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Les aventures du lieutenant Maréchal
Baverel Bruno
INDES SAVANTES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782846545969
Les aventures du lieutenant Maréchal était à l'origine le titre choisi par le cinéaste Jean Renoir pour son projet d'un film se déroulant durant la Première Guerre mondiale à laquelle il avait lui-même participé dans l'Aviation. Sa rencontre avec le pilote rochefortais Victor Ménard qui lui remit le récit très précis de son évasion d'Allemagne en 1916 avec le lieutenant Armand Pinsard, lui permit d'élaborer la trame de son film qui deviendra son chef-d'oeuvre, La Grande Illusion, sorti en 1937 dans les salles avec Jean Gabin et Pierre Fresnay en vedettes. Lorsqu'on demanda plus tard à Renoir pourquoi il avait changé le titre Les aventures du lieutenant Maréchal pour celui de La Grande Illusion, il eut cette réponse lacunaire ? : "? Parce qu'il ne voulait rien dire de précis... ? "
Le 1er mai 1916 une explosion extrêmement violente de 220 tonnes de mélinite fit au total 177 victimes et plus de 500 blessés dans l'usine d'explosifs Vandier & Despret à La Rochelle en Charente-Inférieure. Tous les journaux de l'époque parlèrent de cette catastrophe qui fut le plus grand accident industriel en France pour l'effort de guerre pendant la Première Guerre Mondiale. Presqu'un siècle plus tard, par un jour brumeux de 2014, au fond d'une grange poussiéreuse des Deux-Sèvres, de nombreuses voitures anciennes furent retrouvées qu'un collectionneur excentrique avait entreposées là depuis de nombreuses années. Parmi elles, une Ford T qu'un certain Jacques Vandier avait acquise au salon de l'automobile de Paris en 1913. Aujourd'hui, dernier témoin du drame, cette vieille dame non dépourvue d'âme, nous conte ce qui se passa dans l'usine Vandier & Despret ce 1er mai 1916 à La Rochelle...
En Norvège, au mois de janvier 1955, par le plus grand des hasards fut retrouvé sur l'île de Mageroya un manuscrit défraîchi oublié dans la bibliothèque d'une ancienne infirmerie militaire. Daté du 6 octobre 1926, sur les pages jaunies du vieux manuscrit étaient relatées les mémoires d'un nommé Mathurin Tardy dont certains ici parmi les plus anciens avaient gardé le vague souvenir d'un docteur français qui exerça autrefois la médecine à Honningsvåg, la capitale de l'île sur la côte sud.
Jacques Vallée Des Barreaux reçut de Frédéric Lachèvre le titre de Prince des libertins, lui que Chapelain nommait dans ses lettres "l'illustre débauché". Libertin, débauché, il le fut, comme il fut illustre pour ses contemporains qui l'évoquèrent dans de brefs poèmes et dans des chansons. Mais celui qui aimait choquer, qui disposait d'une fortune lui permettant toutes les extravagances, fut aussi, pendant sa longue vie, fidèle aux mêmes amis et au même serviteur. Il a semblé utile de tenter de cerner, à la lumière de documents inédits, la personnalité du libertin, en faisant la part de la légende, de déterminer la nature de son libertinage et de publier ceux de ses poèmes qui ont pu être retrouvés et qui, jugés sans passion, font découvrir sinon un astre de première grandeur du moins un très honnête poète, sensible, dont le libertinage est étroitement lié à la peur de la mort. En appendice, on trouvera, entre autres documents, la correspondance de Des Barreaux avec Théophile de Viau, traduite en français, et l'œuvre qui a valu à son oncle Geoffroy Vallée de mourir sur le bûcher, La Béatitude des chrétiens, ou le fléo de la foy.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.