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Les Tribunaux Populaires de la Révolution et les droits de l'Homme
Bayala Blanchard Emmanuel
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782343130392
Cet ouvrage traite des Tribunaux Populaires de la Révolution (TPR), tribunaux d'exception mis en place par le Conseil National de la Révolution (CNR) lors de la Révolution populaire et démocratique survenue en Haute-Volta le 4 août 1983. L'ordonnance portant création des TPR, prise quelques semaines seulement après l'accession au pouvoir du CNR, demeure l'une des décisions les plus importantes du régime révolutionnaire mené tambour battant sous la houlette du Capitaine Thomas Sankara. Il s'agissait alors de sanctionner la mal-gouvernance tout en faisant la lumière sur la gestion des biens de l'Etat par les régimes précédents. Reprenant ici, tel qu'il avait été rédigé à l'époque, le texte de son mémoire de maîtrise de droit soutenu en juin 1984, l'auteur s'engage dans une analyse rigoureuse et objective de cette juridiction d'exception qui marque de son empreinte l'histoire de ce pays, devenu plus tard le Burkina Faso. Ecrit au plus fort de la révolution, ce texte, dont l'auteur ne s'embarrasse pas de langue de bois, est l'oeuvre d'un juriste et financier qui a occupé des postes importants dans la haute fonction publique de son pays.
Pauline a 14 ans et vit à Pantin entre une mère qui la néglige et un frère délinquant. Elle ne va plus à l'école, passe ses journées dans la rue jusqu'à sa rencontre avec Mathilde, prof de français d'un type spécial qui décide de l'héberger. Et Pauline, fille de banlieue ordinaire, à la fois soumise et révoltée, se met à découvrir un monde autre que la violence: la complexité des sentiments et la difficulté d'aimer. Calixthe Beyala en restitue l'itinéraire, les drames et les attentes avec humour, tendresse et une liberté de ton qui en rend le destin attachant et incomparablement vrai.
Cameroun. Terre pétrie de sentines, embrochée de lianes et de marigots, asile de superstitions et de serpents-boas... Au milieu, un village "cocorico-misérable", un coin de brousse écrasé de soleil, de poussière. On sarcle les champs, on prépare le nfoufou, on rêve de lendemains meilleurs, ailleurs... Assèze grandit là, entre mère et grand-mère. Herbe folle parmi tant d'autres. Puis Awono est arrivé dans sa belle auto noire. Quand il repart pour la ville, tout est dit. Assèze ira vivre chez lui, à Douala. Là-bas, l'attend Sorraya, soeur inconnue tant désirée, si vite détestée... Des lumières crues de Douala aux clandés parisiens, de la chaleur africaine aux puants frimas du métro, la route d'Assèze est chaotique et multicolore. Ses rêves sont à la hauteur de son désespoir. Ses cris sont ceux du peuple noir.
Elle est noire, africaine, écrivain, célibataire. Il est blanc, occidental, star de télé, marié. Elle se bat pour les déshérités et côtoie la misère ; il ne reçoit que les célébrités et vit dans l'opulence. Pourtant, de leur rencontre improbable va naître un amour fou. Elle lui fait découvrir le monde inconnu de l'entraide et de la solidarité, les bouis-bouis de Belleville ou de Pantin. À 60 ans passés, il s'aperçoit qu'il n'a jamais éprouvé un sentiment comme celui-là : aimer, désirer, ne rien vouloir d'autre qu'être avec celle qu'on aime... Du même auteur : Les Honneurs perdus ; La Plantation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.