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Produire du nouveau ? Arts - techniques - sciences en Europe (1400-1900)
Baudry Jérôme ; Blanc Jan ; Ratcliff Marc ; Wenger
CNRS EDITIONS
39,00 €
Épuisé
EAN :9782271132222
Qu'elle soit inscrite dans une réflexion sur la "création", l'"invention", la "découverte" ou l'"innovation", la nouveauté participe indéniablement des transformations des sociétés. Mais existe-t-il des processus de production du nouveau propres à ce que nous appelons aujourd'hui, en les distinguant, les "arts", les "techniques" et les "sciences" ? Un peintre, un ingénieur et un savant "inventent"-ils différemment, à des époques où les frontières sont ténues, comme l'indique l'utilisation des termes d'"arts" et d'"artiste" en un sens large jusqu'au XIXe siècle ? Les assujettissements sociaux et économiques - commandes et marchés, contraintes de temps et d'argent, enjeux de pouvoir - fonctionnent-ils de manière analogue dans ces contextes différents ? Dans tous ces domaines, faut-il penser que le nouveau est le produit de combinaisons inédites issues de matériaux déjà existants ? Que retenir du mythe du génie inventif et de l'inventeur héroïque qui voudrait que les novateurs - artistes, artisans, savants, industriels, chercheurs - n'innovent véritablement qu'en faisant table rase ? En s'intéressant à la fois aux discours et aux pratiques de la nouveauté dans les arts, les techniques et les sciences du XVe au XIXe siècle en Europe, cet ouvrage propose de questionner la pertinence de ces catégories et d'identifier les différentes manières dont les sociétés envisagées ont tenté de penser et de produire du nouveau. A travers des études de cas et des études comparées, il s'agit de penser dans sa diversité et ses ambiguïtés la production du nouveau en contexte.
À la nuit tombée, deux fantômes apparaissent à la fenêtre de Jojo Lapin. Le pauvre lapin n'est pas très rassuré. Et pourtant, il n'y croit pas vraiment. Quelque chose lui dit qu'il n'a pas à faire à de vrais fantômes...
Quelle place accorde-t-on aux morts ? Comment l'espace des morts se construit-il dans la société contemporaine ? Pourquoi les rites instaurés par la tradition ont-ils évolué au point d'accorder une importance si infime aux défunts ? Notre démarche et nos comportements, réduits au cadre des obsèques et du cimetière, sont-ils devenus le signe d'un imaginaire singulièrement appauvri ? Le monde des morts ne nous concernerait-il plus ? Pour répondre à ces questions, il est utile de rappeler les enjeux des rites funéraires, la valeur de l'institution culturelle, du rapport à l'invisible. On aurait tort de penser que seules les sociétés traditionnelles ont encore besoin d'entretenir un dialogue avec leurs morts. Les relations entre les morts et les vivants, mobilisant des imaginaires qui s'actualisent dans des gestes et des paroles, ne sont pas seulement essentielles parce qu'elles soutiennent la construction obligatoire d'un rapport à la mort. Elles sont tout aussi indispensables en ce qu'elles participent au maintien des liens sociaux et à la création d'une culture fondamentale qui s'inscrit dans la vie quotidienne. La place des morts donne à ce monde une dimension autre qui le rend humainement habitable.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.