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MALHEUR D ETRE EXCLU ?
BEAULANDE
PUB SORBONNE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782859445478
Pour le droit canon, l'excommunication vise à convaincre le pécheur de revenir dans le giron de l'Église, quelle que soit la gravité de sa faute. Cependant, cette censure canonique a été abondamment utilisée comme mesure de procédure, dans les affaires d'endettement notamment. Sa puissance effective à la fin du Moyen Âge en serait réduite, si on en croit les réformateurs qui la critiquent. La réalité est plus complexe. Si le corpus normatif définit toujours l'excommunication comme la mise à l'écart de ceux qui sont rétifs à l'autorité de l'Église, les archives des officialités révèlent à la fois les usages réels de la censure auprès des fidèles ordinaires, pour obtenir d'eux un comportement conforme aux exigences chrétiennes, et la perception de l'excommunication par ces mêmes fidèles. Ceux-ci considèrent l'excommunication comme une atteinte à leur honneur et au lien social. Cependant, celui-ci est dans les faits préservé par les proches de l'excommunié, peu soucieux de respecter strictement la censure. L'idéal reste cependant pour chacun la participation à l'intégralité de la vie paroissiale et en conséquence l'absolution effective. L'excommunication apparaît donc bien comme un révélateur des relations entre l'Église et ses fidèles en cette fin du Moyen Âge.
. Au coeur du Moyen Age, la réforme dite " grégorienne ", conduite sous l'impulsion de la papauté, vise à confondre Eglise et société. L'institution ecclésiastique, dont la structuration et la hiérarchisation s'accroissent, entend encadrer la vie de l'ensemble de la population dans sa dimension collective, individuelle et même intime. C'est en abordant l'Eglise médiévale sous l'angle d'une histoire sociale du religieux que l'historiographie a accompli ses progrès les plus significatifs au cours des deux dernières décennies. CENTRALISATION ET HIERARCHISATION DE L'EGLISE L'Eglise, un corps hiérarchique et centralisé Le monde des réguliers Gouverner par le droit L'hérésie existe-t-elle ? Gouverner en assemblée Gouverner par la grâce Eglise et royauté Les chrétientés médiévales Le bas clergé et la paroisse PRATIQUES RELIGIEUSES ET DEVOTIONS La pratique des sacrements La piété médiévale : vers le Christ par les saints Le salut, une oeuvre collective ? Eduquer les fidèles et normer les comportements Pratique religieuse, pratique sociale Les vivants et les morts EGLISE, CULTURE ET SOCIETE Eglise et pouvoir seigneurial L'Eglise et les femmes, d'Eve à la recluse Eglise, sexualité, mariage Christianiser la guerre ? L'Eglise et le profit L'Eglise et les savoirs La charité en actes Une société de l'exclusion
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.