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Le biographe
Beaussant Philippe
FOLIO
5,90 €
Épuisé
EAN :9782070392711
Le biographe vivait à l'abri du monde extérieur, calfeutré derrière des murs de papier, des livres, des notes, des fiches, des archives. Il se croyait bien tranquille. Son seul souci était de traquer les hommes qui, autrefois, ont fait l'Histoire. Sa seule angoisse : les voir échapper aux mailles de ses filets documentaires. Or voici que l'un deux a fait une fugue : impossible de savoir ce qu'il est devenu entre le 20 décembre 1814 et le 4 janvier 1815, précisément pendant qu'on négociait les clauses d'un traité secret. Le biographe s'agite et s'inquiète. Mais les documents qu'il va trouver ne sont pas ceux qu'il attendait : ce sont des lettres d'amour, un portrait, des mémoires. Adieu, les murailles de papier qui protègent du monde et de soi-même : voici qu'une femme paraît au bout de l'histoire...
Résumé : "Le XVIIe siècle n'est pas ce que l'on croit et la jeunesse de Louis XIV non plus. Il n'est pas une page de ce livre où l'on ne soit amené à se poser des questions qui se ramèneront toujours à cette unique interrogation : quel est chez un homme du XVIIe siècle le rapport entre sa personne et sa fonction ? Qu'est-ce qu'un roi ? Comment est-on roi ? Qui êtes-vous quand votre père vous demande : "Comment vous nommez-vous ?", et que vous répondez à l'âge de quatre ans : "Je m'appelle Louis Quatorze" ? Et qu'en outre le père répond : "Pas encore mon fils, pas encore" ? Essayons de suivre instant après instant ce que pouvait être une journée du Roi-Soleil. Nous le prenons à son réveil, et nous l'accompagnons jusqu'à son entrée dans les songes de sa nuit, puisqu'il rêve comme tout homme et que nous savons même par le Journal de ses médecins qu'il a des cauchemars." Philippe Beaussant.
Etre née à la fin du XVIII ? siècle, au temps où Jean-Jacques Rousseau régnait en maître sur les âmes sensibles ; avoir été baptisée Héloïse pour mieux ressembler à une héroïne de roman ; être amoureuse d'un garçon nommé Jean-Jacques pour la même raison ; vivre avec lui dans l'illusion d'un monde doux, bon, beau, philosophique et pastoral, qu'est-ce que cela donne en Messidor an II ?
Quatrième de couverture L'homme baroque est celui pour qui l'être et le paraître se confondent, on est ce qu'on paraît. Le plus grand homme de ce temps est celui dont le spectacle est le plus grand : c'est donc Louis XIV, et il est juste que ce siècle porte son nom. À ce spectacle, il faut un décor : Louis XIV a conçu Versailles pour l'opéra-ballet quotidien joué par lui-même, entouré de ses figurants. De la Fête de Vaux, où Fouquet provoque le roi en donnant en dehors de lui le modèle du spectacle, aux Plaisirs de l'Îsle enchantée où Louis XIV le récupère et l'amplifie, jusqu'à l'opéra de Lully où la Cour se regarde elle-même comme dans un miroir sublimant, Philippe Beaussant nous suggère l'élaboration de cet univers théâtral, qui scandalise celui pour qui le paraître et l'être ne se confondent pas, et qui en 1789 mettra fin à la représentation.
On pourrait croire que dans une période aussi troublée que la Fronde, on était occupé à faire la révolution, ou à l'empêcher. Pas du tout. On dansait. Tout le monde dansait, à commencer par le roi, qui avait quinze ans. La chance de Lully fut d'arriver à temps pour le bal. Il est vrai que ce qui caractérise le personnage, c'est de toujours tout faire exactement à temps et à propos. Danseur, chorégraphe, mime, violoniste, compositeur, metteur en scène, administrateur, spéculateur : il fut tout cela, et aussi un mythe, c'est-à-dire un révélateur. Italien, doué d'un pouvoir prodigieux d'assimilation, Lully a traversé le règne de Mazarin et celui de Louis XIV en se modelant aux sinuosités de leur histoire. A travers lui, on découvre tout le XVII ? siècle, et on y lit des choses auxquelles on n'aurait pas pensé.
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau