Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Grande tribu
Beaulieu Victor-Lévy
BOREAL
15,00 €
Épuisé
EAN :9782764621110
RomanNouveauté hors office Automne 2011 Informations génériques Titre : La Grande TribuColl. : Boréal CompactAuteur(s) : Victor-Lévy Beaulieu Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 30 novembre 2011Format : 13 x 19 cm Prix : 15 eurosNombre de pages : 880ISBN : 978-2-7646-2111-0 Contenu du livre Dans le Québec équivoque et incertain dans lequel on vit, peut-on inventer un personnage de roman qui soit totalisant, donc porteur à lui seul de ce qu¿il y a dans l¿esprit de la race, de la nation et de la patrie¿? C¿est ce avec quoi se colletaille Habaquq Cauchon, en fouillant si loin dans le passé qu¿il découvre que ses ancêtres, avant leur venue en Kebek, étaient pour moitié hommes et pour moitié cochons, et que leur côté grotesque en a fait des hors-la-loi, des rebelles et des insoumis. En interrogeant quelques-uns des grands libérateurs du xixe siècle (Daniel O¿Connell, Simon Bolivar, Louis-Joseph Papineau, Charles Chiniquy, entre autres), Habaquq Cauchon se forge une identité telle qu¿elle en devient souveraine à jamais par toute l¿indépendance qui la porte enfin. L¿auteur Romancier, dramaturge, poète, essayiste et polémiste, Victor-Lévy Beaulieu est l¿un des plus grands écrivains du Québec. Auteur de nombreux romans, de pièces de théâtre et d¿essais, il écrit aussi des textes pour la radio et la télévision. Il a reçu de nombreux prix, dont le Prix du Gouverneur général du Canada en 1974, pour Don Quichotte de la démanche, et les prix Duvernay et Arthur-Buies pour l¿ensemble de son ¿uvre. En 2001, le prix Athanase-David venait couronner sa carrière littéraire. Il a récemment publié son roman, Bibi, aux éditions Grasset. 1
Victor-Lévy, héros de ce roman qui porte le même nom que son auteur, a contracté la poliomyélite au Gabon. Il y vit depuis près de trois ans pour y retrouver les indices que lui a laissés Judith, son premier amour, afin qu?il la retrouve dans un jeu de piste mondial qui l?a mené du Québec à l?Afrique centrale en passant par l?île de Pâques. Après une vie de silence, après l?avoir abandonné tout jeune homme, Judith a repris contact avec lui.Pourquoi elle ne vient pas aux rendez-vous qu?elle lui fixe de pays en pays, Victor-Lévy n?en sait rien. Il persiste à vouloir aller jusqu?au bout d?un voyage qui serait éprouvant, même pour quelqu?un qui ne serait pas infirme. Cette fois-ci, c?est la dernière étape. Tout au moins il le croit, et que Judith se montrera. Il l?attend dans un hôtel de Libreville, vidant verre de whisky sur verre de whisky.Et c?est à Libreville qu?il fait la rencontre de? Calixthe Béyala, une Camerounaise s?occupant d?enfants nécessiteux (rien à voir avec une romancière connue) et qui anime une petite librairie. Au moment où une intimité s?installe entre ces deux solitaires, Judith refait surface: elle donne rendez-vous à son ancien amant en Ethiopie, dans la vallée de l?Omo, berceau de l?humanité. Victor-Lévy Beaulieu doit aller jusqu?au bout de son voyage, vers ce commencement de l?histoire qui sera peut-être la conclusion de la sienne, pour enfin comprendre la femme en forme de devinette qui a marqué sa vie.Jeux typographiques, histoire dans l?histoire, cacophonies, jouissance du texte et de l?histoire, un livre-monde, résumé et apothéose d?une ?uvre, dans la lignée de Sterne et de Joyce ? à qui Victor-Lévy Beaulieu a d?ailleurs consacré un essai hilare de mille pages.
Résumé : Satan Belhumeur est un diable d'homme. Tanné de vivre une vie de fou et de pauvre malyreux, il s'est procuré un tonneau qu'il a roulé aux environs des Trois-Pistoles et là, écoeuré, il a laissé pourrir dans la poussière deux saint-Joseph, puis il s'est promené, flambant nu, dans la bourgade, tenant d'une main son pénis et de l'autre une lanterne. Et il s'est écrié : "Je cherche un homme!" Ce n'est que plus tard qu'il se rendra compte que cet homme qu'il cherche n'est que l'homme de lui-même.
