Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Dans la guerre 1914-1918. Accepter, endurer, refuser
Beaupré Nicolas ; Jones Heather ; Rasmussen Anne
BELLES LETTRES
43,00 €
Épuisé
EAN :9782251445496
La dichotomie entre "consentement" et "contrainte" a pris une certaine importance dans les débats récents portant sur l'expérience des sociétés pendant la Première Guerre mondiale. Cet ouvrage a pour ambition de reformuler la problématique de l'engagement des populations dans le conflit à travers une approche renouvelée. Il dépasse les oppositions trop rigides entre consensus sur la guerre et rejet de celle-ci, considérant que les populations, tant civiles que militaires, ne se réduisent pas à des éléments passifs mais gardent leur capacité de réaction autonome. Aussi propose-t-il une terminologie ternaire pour aborder les expériences des peuples en guerre - accepter, endurer, refuser. Le terme moyen, "endurer", permet d'explorer toute la complexité d'un conflit qui défie les prévisions et dont le prix en vies et souffrances remet en cause la question du rapport entre les fins et les moyens. Il ne s'agit pas, toutefois, de présenter une évolution successive d'un terme à l'autre - de l'acceptation à l'endurance, avant d'en arriver au refus. Car tout dépend des multiples sens assignés à chaque comportement, et du chevauchement possible des différentes réactions que suscite la confrontation à la guerre. Ces trois termes offrent plusieurs avantages sur une échelle qui va de l'individuel au collectif. Ils se prêtent à la prise en compte de l'imaginaire de la guerre et des multiples discours qui l'accompagnent. Ils permettent également d'examiner où, quand et comment le refus prend le dessus sur l'endurance par rapport aux sociétés où l'endurance s'appuie jusqu'à la fin sur une acceptation du conflit - et ce malgré son caractère inexorable. Cet ouvrage, fondé sur des travaux originaux suscités par le Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre, à Péronne, réunit des historiens européens et américains, parmi les meilleurs spécialistes internationaux de la Première Guerre mondiale. Par sa focale authentiquement internationale, son attention portée au front oriental autant qu'occidental, il transcende les débats étroitement nationaux.
Présentation de l'éditeur Les deux Guerres mondiales du XXe siècle forment le coeur de ce livre. Le basculement de 1914, les tranchées, l'occupation et le "front de l'arrière" font entrer la France dans une guerre totale. Si en 1918, elle en sort victorieuse, elle est aussi "malade de la guerre". La "reconstitution" progressive du pays se fait alors à des rythmes différenciés. Parallèlement, le monde rural poursuit sa mutation, le monde ouvrier se déchire, pendant que les classes moyennes se fractionnent et se diversifient. L'ouvrage porte également une attention particulière à la très riche vie culturelle, entre démobilisation des esprits et culture de masse, mais aussi aux relations internationales, aux traités, aux efforts des pacifistes et au terrain colonial. Puis vient le temps des crises, financières, économiques et politiques, enfin la catastrophe de mai-juin 1940 et, avec elle, à la mise à mort des principes républicains... Nicolas Beaupré a su trouver la bonne distance pour nous faire comprendre et partager les enjeux d'une des périodes les plus dramatiques et controversées de l'histoire de France.
Résumé : Par son orientation plus littéraire qu'historique, ce catalogue d'exposition propose un transport inédit et original au coeur de la Première Guerre mondiale, notamment lors de la bataille de la Somme (dont on commémore le centenaire), à travers le regard et la voix d'écrivains qui l'ont vécue, de près ou de loin, des premières lignes à " l'arrière ", de la veille du conflit aux lendemains, quand l'expérience inouïe de la guerre continua à mobiliser la littérature. En évoquant les parcours et les oeuvres de grandes figures littéraires de langue française, allemande et anglaise tels que Blaise Cendrars, Ernst Jünger, Guillaume Apollinaire, J. R. R. Tolkien, Siegfried Sassoon, Isaac Rosenberg, August Stramm ou encore Joë Bousquet, Pierre Mac Orlan, Jacques Vaché, on s'intéresse moins à la valeur de témoignage des différents écrits, qu'à la part de création littéraire qui aura surgi du terrible chaos, parfois directement depuis le front pour certains et pour d'autres dans le retrait des années. Ils sont des hommes comme les autres, certes, et qui ont payé un lourd tribut - 560 noms gravés dans les tables de marbre du Panthéon - mais aussi, sous l'uniforme, des écrivains à l'oeuvre pour la mémoire et pour l'oubli, des voix en devenir menacées d'extinction, des hommes constamment travaillés par la condition humaine et soumis à l'expérience d'un feu qui n'avait rien de sacré, un feu absurde, atroce, un feu monstrueux de sang, de boue et d'acier, un feu innommable qu'il aura pourtant aussi fallu réduire en encre.
Résumé : L'une des réponses culturelles les plus singulières à la Grande Guerre a été sans nul doute l'écriture littéraire de l'expérience guerrière. Par milliers, auteurs connus et inconnus (Henri Barbusse,August Stramm, Ernst Jünger, Léon Werth, Maurice Genevoix, Kurt Heynicke...) se sont saisis de leur vécu au front pour tenter d'en rendre compte par les moyens de la littérature. Leur production, en prose ou en vers, est au centre de cet ouvrage qui examine le phénomène de manière comparative en France et en Allemagne. Par ses interrelations avec le public, les milieux littéraires ou la censure, cette pratique culturelle spécifique a pu prendre une place centrale dans les sociétés en guerre. Légitimée par l'expérience du front et répondant à une demande de sens, cette littérature rencontrait un large succès. Son lien étroit avec le contexte guerrier est donc tout à fait fondamental pour qui veut en comprendre les fonctions ainsi que les représentations culturelles que ces textes véhiculent. L'ouvrage se clôt avec la démobilisation de cette littérature et sa transformation en " témoignage ".
Le cycle du Centenaire de la Première Guerre mondiale qui s'achève a été d'une grande intensité. Il s'est traduit à la fois par un net regain d'intérêt et par un foisonnement éditorial. Il prolongeait également deux décennies d'un profond renouvellement des approches historiographiques de la Grande Guerre. Ce numéro se propose de rendre accessible à un large public les principaux apports de recherches qui ont désenclavé nos manières de concevoir un conflit mondial qui ne se résume pas au seul paroxysme des années 1914-1918, mais s'étire finalement pendant plus de dix années. COMBATTRE 1912 : les Balkans, premiers fronts de la Grande Guerre L'échec des plans (Tannenberg et la Marne) L'échec des batailles de matériel : l'exemple de la Somme La mondialisation de la guerre Les armes nouvelles Le front : expériences du temps et de l'espace Les échecs allemands et la reprise de la guerre de mouvement en 1918 SOCIETES EN GUERRE, SOCIETES DE GUERRE Produire Nourrir les populations en guerre Contrôler et mobiliser Secourir Protester Témoigner de l'extermination UNE LONGUE SORTIE DE GUERRE La grande pandémie dans la Grande Guerre Des traités ambigus Les Etats-Unis au coeur d'un nouvel ordre mondial L'Europe de l'Est à feu et à sang Le Moyen-Orient bouleversé MEMOIRES DE LA GUERRE Commémorer Militer S'approprier ECRIRE L'HISTOIRE AUTREMENT L'Historial de la Grande Guerre L'histoire environnementale de la Grande Guerre
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français