Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les religieuses de Castille. Patronage aristocratique et ordre cistercien (XIIe-XIIIe siècles)
Baury Ghislain ; Rucquoi Adeline
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753520516
Le monachisme féminin a longtemps posé de sérieux problèmes à la hiérarchie ecclésiastique. La plupart des règles monastiques intéressent l'orientation spirituelle de communautés masculines qui ont choisi de vivre ensemble. Rares sont alors les textes qui prennent en compte le désir de certaines femmes d'adopter également une vie en commun dédiée à la prière et au service divin. Cet ouvrage s'attache à l'histoire de trois communautés féminines cisterciennes fondées entre 1169 et 1246 au nord-est du royaume de Castille. S'écartant des analyses traditionnelles menées par les historiens espagnols, qui portaient presque essentiellement sur le patrimoine acquis et géré par ces institutions, l'auteur propose de mettre en valeur les caractères spécifiques de ces fondations au travers des rapports qu'elles entretiennent avec leurs fondateurs, avec l'ordre de Cîteaux et avec le roi de Castille, avant d'expliquer les caractéristiques de leur économie. Le livre ambitionne d'affiner les réponses apportées jusqu'à présent à ces trois grandes problématiques : la nature des rapports entre les groupes aristocratiques et les communautés religieuses, le rôle institutionnel de Cîteaux dans l'histoire des abbayes et l'éventuelle spécificité du temporel des cisterciennes. Ce questionnement impose d'examiner l'histoire des abbayes depuis l'époque des premières fondations, dans les années 1160, jusqu'au début des mutations du Moyen Age tardif, susceptibles d'avoir bouleversé l'organisation économique des temporels.
Partout en Europe, c'est dans le cadre des " pays " primitifs (comtés, duchés, principautés) que les noblesses ont affirmé leur vocation politique. L'absorption de ces " pays " dans des ensembles plus vastes n'a pas aboli les structures de représentation (assemblées d'états, diètes, cortès) dans lesquelles les corps nobiliaires se sont épanouis comme " représentants-nés " de territoires en voie de provincialisation. Cet ouvrage étudie le rôle que les noblesses européennes ont joué dans les phénomènes de résistance et de renouvellement des pouvoirs intermédiaires sous les anciens régimes. Il prolonge la réflexion au-delà de 1789 pour comprendre comment, en France, la noblesse s'est adaptée à la mutation des cadres territoriaux et à la centralisation du pouvoir.
C'est un document oublié de l'Histoire que ce carnet découvert par Michel Baury, lequel en fait une présentation et une analyse lumineuse car elle permet, en parallèle avec la lecture du carnet, de comprendre l'enchaînement des événements de l'épouvantable tragédie d'Oradour-sur-Glane. Ecrit 6 mois après les évènements, un certain Mathieu Borie, y raconte de façon détaillée comment il est parvenu, en compagnie d'une poignée d'hommes, à sortir vivant de l'enfer d'Oradour. Son épopée couchée sur un cahier d'écolier d'une centaine de pages et illustré de photographies en noir et blanc est écrite sans fioriture avec les mots d'un simple d'ouvrier, trace d'une culture aujourd'hui disparue et nous fait revivre cette sombre page de notre histoire depuis l'intérieur du massacre. Un récit à contre-courant du discours officiel qui lève le voile sur certains non-dits et apporte des éclairages nouveaux sur le massacre d'Oradour-sur-Glane.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.