Résumé : Voilà donc Montréal transformée en phytophage corps callipyge grâce à Dorianne sortie tout droit d'un roman de Marcel Proust : fugitive égérie que le vin fait halluciner, tous les moteurs de la ville - vrombissantes voitures phalliques - se lançant à sa poursuite pour l'écraser définitivement sur l'asphalte chaud de la nuit. Un temps, la triade que forment Pierre, Vincent et Pietr la sauvera de la mécanique nocturne mais, dès les premières pages du roman, la chose était déjà entendue : bien que s'agitant dans le labour et le débours de la nuit, les spectres, pareils aux vampires si chers à Pietr, ne sauraient résister à la remontée inéluctable du jour, Montréal redevenant l'infamie de la misère sociale, sa luminosité fourbe s'étalant comme une énorme main sale sur les choses et le monde. Dans Ces spectres agités, on est dans l'univers atomisé du Grand Morial où les affinités électives demandent encore à venir vraiment - ce choix nouveau de sa véritable parentèle, et dont le roman de Louis Hamelin pose un jalon essentiel dans notre littérature.
C'est à travers des documents plus émouvants les uns que les autres que s'effectue ce voyage au pays des saints, des illuminés, des mystiques et des infirmes, auquel s'ajoute une iconographie d'époque présentant bien les horizons que nous sommes de toutes parts. On parle ici de Ludivine Lachance, l'infirme des infirmes, sourde-muette et aveugle, de nos stigmatisés et de nos martyrs en devenir, de la tuberculose et de l'alcoolisme, des monographies de paroisses et des écrivains obscurs, des poètes naïfs et des pamphlétaires. Ce Manuel de la petite littérature du Québec, paru à l'origine en 1974, constitue un véritable panorama de la souffrance, de la dérision et du désespoir collectif.
Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière. S'inspirant en partie de la vie de René Richard, son ami et voisin de Charlevoix, et en partie de ses propres souvenirs, Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière qui l'entoure, puis sa découverte de Paris et de la Provence, et surtout la recherche patiente du sens de son art et de sa propre vie. La romancière, qui écrit ce livre au mitan de sa carrière, transforme l'existence de Pierre, ses misères et ses joies, sa soif de beauté et de plénitude, la vision à la fois exigeante et exaltée qu'il se fait de son travail de créateur, en une sorte de fable illustrant non seulement la condition de tout artiste, mais plus particulièrement de l'artiste qu'elle a voulu être elle-même, comme pour se rappeler - et raconter à ses lecteurs - ce qu'est la quête artistique à laquelle elle a voué sa vie. Ce roman a été publié pour la première fois à Montréal en 1961 et à Paris l'année suivante. Sa traduction anglaise a paru à New York et à Toronto en 1962.
Résumé : - La réduction des gaz à effet de serre (GES) mènera automatiquement à une amélioration de notre qualité de vie. - L'hydroélectricité est la clé pour l'enrichissement du Québec. - Le Canada est une grande puissance énergétique. - Il suffit de taxer le carbone pour mettre un frein au réchauffement climatique, ou tout simplement d'acheter des voitures électriques. - Le pétrole est encore là pour longtemps / Nous arrivons au bout de nos réserves. - Les provinces ont pris le relais du fédéral dans la lutte contre les GES. Voilà autant de mythes sans cesse répétés par les politiciens, les groupes d'intérêt, les porte-parole de l'industrie et les médias. Ces mythes nous donnent l'impression de maîtriser la transition énergétique et nous confortent dans l'illusion que nous avons les outils pour atteindre nos objectifs de réduction de GES sans toucher à ce qu'on appelle encore le modèle québécois. La situation n'est pas meilleure dans le reste du Canada, où l'ensemble des gouvernements provinciaux oscille entre objectifs ambitieux et inaccessibles, programmes de réduction des émissions de GES aussi coûteux qu'inefficaces ou, carrément, déni du problème. Quant au gouvernement fédéral, après trois décennies d'inaction, il tarde encore à mettre sur pied une politique nationale sur la question. Dans cet essai choc, Normand Mousseau déboulonne systématiquement chacun de ces mythes et démontre de manière irréfutable la vérité suivante : la solution au problème des changements climatiques n'est pas de nature technologique ou scientifique, mais bel et bien politique.
