Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
YASSER ARAFAT M'A REGARDE ET M'A SOURI
BAZZI YUSSEF
GALLIMARD
15,15 €
Épuisé
EAN :9782070785940
Été 1981. J'ai quatorze ans. Mahmoud al-Tapi inscrit mon nom dans le registre avant de m'accompagner au dépôt. On me remet une paire de rangers, un uniforme kaki, une tornade rouge (l'insigne du Parti) à mettre sur l'épaule, une ceinture avec trois chargeurs, deux grenades et une kalachnikov, dont l'extrémité du canon -acier russe, 11 mm de diamètre- est sciée. Je suis affecté aux Forces centrales d'intervention du Parti social nationaliste syrien à Beyrouth. Le salaire est de 600 livres libanaises et un paquet de cigarettes par jour. . Yasser Arafat m'a regardé et m'a souri est le journal d'un combattant précoce durant cinq années de guerre civile libanaise, le livre cicatriciel d'un ex-enfant-soldat. Bref récit fragmenté, à l'écriture blanche et visuelle, il. entraîne le lecteur sur les talons d'un gosse qui vit d'abord la guerre comme une escapade, ce qui le conduit à éprouver la part la plus irréelle du réel. C'est aussi le texte brut et pacifié d'un poète qui s'engage dans la prose sans rien renier des puissances secrètes de sa langue.
Bozzi Riccardo ; Ascari Giancarlo ; Valentinis Pia
Résumé : Un recueil illustré en jaune et noir : cinquante lettres de refus imaginaires aux chefs-d'?uvre des écrivains les plus célèbres, de Homère à Samuel Beckett en passant par William Shakespeare, Georges Simenon, Virginia Woolf ou Marcel Proust, mais aussi Charles M. Schulz ("Peanuts") ou encore Sigmund Freud. Au travers de ces missives, c'est au contraire à un exercice d'admiration que Ricardo Bozzi s'emploie, saluant le génie des auteurs comme de leurs chefs-d'?uvre !
Résumé : Fixé par écrit ou même adapté dans une forme littéraire élevée, le récit de tradition orale n'en continue pas moins de renvoyer à la modalité vocale-auditive de sa communication. Qu'est-ce à dire, sinon qu'analyser ce genre de textes pour mettre à découvert les indices d'oralité qui y subsistent, et déceler les points de conjonction du permanent et du variable, ne font qu'un ? Ce qui revient à relever que les motifs peuvent varier à l'extrême tout en restant amarrés au même thème, et que les mêmes personnages peuvent se retrouver dans plusieurs récits sans s'effilocher ou perdre leur identité.
Dans les Mille et une nuits, un roi emporté par un oiseau géant dans un château reçoit chaque nuit les faveurs d'une de ces dames, jusqu'au jour où il ouvre une porte interdite et devient exclu à jamais de ce paradis entre terre et ciel. Traduisant et commentant un conte parallèle des Cent et une nuits, Gaudefroy-Demombyne a attiré l'attention sur un petit roman manuscrit, Hélas sur le passé !, qui s'avère transmettre la tradition de cette mésaventure la plus proche de celles des Nuits.
Résumé : Des randonneurs découvrent une forêt. En la traversant, ils apprennent à s'y adapter et développent des comportements utiles pour leur survie et leur confort. Au fur et à mesure de leur parcours, elle se transforme. Petit bois de pins au début, elle devient une forêt luxuriante habitée par de nombreux animaux, puis les arbres deviennent plus rares, la pente plus raide et la terre plus aride. Au bout du chemin, il y a un précipice, que même le plus expérimenté des randonneurs ne peut éviter. Ce qu'il y a au-delà est un mystère. Certains parlent d'un petit bois de jeunes pins.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.