au carrefour des questionnements des chercheurs et des professionnels, la revue AGORA débats/jeunesse se propose d'être un outil de réflexion et d'action pour ses lecteurs : travailleurs sociaux, animateurs, enseignants, responsables administratifs des services déconcentrés de l'Etat ou des collectivités territoriales, élus, chercheurs et tous les acteurs impliqués dans la conception et la mise en oeuvre des politiques "jeunesse".
Becquet Hélène ; Chopelin Paul ; Vergnette Françoi
Mort en 1795, à l'âge de dix ans, dans la prison du Temple, Louis XVII n'a régné que nominalement sur la France. Si la destinée tragique du fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette a longtemps stimulé l'imagination des amateurs de mystères historiques, elle a aussi inspiré de très nombreux artistes entre la fin du xviiie et le début du xxe siècle. Aux premiers chantres de la royauté meurtrie succèdent, à partir des années 1830, les peintres romantiques, attirés avant tout par la dimension spectaculaire de ce huis clos carcéral. Dans toute l'Europe, la captivité de Louis XVII, érigée en modèle pictural de l'innocence corrompue, est peinte, gravée et sculptée. Si certaines oeuvres font scandale, à l'instar du Capet, lève-toi ! d'Emile Mascré, refusé au Salon de 1838, le sujet devient peu à peu un lieu commun de l'iconographie historique de la Révolution française. Il trouve naturellement sa place au musée Grévin, tandis que pièces de théâtre et films viennent animer les souffrances du jeune captif pour un public avide d'émotions fortes. Réunissant une soixantaine d'oeuvres, cet ouvrage revient sur les différentes étapes de la constitution de cet archétype iconographique, des premières images produites sous la Révolution à l'entrée dans la culture de masse au cours du XXe siècle.
Fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, soeur de "Louis XVII", Marie-Thérèse de France incarne par son histoire la tragédie de la royauté française.Seule survivante de la famille royale après la chute de la monarchie en 1792, l'" orpheline du Temple ", certes meurtrie à jamais, est auréolée d'une légitimité dynastique et politique hors norme pour une princesse française.Libérée en 1795, elle épouse son cousin germain le duc d'Angoulême et deviendra la dernière dauphine de France à l'avènement de Charles X. Entre-temps, son oncle Louis XVIII, monté sur le trône en 1814, a fait d'elle l'icône de la Restauration. Égérie de la légitimité, elle quitte la France à l'issue des Trois Glorieuses pour son second et ultime exil. Tour à tour fille, nièce et belle-fille des trois derniers rois de France, elle aura symbolisé la royauté française à son crépuscule et offert un modèle à beaucoup de ses défenseurs ; Chateaubriand dira d'elle qu'elle est une des grandeurs de la France.Hélène Becquet, ancienne élève de l'École nationale des chartes, est agrégée d'histoire et docteur en histoire de l'université Paris-I-Panthéon- Sorbonne. Chercheur associé à l'École nationale des chartes, elle enseigne à l'IEP Sciences-Po-Paris.Presse:"La riche biographie que lui consacre l'historienne Hélène Becquet tente de s'approcher au plus près de cette femme devenue le symbole crépusculaire de la royauté."Libération , 07-08 Avril 12
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.