Jean Morisset Nous invite à redécouvrir ce Canada enfoui sous les aveuglements de l'histoire et les traductions approximatives des cartes géographiques. Il montre comment la British North America s'est fabriqué une identité à partir des cultures autochtones, canadienne et métis, tout en leur niant tout véritable pouvoir politique. En 1867, quand l'Acte de l'Amérique du Nord britannique a donné officiellement naissance au pays qui se situe au nord du 45e parallèle, les " pères de la Confédération", après moult délibérations, ont décidé de l'appeler "Canada", reprenant le nom, vocable autochtone francisé, d'une des composantes de la nouvelles entité. Le Canada serait désormais, from coast to coast, un pays arpenté, découpé et gouverné selon les principes politiques britanniques. L'anglais y serait, sinon la seule langue, du moins l'idiome nettement majoritaire. Mais le Canada d'origine, celui qui existait déjà depuis le XVIIe siècle, était un pays fort différent. Les Canadiens poussaient leurs canots et traçaient leurs sentiers sur un territoire qui allait de l'Alaska jusqu'à la Nouvelle-Espagne, de l'embouchure du Saint-Laurent jusqu'aux Rocheuses, nommant au passage rivières, lacs et montagnes, se mêlant aux nations premières, adoptant leur mode de vie, donnant naissance à une véritable culture créole, métisse, essentiellement amériquaine, comme on en retrouve aux Antilles ou au Brésil, par exemple. Que sont donc devenus ces Canadiens d'origine, dépouillés de leur nom ? Réduits majoritairement à la vallée du Saint-Laurent, ils se sont désignés, au XXe siècle, par l'expression "Canadiens français", qui est un calque de l'anglais French Canadian. Au début des années 1970, ils se sont donné le nom de "Québécois", reprenant encore une fois, paradoxalement et à leur insu semble-t-il, un terme forgé à Londres, car la Province of Quebec n'est rien d'autre que l'appellation donnée au Canada d'origine par les Anglais, avec la Proclamation royale de 1763, au lendemain de la conquête. Jean Morisset Nous invite à redécouvrir ce Canada enfoui sous les aveuglements de l'histoire et les traductions approximatives des cartes géographiques. Il montre comment la British North America s'est fabriqué une identité à partir des cultures autochtones, canadienne et métis, tout en leur niant tout véritable pouvoir politique. Il montre enfin comment les Canadiens-faits-Québécois ont participé à cette appropriation du territoire en servant d'entremetteurs pour la Convention de la Baie James, le dernier de la série des traités historiques confirmant l'"extinction" des droits autochtones au profit du Dominion of Canada. Iconoclaste, provocateur, ce livre nous invite à une réflexion en profondeur sur nos origine, sur notre identité.
Résumé : On peut venir au monde à tout âge. Pour Markus, cela se passe au début de la vingtaine, quand il s'enfuit de la communauté fermée qui l'a vu naître et qui l'étouffe. Le voici donc plongé dans le " Frais Monde ", dans la jungle urbaine, au risque de se noyer. Je vous raconte tout ainsi en vrac, les cauchemars comme les petits morceaux ridicules, pardonnez-moi si je ne sais pas faire la différence et trier les mouvements de mon univers par ordre de grandeur, car tout me semble important à dire, la douleur déchirante qu'est ma mère tout autant que ma faim sans bon sens pour les Mignonnes, tout il me semble doit être livré par le menu, de peur d'oublier les pièces d'or peut-être dissimulées dans les poubelles de ma vie. On peut venir au monde à tout âge. Pour Markus, cela se passe au début de la vingtaine, quand il s'enfuit de la communauté fermée qui l'a vu naître et qui l'étouffe. Le voici donc plongé dans le " Frais Monde ", dans la jungle urbaine, au risque de se noyer. Ce n'est pas un hasard si Markus se retrouve à aider les plus mal pris de la ville. Car Markus est différent. Il est dévoré par une flamme qui le pousse à éclairer ceux qui semblent souffrir d'obscurité - et ils sont nombreux. Comment trouver sa place sans perdre son âme ? Où se terre la Mignonne ultime qui lui fait si cruellement défaut ? Et qui est cette ombre qui veille sur lui depuis le début, ce vieil homme mystérieux que Markus surnomme " Maître K ", et qui se dérobe chaque fois qu'il l'approche ? Ce sont les mots et les yeux candides de Markus qui nous dévoilent les désastres ambulants partout, et l'aveuglement du monde libre qui court, qui court pour se fuir lui-même.