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Jeanne d'Arc
Beaune Colette
PERRIN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782262017057
Jeanne d'Arc n'est pas très grande, ni très jolie, elle a des cheveux bruns, l'air solide, une tache rouge derrière l'oreille droite. D'un caractère trempé, elle se met parfois en colère et pleure quand elle veut. Jeanne se proclame chef de guerre pour bouter les Anglais hors de France. Elle rêve d'une nouvelle croisade afin de reconquérir Jérusalem et créer un monde nouveau. Ses voix, que le procès identifiera à celles de sainte Catherine, sainte Marguerite et saint Michel, la guident dans sa mission. Ainsi peut-on décrire la petite villageoise de Domrémy née vers 1412, étonnant mélange de culture chrétienne et de rites populaires. Son destin a croisé celui du royaume plongé dans l'interminable guerre de Cent Ans. Le roi Charles VII lui-même la reconnaît comme une prophétesse qui incarne en 1429 toutes les attentes des Français. Elle devient un mythe vivant. Et pourtant, Jeanne passera son temps à brouiller les limites sociales - paysanne, elle fait carrière à la cour -, sexuelles - vêtue en homme, elle fait la guerre -, ou religieuses - elle prêche et crée des objets sacrés. Ce charisme féminin est la source d'un pouvoir qui finira par gêner. L'incompréhension sera d'ailleurs l'un des ressorts de son procès qui la conduit pour sorcellerie au bûcher en 1431. Dans cette biographie passionnante et originale, Colette Beaune, déjà remarquée il y a quelques années pour sa Naissance de la nation France, a fait un travail magnifique d'érudition en retraçant les mentalités d'une époque qu'on croit révolue. Sa parfaite connaissance du monde médiéval offre un tableau saisissant de la vie de Jeanne, loin de l'icône politique et patriotique habituelle.
Professeur émérite d'histoire médiévale à l'Université Paris Ouest Nanterre, spécialiste de l'histoire politique, de l'histoire des femmes et de l'histoire de l'art, Colette Beaune a notamment publié le grand classique Naissance de la nation France ainsi qu'un superbe livre d'art Le miroir du pouvoir. Elle a édité le Journal d'un Bourgeois de Paris et la Chronique dite de Jean de Venette. Sa biographie de référence Jeanne d'Arc (Perrin, 2004) a reçu le prix du Sénat du livre d'histoire et fut complétée en 2008 par Jeanne d'Arc vérités et légendes (Perrin). Pour l'ensemble de son oeuvre, Colette Beaune vient de recevoir le Grand Prix d'histoire de l'Académie française (Grand Prix Gobert 2012).
Peut-on laisser tout dire, tout écrire au prétexte que la "grande" histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez "folklorique"? En quelques chapitres courts, incisifs, Colette Beaune bat en brèche tous les lieux communs qui circulent encore aujourd'hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.
Jean de Venette, né à Venette vers 1307 et mort après 1368, fut dès 1339 prieur du couvent de l?Ordre du Carmel qui se trouvait sur la place Maubert à Paris et devient supérieur de cet ordre de 1341 à 1366.
Le royaume de France est supposé reposer sur l'amour réciproque, puisque la cité des hommes copie la cité de Dieu. C'est la raison pour laquelle l'assassinat du prince est un scandale inouï. Répandre le sang sacré des rois est crime de lèse-majesté divine et humaine, et la France fut renommée pour ne pas tuer ses rois, ceci jusqu'à la fin du XVIe. L'assassinat d'Henri III (1589) et d'Henri IV (1610) puis la décapitation de Louis XVI, mirent fin à cette thématique. Puis vient l'ouragan homicide du XIXe et le non moins violant XXe siècle. Pour comprendre cette réalité française, du Moyen Age à nos jours, Colette Beaune et Nicolas Perruchot offrent, dans une démarche très accessible, l'histoire des plus importants assassinats politiques, du templier Jacques de Molay à l'attentat du Petit Clamart, en passant par le duc de Guise, Lavoisier, Marat, le duc d'Enghien ou encore Jaurès... Au-delà de récit puissant, ils expliquent que tout assassinat d'un dirigeant politique est une protestation contre l'ordre du monde, tout assassin espère le changer, qu'il s'agisse de Charlotte Corday ou Raoul Vilain (qui tua Jaurès). Le but de la violence devient alors le rétablissement d'un espace de paix et d'une société plus juste : refaire de Paris une autre Jérusalem ou faire advenir le grand soir.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.