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Tours entre Lumières et Révolution. Pouvoir municipal et métamorphoses d'une ville (1764-1792)
Baumier Béatrice
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753503519
Cet ouvrage étudie la ville de Tours de 1764 - date de la réforme municipale conçue par L'Averdy, contrôleur général des finances de Louis XV - jusqu'à l'été 1792, lorsque prit fin la monarchie constitutionnelle ; il franchit ainsi la " frontière " chronologique de 1789 traditionnellement retenue par les historiens. S'appuyant sur un dépouillement quasi systématique des délibérations municipales et sur des documents conservés dans d'autres dépôts d'archives, Béatrice Baumier analyse l'évolution de l'institution municipale et les raisons pour lesquelles elle fut la seule, de toutes les administrations d'Ancien Régime, à survivre à la Révolution. En suivant les maires et les échevins dans leur gestion quotidienne, il montre comment leur manière de gouverner a progressivement changé. Touchés par les " idées nouvelles " de leur temps, ces hommes surent mener à bien des projets majeurs, malgré des finances et des pouvoirs limités: ainsi, pendant que les ingénieurs du roi bouleversaient la physionomie de la cité, le corps de ville rétablissait les foires franches, décidait 1'" illumination " des rues et apportait son soutien aux établissements d'enseignement médical ou industriel - actions qui contribuèrent amplement au réveil de la ville. L'auteur dessine de la sorte le portrait collectif d'hommes entreprenants, moins résignés que leurs prédécesseurs, et animés d'une " éthique communautaire " nouvelle: le souci d'améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens comptait désormais autant à leurs yeux que la reconnaissance sociale apportée par le pouvoir. Brisant l'image traditionnelle de " belle endormie " de la ville de Tours, ce livre décrit une cité dynamique et en plein renouveau, qui participe au réveil économique du royaume à la veille de la Révolution, de la façade atlantique notamment. Tout en renouvelant l'histoire d'une capitale provinciale, il permet de mieux comprendre les institutions, la société urbaine, les modalités d'exercice du pouvoir, les réseaux d'influence, le développement de la conscience civique et la transition politique et culturelle de l'Ancien Régime à la Révolution.
Résumé : Dans une époque bouleversée par les guerres en Europe et les querelles religieuses, saint Vincent de Paul (1581-1660) représente avec éclat la charité chrétienne. Sa vie est une aventure romanesque où jouent le spirituel et le politique. Né au sein d'une famille pauvre, il est confronté aux puissants de son temps : Richelieu, Mazarin et surtout la régente Anne d'Autriche dont il devient un des conseillers. Auparavant berger dans les Landes, prêtre, il consacre sa vie aux déshérités : paysans misérables, enfants abandonnés, galériens. Il fonde les S?urs de la Charité et la congrégation des prêtres de la Mission (lazaristes). II participe à la Contre-Réforme catholique et aux débats avec les jansénistes. Il ranime enfin l'Église de son siècle avec sa conception d'un Christ des pauvres qui continue de rayonner dans le monde grâce à ses fondations. Dans cette émouvante biographie, Matthieu Baumier montre comment cet homme a secoué son époque un peu comme l'abbé Pierre a su le faire à la nôtre.
Présentation de l'éditeur Avec la chute du mur de Berlin, un chapitre de l'histoire contemporaine s'est clos et un autre s'est ouvert. L'effondrement politique d'une partie du monde bipolaire devait en toute logique entraîner une évolution de l'autre. Le post-communisme a donc généré la post-démocratie. Nous y sommes entrés sans nous en apercevoir. Le jeu démocratique est un jeu de moins en moins démocratique. La démocratie formelle remplace la démocratie réelle. Les clivages politiques et les enjeux démocratiques s'estompent, la presse qui se dit encore libre est de plus en plus mimétique, le règne de la loi est proclamé mais non respecté, les guerres se déclarent pour des motifs mensongers, les élections sont un spectacle sans enjeux et souvent sans électeurs, le cynisme règne. La réalité médiatisée impose une image du monde que nous prenons pour le monde. La post-démocratie annoncée par Bernanos puis par Zinoviev est en marche. Au travers de six thèmes et autant de chapitres, Matthieu Baumier montre que la post-démocratie n'est pas l'après de la démocratie mais bien un autre régime dans lequel le mot " démocratie " est instrumentalisé et vidé de son sens. Ces six chapitres sont : 1. Le travestissement de la réalité ; 2. La montée totalitaire d'un islam radical ; 3. La paix en tant que guerre permanente ; 4. Le négationnisme individualiste ; 5. L'agression faite aux corps ; 6. Le développement sectaire d'une conception de l'Homme auto-divinisé. En relevant les caractéristiques de ce nouveau système qui ne dit pas son nom, l'auteur pose une question angoissante : l'Homme post-démocratique est-il encore une Personne humaine ? Cet ouvrage précurseur est aussi un vibrant plaidoyer pour la démocratie.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?