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La princesse et le singe. Essais sur le conte arabe de tradition orale
Bazzi Rachid
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9791041300990
La mise par écrit d'un conte ne rime pas forcément avec son entrée dans un régime de pure écriture. Aussi, le lecteur de bon nombre de contes arabes mis par écrit, ceux desMille et une nuits en l'occurrence, peut-il discerner entre les lignes du texte qu'il a sous les yeux - et à des profondeurs variables - tant les effets de la composition mémorielle à laquelle procédait le conteur, que les traces de la présence de l'auditoire devant lequel il se produisait. D'ailleurs, la comparaison des textes contenus dans les Nuits avec des contes dont l'oralité ne souffre aucune contestation, comme le conte marocain de tradition orale, laisse paraître des points de contact plaidant en faveur de leur profonde affinité. Le lecteur rompu aux récits contenus dans le recueil arabe et qui s'intéresse de près au conte de tradition purement orale, pourrait relever que sous les divergences de surface se trouvent des similitudes d'ordre structurel qui rendent facile la transgression de la ligne trop fragile que représente l'écrit. Un conte des Nuits et un conte populaire marocain peuvent alors confondre leurs frontières sans que cela porte à conséquence.
Le passage de l'oral à l'écrit est un processus complexe qui appelle une théorie doublement articulée. D'un côté, en hébergeant l'oral, l'écrit ne se limite pas à l'apprivoiser. De l'autre, l'oral peut refuser de se laisser réduire au silence. Les Mille et une nuits participent de ce statut ambigu. De sorte que leur lecteur peut discerner entre les lignes du texte qu'il a sous les yeux, et à des profondeurs variables, tant les effets de la composition mémorielle à laquelle procédait le conteur, que les traces de la présence de l'auditoire devant lequel il se produisait.
Ce livre est destiné aux étudiants et aux enseignants des trois cycles universitaires du système LMD intéressés par les domaines des sciences de la matière, des sciences technologiques et des sciences biologiques et médicales. Il décrit d'une manière claire et pédagogique les concepts fondamentaux des phénomènes de surface et d'interfaces permettant ainsi de mieux comprendre les mécanismes des processus d'adsorption et de catalyse. Il est composé de six chapitres portant sur les phénomènes de surface et d'interfaces, les propriétés physico-chimiques de la tensioactivité ainsi que les différentes méthodes de mesure de la tension superficielle. Le processus d'adsorption sous ses différents types, formes et natures ainsi que les principaux modèles mathématiques des isothermes et les paramètres expérimentaux ont été également développés dans cet ouvrage. Une importance particulière a été accordée à la catalyse homogène et à la catalyse hétérogène, à la cinétique et aux mécanismes des réactions catalysées, à l'énergie d'activation, aux différentes méthodes de préparation des catalyseurs, à la photo-catalyse ainsi qu'aux domaines d'application de la catalyse aussi bien à l'échelle du laboratoire qu'à l'échelle industrielle.
Le Conseil de la concurrence au Maroc fait actuellement l'objet de mutations, illustrées notamment par sa constitutionnalisation en 2011, et son installation en 2018, peinant à trouver sa place dans un contexte socio-économique déjà délicat et complexe. Des voix s'élèvent pour critiquer le déficit de concurrence, la prégnance de l'économie de rente, les monopoles injustifiés, les prix uniformes et certaines aides publiques de nature à fausser la concurrence. Dans ce contexte, le présent ouvrage s'est attaché à examiner à quoi se référaient l'indépendance du Conseil de la concurrence du Maroc et sa régulation de la concurrence des marchés. Ainsi, cette analyse juridique a pris comme point de départ la nouvelle législation de la concurrence, au regard notamment, du droit français. L'étude explore également l'indépendance "revendiquée" de ce conseil au prisme de la réforme de l'Etat, c'est-à-dire de comprendre comment se matérialisent les caractéristiques institutionnelles d'une autorité de concurrence. Cette démarche repose d'une part sur des éléments organiques et fonctionnels (budget, structure, gouvernante, règles de procédure, ressources humaines et matérielles) qui constituent des inputs" et d'autre part, des formes et des contenus de son action sur les marchés "outputs".
Dans les Mille et une nuits, un roi emporté par un oiseau géant dans un château reçoit chaque nuit les faveurs d'une de ces dames, jusqu'au jour où il ouvre une porte interdite et devient exclu à jamais de ce paradis entre terre et ciel. Traduisant et commentant un conte parallèle des Cent et une nuits, Gaudefroy-Demombyne a attiré l'attention sur un petit roman manuscrit, Hélas sur le passé !, qui s'avère transmettre la tradition de cette mésaventure la plus proche de celles des Nuits.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.