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L'INVENTION DU CHOMAGE. Histoire et transformation d'une catégorie en France des années 1890 aux ann
Baverez Nicolas ; Salais Robert ; Reynaud Bénédict
PUF
10,65 €
Épuisé
EAN :9782130499435
La perte d'un lien avec un patron, dûment identifié, fut une condition essentielle de l'appartenance à la catégorie de chômeur, pour les statisticiens comme dans les règles de fonctionnement des fonds de secours au chômage.A partir des années 1930, le rôle de l'entreprise s'estompe au profit de celui de l'Etat. Ainsi peut-on résumer la convention keynésienne de plein-emploi. De multiples institutions ont été créées, essentiellement des années 1930 aux années 1950, organisant les interventions économique et financière de l'Etat en direction des entreprises, sociale vers les individus. L'Etat devient le médiateur obligé, lointain et anonyme de la relation de travail. Le chômeur est un individu disponible pour travailler, qui recherche un emploi salarié et auquel l'Etat doit trouver un emploi, en vertu de la responsabilité de plein-emploi que lui a confiée la Constitution de 1946, puis celle de 1958.Si ce modèle a pour effet d'étendre la reconnaissance de l'état de chômeur, au-delà de l'entreprise, à de nouvelles catégories d'individus, il masque en revanche en les médiatisant les responsabilités de l'entreprise à l'égard du chômage et de l'emploi."Robert SALAIS,Nicolas BAVEREZ,Bénédicte REYNAUD.
Cent-cinquante ans après sa mort, Alexis de Tocqueville reste un mystère. Trop libéral pour la droite, trop aristocrate pour la gauche, il est un démocrate de raison et non de coeur. Son génie est d'avoir pensé la démocratie dans toutes ses dimensions, notamment sa face sombre - la tyrannie de la majorité et sa passion pour l'égalité - qui peut la faire basculer dans le despotisme. Voilà pourquoi il est d'une actualité saisissante au moment où les nations libres traversent une crise sans précédent depuis les années 1930. Nul mieux que lui n'a montré que la démocratie peut s'effondrer de l'intérieur, sous l'effet de l'individualisme, des émotions collectives et de la fascination pour la violence. Nul mieux que lui n'a souligné qu'elle dispose de formidables ressources pour relever les défis nés des transformations du capitalisme, des régimes ou des idéologies qui entendent la détruire. Car Tocqueville est aussi un combattant de la liberté, qui a lutté pour l'abolition de l'esclavage, la réforme du système pénitentiaire et l'enracinement de la République. Un combattant de la liberté qui nous rappelle qu'elle dépend de l'engagement de chacun à la défendre.
2040. Le nouveau directeur général du FMI débarque à Paris. Son regard est singulier en raison de ses fonctions, du contexte - la France est au bord de la faillite et de sa décision dépend notre sort - et de ses origines: il est africain! Dans ce récit, écrit sous forme épistolaire à sa femme, c'est une France bloquée par les grèves, anesthésiée par un gouvernement qui est dans un déni total, menacée de ne plus payer ses fonctionnaires et décidée à refuser tout changement qui apparait. C'est une fresque à la fois drôle et terrifiante de ce qui pourrait arriver si... Un extraordinaire essai entre économie et politique par le plus lucide des observateurs de notre pays qui mêle anticipation et reportage, le tout appuyé sur des anecdotes vraies et une documentation incontestable.
Résumé : L'Etat islamique peut-il être vaincu ? La Russie de Poutine est-elle un adversaire ou un allié ? Est-il encore temps d'éviter la prochaine crise financière ? La révolution numérique va-t-elle transformer le capitalisme ou dévaster la classe moyenne ? Quels sont les mécanismes qui ont permis le décollage économique de l'Afrique ? Autant de questions qui déterminent notre avenir. L'histoire s'est emballée. Elle est faite de ruptures et de violence, mais aussi de formidables progrès : la réduction de la pauvreté, le développement des pays émergents, la société ouverte, la transition énergétique, l'intelligence artificielle. De nouveaux continents émergent ; d'autres disparaissent. Nous vivons à l'heure des disruptions, c'est-à-dire des événements imprévus et extrêmes. Elles fragilisent les Etats et les sociétés, rendant le monde beaucoup plus instable et dangereux. Elles déstabilisent les démocraties, laissant les dirigeants désemparés. Oui, nous dansons sur un volcan ! Et l'humanité n'a que deux choix : l'effondrement ou l'adaptation aux révolutions en cours dans un monde où l'Occident, qui a perdu le monopole du leadership, doit se réinventer.
Résumé : La France est aujourd'hui l'homme malade d'une Europe décadente. A la crise économique a succédé la crise sociale, puis la crise institutionnelle. Enfermée dans le chômage structurel de masse, le malthusianisme économique et le dérèglement de son système politique, elle a renoué avec une spirale de déclin comparable à celle des années 1930. Devant l'accélération de l'histoire déclenchée par l'après-guerre froide et la mondialisation, la société française est restée immobile. Et les Trente Piteuses ont pris la suite des Trente Glorieuses. Il n'y a cependant pas plus de fatalité à la décadence qu'au redressement. Le rétablissement de l'Etat de droit, la création de richesses et d'emplois, la construction d'une Union politique ne dépendent que de la volonté des Français et de la lucidité retrouvée de leurs dirigeants. Face au renouveau des passions extrémistes et des utopies sociales, au réveil agressif des identités ethniques ou religieuses, cessons d'attendre un improbable salut de l'avènement de l'euro, d'une hypothétique fin du travail ou de l'intervention d'un homme providentiel. Le temps nous est désormais compté. Assez rêvé, assez gémi. Au travail.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein