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La ville, une impression sociale
Baudry Patrick
CIRCE
14,20 €
Épuisé
EAN :9782842423247
La mise en relation du corps, de l'image et des mondesurbains, mène à l'idée d'un exil fondateur, d'un déracinementheureux. On est ici très loin de l'obligation de participation oudu souci d'intégration. Etre auteur suppose un détachement.Celui-ci ne suppose pas une pédagogie. Il est radical. Voici lepostulat, simple et sans discussion: nous sommes toujoursdans une in-situation que donnent le corps, l'image et la ville.Identité indécise, urbanisation étalée, rapport à l'imagecomplexe... Voilà tout ce que l'on sait déjà. Mais il fautenfoncer un clou décalé. En passant comme par méandres,mouvements, indécisions (et décisions aussi) par JacquesRéda, Edward Hopper, François Bon. La ville, une impressionsociale analyse l'incommunication et le décalage, commemanières d'être au monde. Une impression, c'est à la fois cequi devrait donner un sentiment fort et ce qui se tient enretrait, sans assurance. Une certaine sérénité tragique vientparfois d'une simple "impression".
Publicités, revues érotiques, exploits sportifs sont les révélateurs d'une violence suicidaire multiforme et transversale. "Etre en forme" suppose le dépassement de soi et des limites : l'extrême devient l'un des leitmotive de notre société. Le risque de mort, réel ou fantasmatique, s'intègre à une logique médiatisée. Ce livre en étudie les pratiques, les discours, les représentations. Images publicitaires, revues féminines et masculines, pratiques sportives et para-sportives, mettent en scène une " forme bestiale et sensuelle, capable de défis incessants, de records insensés, de performances extrêmes et hors limites. Dans une perspective socio-anthropologique, il faut différencier la ritualité initiatique de cette logique contemporaine où la réalisation de soi se confond avec l'autodestruction. Mais il faut aussi distinguer une "ritualité détraquée" qui caractérise les conduites suicidaires : lorsque celui qui se tue se positionne à la limite de ce qui fonde le rapport au monde. Par ses multiples aspects, le corps extrême est un analyseur privilégié des rapports à la mort et à l'autre.
Résumé : De quoi est faite l'industrie du sexe aujourd'hui ? Quel sens donner au formidable essor de ce marché ? Du magazine " de charme ", à la revue porno ou la vidéo hard, Patrick Baudry propose une lecture des produits contemporains de la pornographie et de leur consommation. Partant du constat que la pornographie propose une imagerie, des pratiques et des mises en scène radicalement distinctes de la sexualité vécue, il montre que cette différence tient à l'écart qu'il y a entre regarder, voir et visionner, entre sexe et sexualité, entre la ritualité sexuelle et le spectacle pornographique. Il était urgent de s'interroger sur cette dimension à la fois dérobée et très visible des sociétés contemporaines : loin de se laisser circonscrire à un outil de satisfaction des pulsions, la pornographie est devenue un monde, profondément révélateur, à l'âge des mass médias, d'un nouveau rapport de l'individu à soi, à l'autre et au monde.
Résumé : Plus de soixante ans après la disparition de Mermoz dans l'Atlantique Sud, le spationaute Patrick Baudry et le reporter-photographe Cyril Le Tourneur d'Ison s'envolent sur la trace des héros de l'Aéropostale. 13 400 kilomètres, plus de dix escales et une belle soixantaine de vol à bord d'un seul et même avion : la Princesse des étoiles, hydravion amphibie des années 30. D'escales mythiques en vols de nuit, ils revivent les grands moments de la fabuleuse aventure des pionniers du courrier aérien. Chaque étape donne à Patrick Baudry l'occasion de livrer ses impressions et de dégager les symboles forts de ce vol. Digne héritier des pilotes de l'Aéropostale, l'homme du cosmos a le regard tourné vers les défis du prochain millénaire. Pour lui, ils sont de la même trempe que ceux des anciens défricheurs du ciel. Témoin attentif, Cyril Le Tourneur d'Ison tient le carnet de bord. De Toulouse à Santiago du Chili subsistent encore les derniers vestiges de l'épopée bouleversante dont Mermoz, Guillaumet et Saint-Ex furent les héros. Souvenirs, images d'archives et émotions vécues se mêlent ici dans une juxtaposition audacieuse.
