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Histoire des gauches en France Coffret 2 volumes : Tome 1, L'héritage du XIXe siècle ; Tome 2, XXe s
Becker Jean-Jacques
LA DECOUVERTE
84,01 €
Épuisé
EAN :9782707142108
Le couple droite-gauche est une donnée particulière de l'histoire française. Or, s'il existe des histoires de la droite, la gauche française n'avait pas suscité jusqu'à présent de grande synthèse. C'est ce défi que souhaite relever cette " somme " de plus de quatre-vingts contributions réparties en deux volumes. Historiens confirmés et jeunes chercheurs,sans exclusive d'opinion, d'institution ou deformation, se sont associés avec le seul souci desaisir cette invention française : la gauche, gauche politique, culturelle, sociale ou économique. Il s'agit autant de rendre compte de la diversité des courants et formations politiques qui se sont réclamés d'elle, parfois en quête d'unité, souvent en cultivant leurs différences, que d'analyser les valeurs, les traditions, les références, les comportements et les sociabilités des hommes et des femmes de gauche. Émerge alors une identité de gauche qui n'est pas figée ou définitivement établie, qui se construit, se déconstruit et se reconstruit sans cesse.Le premier volume, L'héritage du XIXe siècle,s'interroge sur les origines de la gauche et analysel'émergence d'une notion à la fois issue desLumières, de la Révolution et des habitudes parlementaires de la monarchie constitutionnelle.Siècle de mise en place, où se construit de manièrecomplexe, parfois contradictoire, un héritagediversifié. Des courants politiques " de gauche "s'identifient, vivent en se transformant, disparaissent parfois ou s'intègrent à l'histoire nationale. Le second volume suit la gauche à l'épreuve de l'histoire depuis le début du XXe siècle, qu'elle soit au pouvoir - rarement tout entière - ou qu'elle s'y oppose. Partis politiques, syndicats, associations, personnalités, forment ensemble un " peuple de gauche ", multiple, divers et changeant, désormais affirmé et identifié, mais où l'on se déchire sur les questions de l'heure : la révolution,la réforme, la guerre, la colonisation et la décolonisation, l'évolution de la société, l'avenir de l'humanité.
D'innombrables ouvrages ont été écrits sur les différents aspects de la Grande Guerre, mais, depuis une vingtaine d'années, une révolution de l'historiographie a été entreprise. Elle relève de deux idées majeures : une guerre qui a mis aux prises presque toutes les nations européennes ne peut plus être traitée dans une optique seulement nationale ; une guerre qui fut presque totale, bien que les populations civiles n'aient pas été prises à parti systématiquement, ne peut pas être traitée seulement sous les angles militaire, diplomatique, économique... elle doit accorder une place centrale aux populations en guerre, à leurs mentalités, aux cultures que la guerre a créées, à la mémoire qu'elles ont conservée. Le présent volume tente de faire le point.
Résumé : A l'été 2002, l'Historial de la Grande Guerre de Péronne, dans la Somme, fêtait le dixième anniversaire de son inauguration. On sait le rôle joué par cette institution dans le renouvellement muséographique du Premier conflit mondial. On sait aussi quelle impulsion son Centre de recherche, présidé par Jean-Jacques Becker, a donné à l'historiographie de cette période. C'est précisément pour faire le point sur cet apport, et pour indiquer de nouvelles perspectives, que se tint alors à Péronne un grand colloque international désireux de faire le bilan de dix années d'histoire culturelle de la Première Guerre mondiale. Ce sont les actes de ce colloque que l'on trouvera dans ce livre. Les plus grands spécialistes européens de la question s'y attachent d'abord à analyser la phase initiale d'historicisation de la guerre, pendant le conflit lui-même et lors des années d'entre-deux-guerres principalement. Dans un second temps sont abordées ses multiples représentations, dans des domaines aussi différents que le témoignage combattant, le fait religieux, la création artistique, la muséographie. Un troisième axe, plus étoffé, pose la question de l'avenir de l'histoire culturelle de la Grande Guerre. Sans esquiver l'autocritique, elle trace des pistes de travail qui ne peuvent laisser indifférents les chercheurs d'aujourd'hui et de demain.
Tout le monde croit connaître l'histoire de la France de 1914 à 1940. Il s'agit pourtant d'une des périodes les plus complexes de notre histoire. Au moment où l'Europe commence à perdre son hégémonie, sur fond de changement permanent du gouvernement, la France de la IIIe République passe de l'Union sacrée de la Grande Guerre au Front populaire, puis aurégime de Vichy. En quatre épisodes, "la France enguerre", "la France en deuil", "la France en crise", "la France dans la défaite", cet ouvrage tente d'expliquer les bouleversements de cette époque. Biographie de l'auteur Jean-Jacques Becker, professeur émérite à l'Université de Paris-X Nanterre, est égalementl'auteur des "Que sais-je?" sur Le Traité de Versailles (n° 3643) et sur La Grande Guerre (n° 326).
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.