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FORMES DE L'INTENTION
BAXANDALL MICHAEL
ED. J. CHAMBON
26,40 €
Épuisé
EAN :9782877112109
Nous parlons sans cesse des peintures, nous leur consacrons des livres, des préfaces, des comptes rendus. Tout cela pour les mettre en perspective, les expliquer, pour dire leur intérêt, déchiffrer leur signification. L'ouvrage de Michael Baxandall prend au sérieux ces activités qui ont une parenté aujourd'hui lointaine mais pas complètement interrompue avec l'ekphrasis de la Renaissance. C'est une analyse épistémologique des conditions de notre compréhension et de notre aperception des ?uvres. En ce sens, ce livre a quelque chose d'un grand ouvrage théorique - quelque chose d'une critique de la vision pure. Il s'agit, pour Baxandall, de comprendre comment nous interprétons les formes d'une ?uvre d'art par rapport aux intentions qui nous paraissent avoir présidé à sa production. Comment se fait-il qu'une ?uvre soit comme elle est et comme, pensons-nous, elle a été voulue par son auteur ? Le titre Formes de l'intention doit recevoir ici toute sa force : c'est une structure qui seule permet d'appréhender des intentions. C'est une structure encore qui seule permet aux intentions d'exister. Nous ne comprenons rien à ce qui échappe à une structure de déterminations conceptuelles et nous ne créons rien, non plus, en dehors de telles structures.
Si les ombres font partie de notre expérience visuelle et s'il arrive que nous y prêtions attention, leur rôle dans notre connaissance du monde, et singulièrement en peinture, reste mystérieux.Michael Baxandall, poursuivant une réflexion engagée de longue date sur l'attention visuelle, confronte les oeuvres et les réflexions d'artistes comme Largillierre, Oudry et Chardin aux théories d'hommes de science comme Bouguer, Forney ou Lambert. Puisant dans les recherches les plus récentes sur la perception et mobilisant, notamment, les apports des sciences cognitives et de l'infographie, il propose aussi une lecture nouvelle d'oeuvres classiques (Giotto, Masaccio) et montre tout le parti qu'on peut tirer de cette investigation dans l'analyse du Jeune Dessinateur de Chardin, dont la peinture de l'ombre est à la fois le médium et le thème.Esthétique, pratique artistique et théorie de la connaissance convergent ici avec la science optique pour explorer d'une façon originale une composante de la perception visuelle familière à l'historien de l'art, mais, curieusement, encore fort peu étudiée.
Baxandall Michael ; Boucheron Patrick ; Brock Maur
Résumé : Les orateurs, c'est le nom que se donnaient ceux que nous appelons les humanistes et dont Baxandall étudie la doctrine esthétique, contemporaine de la naissance de la grande peinture florentine du XVIe siècle. A dessein de restituer le latin dans sa pureté, ils adoptent une esthétique intégralement marquée par un projet qui porte sur le langage. D'où l'essai d'appliquer aux tableaux des catégories grammaticales ou rhétoriques, comme le prouve la notion de composition inventée par Alberti, qui permet de traiter un tableau comme une période : une phrase composée de parties ordonnées et hiérarchisées à des fins de beauté oratoire. Michael Baxandall donne à voir les oeuvres de la Renaissance d'un regard neuf : celui des intellectuels qui en ont forgé l'esthétique.
Résumé : Histoire sociale et histoire de l'art ne font qu'un : c'est ce qu'après tant d'études qui ne se sont intéressées qu'à la signification propre de l'oeuvre d'art, ou à sa signification purement sociale, illustre admirablement Michael Baxandall (1933-2008), historien anglais, sur l'exemple de la peinture italienne de la Renaissance. A quelle demande exacte répondaient Masaccio, Filippo Lippi, Andrea del Castagno ou Fra Angelico ? De quel sens leurs oeuvres étaient-elles chargées, et comment les regardaient leurs destinataires et leurs commanditaires ? C'est à ce type de questions que répond l'auteur en analysant le marché de l'art, à travers les contrats, les correspondances et les registres de comptes. En montrant aussi comment les dispositions visuelles nées de la vie quotidienne, religieuse, sociale ou commerciale de l'époque sont devenues des éléments déterminants du style du peintre. Retrouver l'oeil du Quattrocento, c'est rafraîchir le nôtre.
Résumé : Cora Bender et son mari Gereon ont décidé de profiter de cette belle journée ensoleillée pour pique-niquer au bord d'un lac. Assise sur sa serviette de plage, Cora est en train de couper une pomme pour son petit garçon. Devant eux, des jeunes gens rient et s'amusent en écoutant de la musique. Soudain, elle se lève, se dirige vers le groupe et poignarde l'un des hommes a plusieurs reprises. La police est dépêchée sur les lieux, mais il n'y a aucun doute possible, Cora a avoué son crime et des dizaines de témoins affirment l'avoir vue tuer le jeune homme. Pourtant, le commissaire Rudolf Grovian, chargé de l'affaire, refuse de boucler si facilement le dossier. Il veut comprendre ce qui a poussé une jeune femme, a priori sans histoire, à commettre un tel geste. Commence alors une plongée vertigineuse et fascinante dans l'âme tourmentée de Cora et dons le sombre passé d'une famille tout entière tournée vers sa jeune soeur atteinte d'une maladie rare.
Résumé : 1951, dans une petite ville d'Autriche. Deux décennies se sont écoulées lorsque Betty, que tout le monde croit morte, revient, incognito, dans la maison où elle a vécu avec sa famille. A l'invitation du jeune homme et de la belle-mère de ce dernier, qui l'accueillent et voient en elle un potentiel acquéreur, elle séjourne dans la chambre d'amis. Elle y trouve alors une boîte contenant de vieilles photos qui la replongent aussitôt dans son passé...
Résumé : Entre roman policier et secrets de famille, le roman d'Alex Berg décrit la complexité de ces destins d'exilés (ici, celui très actuel d'une petite Syrienne) où les familles sont brisées et le passé souvent enfoui sous les décombres de l'Histoire.
Ditfurth Christian von ; Chambon Jacqueline-Thérès
La deuxième affaire criminelle du Pr Stachelmann, du département d'histoire de l'université de Hambourg, va une fois de plus le mettre directement en cause et lui faire même connaître la prison.On fête un nouveau confrère, le Pr Griesbach, autrefois citoyen de RDA, qui arrive de Berlin accompagné de sa ravissante épouse. Stachelmann est immédiatement séduit et ne résiste pas quand celle-ci le drague un soir où son mari est parti en voyage. Et quand, les jours suivants, le mari n'est toujours pas rentré, c'est tout naturellement à lui qu'elle demande de partir à sa recherche à Berlin. Là, il découvre que Griesbach, passé à l'Ouest, était à la tête d'une filière de passeurs qui aidait ceux qui voulaient fuir le régime. Stachelmann rentre bredouille, mais lorsqu'il ouvre la coffre de sa voiture, c'est le cadavre de Griesbach qu'il y trouve...Dans cet excellent policier, nourri d'histoire, c'est cette fois la Stasi, avec ses insidieuses méthodes d'intimidation et son habileté à manipuler les consciences, qui est au c?ur de l'énigme, quatorze ans après la fin de la RDA.