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LE RECIT, LA LETTRE ET LE CORPS. Essais bibliques
Beauchamp Paul
CERF
42,00 €
Épuisé
EAN :9782204046626
Dans " L'Un et l Autre Testament ", P. Beauchamp s'efforçait de nous restituer la manière originale dont la Bible écoute Dieu. Dans cet ouvrage qui regroupe des essais récents, il s'attache à montrer comment le rapport des deux testaments nous fournit la clé du passage entre la Bible et les cultures proches et lointaines. La première partie (" la lettre ") fait le point sur l'exégèse d'aujourd'hui. Les spiritualistes, comme les positivistes, ont toujours achoppé sur la " lettre " biblique. L'auteur renouvelle le vieux débat sur " lettre " et " esprit " à partir de la notion de " corps ", corps individuel et corps d'un peuple. La catégorie de " lettre " souligne la différence avec la parole et elle inscrit la parole dans la durée, c'est-à-dire dans la société. C'est justement le corps entendu comme ce qui ne peut être sans l'esprit qui fait l'objet de la deuxième partie. La lettre " ne passe pas " : elle s'accomplit dans le corps. A quelles conditions reconnaître comme référent des Ecritures ce " corps " qui est Christ et Eglise, qui est peuple et deux peuples en un seul ? La troisième partie fait intervenir la catégorie de récit, ouverture biblique aux cultures du monde. Il s'agit de confronter la Bible à l'universel. Ici, l'auteur prend le risque d'écrire son propre récit biblique sans renoncer à le fonder dans une théorie de la culture. Et à chaque étape, il s'interroge sur les conditions du passage de ce récit aux cultures du monde. Finalement, et c'est là tout le prix de cet ouvrage, la démarche exigeante de P. Beauchamp débouche sur une véritable théologie de la culture en termes bibliques. Il nous aide ainsi à comprendre comment la Bible propose son récit particulier à toutes les nations.
Prenant pour sujet d'étude le thème de la séparation, à partir du récit biblique des sept jours de la création (Gn 1,1-2,4a), Paul Beauchamp a su rapprocher la méthode exégétique des sciences du langage et des sciences humaines. Publié en 1969 dans la "Bibliothèque de sciences religieuses", ce premier ouvrage de Paul Beauchamp est un grand classique de l'exégèse des années qui ont suivi le concile Vatican II. Toujours cité mais devenu introuvable, ce livre se devait de redevenir disponible. Biographie de l'auteur Paul Beauchamp, s.j. (1924-2001), a enseigné comme professeur d'exégèse de l'Ancien Testament à la faculté de théologie de Lyon-Fourvière puis au Centre Sèvres, à Paris. Par ses ouvrages d'exégèse biblique, il s'est adressé aussi bien aux spécialistes qu'à un plus large public, notamment avec son dernier livre Cinquante portraits bibliques.
Résumé : Dans ce livre, le regard ne cesse d'aller " d'une montagne à l'autre ", et dans les deux sens : du Sinaï, où Moïse reçut le Décalogue inscrit dans les deux tables de la Loi, au mont de Galilée, où Jésus prononce, selon l'évangile de Matthieu, le Discours (ou le Sermon) sur la montagne. Si le Décalogue (les " dix paroles ", plutôt que les " dix commandements ") surplombe de toute la hauteur du Sinaï l'itinéraire entier de l'histoire sainte, le périple se termine avec la croix, qui s'élève en attirant les regards sur un condamné. Elle est donc centrale pour toute réflexion chrétienne sur la loi. " D'une montagne à l'autre " : on pourrait aussi dire d'un abîme à l'autre, comme le suggère précisément la croix. A la Loi et à la justice répondent en effet la transgression, l'injustice, le péché, la violence... et peut-être, plus essentielle encore, l'idolâtrie. Avec cette méditation sur les " montagnes de la Loi " (il y en eut d'autres que le Sinaï et la colline de Galilée), Paul Beauchamp poursuit sa réflexion capitale sur " l'un et l'autre Testament ".
Résumé : Paul Beauchamp raconte ici l'histoire biblique, "l'histoire sainte", à travers ses grandes et moins grandes figures, à la fois différentes et solidaires. "Toute l'histoire recommence avec chacune", mais autrement et de façon neuve, et chacune reconduit vers les Ecritures elles-mêmes. Mais comprendre n'est pas tout, il faut sentir. C'est pourquoi des dessins de Pierre Grassignoux viennent illustrer les chapitres, comme pour un repos pendant la lecture. Tirés de l'art des temps de la chrétienté, ils font saisir à quel point le peuple chrétien s'est vu greffé, à travers Jésus, sur le peuple du premier Testament, à quel point il s'est identifié aux personnages bibliques, qu'il n'a cessé de représenter autour de lui, dans les églises où il célébrait sa foi.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.