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LA TECHNOLOGIE INTROUVABLE RECHERCHE SUR LA DEFINITION ET L'UNITE DE LA TECHNOLOGIE
BEAUNE
VRIN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782711600595
Le progrès technique occidental repose sur un étrange paradoxe : alors que se développent les puissances et les conquêtes des machines et des organisations industrielles, le Savoir technique, la Technologie au sens littéral du terme restent à l'abandon, disparates, confus. Il suffit de considérer le statut de l'enseignement technique, en France au moins. La Culture technique, en un mot, ne suit pas la Civilisation. C'est un paradoxe que l'auteur aborde ici, en une enquête détaillée qui prend ses sources aux origines de l'industrialisation, au point d'enracinement du progrès technique moderne. Ainsi est-il amené à envisager, de manière récurrente, certaines œuvres oubliées (Reuleaux), d'autres connues pour des raisons différentes (l'Encyclopédie) et nombre de ces tentatives inachevées (mais fort instructives) faites à diverses époques pour systématiser le domaine technique, lui fournir une langue, une " culture ". L'enquête est donc amenée aussi à prendre en compte des questions de Méthode et plus généralement, d'Epistémologie des techniques : place de la technologie dans l'éventail des disciplines, rapports science/technologie, histoire/technologie. La question n'est pas tant ici celle des réalités techniques elles-mêmes que celle des Ecarts qui séparent les faits techniques (et les paroles ponctuelles, indirectes qui les expriment) des entreprises de systématisation mentionnées plus haut. C'est le rapport du fait et du Droit qui est ainsi analysé, au sens philosophique de ces termes. C'est par ce biais qu'il faut également comprendre la technologie en Situation culturelle, selon les rapports épistémologiques de la technique à la Vie mais, plus encore, ses rapports symboliques à la Mort. A ce point l'enquête s'ouvre non plus sur notre passé mais sur notre avenir et les incertitudes qui le parsèment.
Résumé : La naissance de la nation française est l'un de ces grands sujets qui, depuis plus d'un siècle, ont passionné des générations sensibilisées par trois guerres. Colette Beaune le renouvelle de manière décisive par l'analyse de l'image de la France telle qu'on la voit, qu'on l'aime ou qu'on la rêve en cette fin du Moyen Age. La France de l'imaginaire national et monarchique, c'est-à-dire de ce qui n'a d'existence que dans les esprits et les c?urs. Trois volets : d'abord l'histoire, l'histoire comme forme de conscience de soi et justification du présent par le passé, la façon dont la matière de France, à partir du XIIème siècle, l'a progressivement emporté sur la matière biblique et la matière de Rome dans la fascination des savants et des clercs. Ensuite le sacré, c'est-à-dire le lien d'élection qui a fait de la France le peuple de dieu, par l'intercession de saint Denis, saint Louis et saint Michel. Enfin, et pour la première fois ici analysés, les signes et symboles à une époque où les lys et la croix blanche nous tiennent lieu de Marianne et de bonnet phrygien, où les lettrés voient dans la loi salique et " la langue françoise " des traits spécifiques de la nation, où le peuple déchiffre dans l'arbre et le jardin du Paradis l'image du territoire, et dans la princesse idéale la collectivité des habitants.
Beaune François ; Benameur Jeanne ; Bertina Arno ;
Résumé : "Dans un vrai festival, les nuits sont aussi importantes que les jours, l'imprévu est aussi précieux que le programme. Pour fêter la vingtième édition du festival des Correspondances de Manosque, nous avons décidé de dévoiler quelques-unes de ces nuits : souvenirs réels, légendes festivalières, pures fictions, aux lecteurs d'en juger. Il s'en passe de belles à Manosque - et encore, on ne vous a pas tout dit". Olivier Chaudenson.
Résumé : Découvertes de grottes, reconstitution de sites d'art pariétal, voire superproductions cinématographiques ou inscription au Patrimoine mondial : la Préhistoire fascine un public de plus en plus large. Mais, au-delà du spectaculaire, réducteur souvent, sait-on précisément ce qu'est la Préhistoire ? C'est à la fois une discipline et un champ de savoir. Champ de savoir, où commence-t-il ? Avec l'histoire de l'homme ? Mais s'agit-il de l'homme anatomiquement moderne, auquel cas elle débute il y a 100 000 ou 150 000 ans. Ou bien doit-on y inclure les premiers représentants du genre Homo et remonter alors à plus de 2 millions d'années ? Doit-on la faire débuter avec les premiers outils, il y a quelque 2,3 millions d'années, et y inclure alors les Australopithèques car ces outils pourraient être leur oeuvre ? Et où clore la préhistoire : selon l'opinion commune, elle s'arrête avec l'invention de l'écriture, mais celle-ci est apparue à des époques différentes selon les lieux, et elle était encore absente dans bien des sociétés il n'y a pas si longtemps. Faut-il prendre en compte des critères économiques, et extraire le Néolithique de la préhistoire ? Si les limites du champ sont encore discutées, que dire de la nature de la discipline ? Le lecteur va ici découvrir combien sont indissociables les objets de la discipline et les modes de pensée de celle-ci : concepts, outils, méthodes, modélisations. S'il va de soi que la plus grande rigueur est de mise au stade de la fouille, de la compilation des données et de leur analyse, leur exploitation fait une large place à l'interprétation. Plus encore qu'en histoire, les conclusions sont toujours susceptibles d'être reprises, reformulées, remises en cause. Qui a dit que la préhistoire n'était pas fascinante ?
Résumé : La naissance de la nation française est l'un de ces grands sujets qui, depuis plus d'un siècle, ont passionné des générations sensibilisées par trois guerres. Colette Beaune le renouvelle de manière décisive par l'analyse de l'image de la France telle qu'on la voit, qu'on l'aime ou qu'on la rêve en cette fin du Moyen Âge. La France de l'imaginaire national et monarchique, c'est-à-dire de ce qui n'a d'existence que dans les esprits et les coeurs. Trois volets : d'abord l'histoire comme forme de conscience de soi et justification du présent par le passé, la façon dont la matière de France, à partir du XIIe siècle, l'a progressivement emporté sur la matière biblique et la matière de Rome dans la fascination des savants et des clercs. Ensuite, le sacré, c'est-à-dire le lien d'élection qui a fait de la France le peuple de Dieu, par l'intercession de saint Denis, Saint Louis et saint Michel. Enfin, et pour la première fois ici analysés, les signes et symboles à une époque où les lys et la croix blanche nous tiennent lieu de Marianne et de bonnet phrygien, où les lettrés voient dans la loi salique et la "langue françoise" des traits spécifiques de la nation, où le peuple déchiffre dans l'arbre et le jardin du Paradis l'image du territoire, et dans la princesse idéale la collectivité des habitants.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.