Résumé : Depuis le 1er février 2003, date de l'explosion dans le ciel du Texas de la navette Columbia, la politique de l'homme dans l'espace semble de plus en plus compromise. En fait, nous explique Patrick Baudry, voilà plus de vingt ans que les programmes spatiaux ont pris une mauvaise orientation. Médiatisation-spectacle, mépris de l'être humain dans les vols habités, intérêts industriels colossaux et des milliers d'emplois, certes, mais pour quoi faire ? Aujourd'hui, des spationautes tournent en permanence en orbite basse autour de la Terre, sans que nul progrès scientifique, nulle réelle découverte ne soit à espérer de ces rondes sans fin. Où est passé l'incroyable challenge du début, la véritable " conquête " de l'espace ? Pourquoi ne pas mettre en place un programme plus ambitieux ? C'est ce que nous propose ce livre coup de gueule, qui non seulement dénonce les dérives du système, mais nous démontre qu'il n'est pas vain de vouloir nous risquer au-delà de nos frontières : l'être humain l'a toujours fait, ne serait-ce que pour assurer sa survie. La nôtre, à long terme, passe sans doute par d'autres planètes. Alors pourquoi ne pas reprendre, dès maintenant, le chemin des étoiles ?
Chaque vers est enfant de l'amour" écrivait Marina Tsvétaïéva. Mais si l'exacerbation amoureuse, l'intensité de la passion, est effectivement une des caractéristiques de son oeuvre, ce qui frappe avant tout, au-delà de la liste infinie des "muses" masculines ou féminines, c'est qu'elle n'est que très peu assimilable à la poésie amoureuse, classique ou moderne. Il s'agit non pas tant de chanter, célébrer, sanctifier l'objet de sa passion, son propre sentiment, de mettre en scène l'épiphanie de l'amour ou la souffrance de la séparation, que de fonder sa poésie, donc son être même, sur un "absolu de l'amour" antérieur au monde et qui trouve sa plus parfaite expression dans le langage fondateur. La poétique de la rupture, propre à Tsvétaïéva, déterminait elle-même dans une grande mesure son comportement amoureux. Le traducteur s'est par conséquent efforcé de restituer les articulations sémantico-prosodiques de cette "étreinte de poésie" qui, lorsqu'elle aura reflué, ne pourra déboucher que sur la mort. "Puisque j'aurai pu cesser d'écrire des poèmes, je pourrai aussi un beau jour cesser d'aimer. Alors, je mourrai. Et ce sera bien sûr un suicide, car mon désir d'amour est tout entier désir de mort", avait-elle consigné dès mars 1919 avec une précision cliniquement prémonitoire. Marina Tsvétaïéva, un des plus grands poètes russes, avait choisi l'exil en 1922 puis était rentrée en Union Soviétique dix-sept ans plus tard, avant de se pendre à une vieille poutre le dernier dimanche du mois d'août 1941.
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Résumé : " Aimer quelqu'un ou quelque chose signifie ou consiste dans le fait, entre autres choses, de prendre ses intérêts comme des raisons d'agir pour servir ces intérêts. L'amour est lui-même, pour celui qui aime, une source de raisons. Il crée les raisons par lesquelles ses actes d'intérêt et d'attachement amoureux sont inspirés... "
Pour qui chercherait ici des définitions de la modernité, la lecture sera décevante. L'histoire du siècle passé, celle que pour l'instant nous vivons (mais savons-nous ce que nous vivons ? avons-nous la moindre idée de ce qui se fomente ?), ont donné d'autres significations à ce qui, par exemple, pour Rimbaud précisément, se jouait dans l'ordre de l'" inouï, du fulgurant, de l'illuminant ". D'autres idées sur ce qui peut être appelé " commencement " se sont frayé, se frayent leur chemin. Elles les discernent, ces commencements, comme plus dispersés, plus dissimulés, moins spectaculaires, et surtout, tributaires de la répétition, du ressassement, parfois de l'après-coup de mornes rabâchage. Tout dans ce numéro, sans en faire systématiquement la critique, est à côté des idées qui ont cours sur la modernité et la post-modernité. L'inattendu se révèle véritablement inattendu, sans tambours ni trompettes, la plupart du temps en marge du champ officiel de la pensée, et parfois du champ social de l'innovation. C'est, pour nous, de ce côté que sont les surprises.