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A la recherche d'un sens : littérature et vérité. Mélanges offerts à Monique Gosselin-Noat Tome 1
Baudelle Yves ; Deguy Jacques ; Morzewski Christia
PU SEPTENTRION
30,00 €
Épuisé
EAN :9782908481808
Monique Gosselin-Noat, qui fut professeur de littérature française à l'Université Charles-de-Gaulle - Lille 3 puis à Paris X-Nanterre, a su conquérir au cours de ses cinquante ans de carrière l'estime unanime de ses collègues et l'attachement indéfectible de ses étudiants, notamment ceux dont elle a dirigé la thèse. Sur le plan scientifique, elle est depuis longtemps reconnue comme l'une des toutes meilleures spécialistes de Bernanos, mais son rayonnement de chercheur dépasse son auteur de prédilection. Elle qui fut vice-présidente de la Société d'étude de la littérature française du XXe siècle a en effet publié sur tous les grands romanciers de l'époque, laissant une oeuvre qui brille non seulement par son étendue, mais par la remarquable conjugaison d'une poétique et d'une phénoménologie. Dans l'hommage que lui rendent ici ses anciens collègues, ses disciples, ses amis, on reconnaîtra de très nombreuses signatures de premier plan. Rigoureusement organisé suivant un plan chronologique qui a la profondeur de champ d'une histoire littéraire, le présent ouvrage rassemble des compétences rarement réunies autour d'une question commune, que Monique Gosselin-Noat n'a cessé de poser alors même que sa génération, d'obédience formaliste, l'avait écartée comme oiseuse, sinon métaphysique : quelle sorte de vérité peut donc nous livrer la littérature ?
Premier roman d'un inconnu et immense succès de librairie, Sous le soleil de Satan (1926) nous livre la peinture acide d'un monde moderne déchristianisé où se détachent, pathétiques et grandioses sur un fond de ténèbres, des personnages impossibles: une adolescente hystérique, homicide et suicidaire; un prêtre intrépide et exalté, transfiguré en athlète de la foi; enfin Satan lui-même, que l'on n'avait plus revu dans une fiction depuis les romantiques...Le présent ouvrage montre comment Bernanos, en sismographe du surnaturel, défie les lois du genre romanesque et en repousse les limites jusqu'aux frontières d'une épopée métaphysique. Il s'agit de la première étude d'ensemble consacrée à ce chef-d'oeuvre qui inspira au cinéaste Maurice Pialat l'un de ses plus beaux films, palme d'or à Cannes en 1987.
Robert Merle est surtout connu pour ses deux premiers romans : Week-end à Zuydcoote (prix Goncourt 1949, porté à l'écran en 1964 par Henri Verneuil, avant que Christopher Nolan ne s'empare du sujet en 2017 avec Dunkerque) et La mort est mon métier (1953), plongée dans la conscience d'un tortionnaire nazi qui préfigurait Les Bienveillantes de Jonathan Littell (Goncourt 2006). Mais l'oeuvre de Robert Merle est bien plus vaste, qui comprend notamment la fresque historique Fortune de France (1977-2003, six volumes vendus à plus de cinq millions d'exemplaires). Le présent ouvrage est centré sur trois romans, L'Ile (1962), Malevil (1972) et Les Hommes protégés (1974), qui ont en commun d'être des fictions anthropologiques : que se passe-t-il dans les sociétés humaines quand on se trouve jeté sur une île inaccessible (L'Ile reprend l'histoire des révoltés du Bounty), quand une explosion nucléaire a dépeuplé la planète (Malevil, porté à l'écran en 1981 par Christian de Chalonge) ou quand une épidémie d'encéphalite qui ne touche que les hommes conduit les femmes à prendre en main l'avenir de l'humanité (Les Hommes protégés)? Un demi-siècle après leur parution, ces romans exigeaient d'être relus par les meilleurs spécialistes parce qu'ils résonnent aujourd'hui d'une singulière actualité, posant les questions les plus aiguës de notre présent : la crise écologique, celle des réfugiés et les suites de l'affaire Weinstein.
Epreuve décisive du Capes, de l'agrégation, la dissertation littéraire générale est certes l'héritière de l'ancienne rhétorique mais elle n'est plus un exercice académique. En s'adaptant à la modernisation de la critique universitaire et au renouvellement des savoirs, elle a en effet évolué dans le sens d'une plus grande rigueur théorique et conceptuelle. C'est pourquoi cet ouvrage est à la fois un outil méthodologique et un manuel de structuration du domaine littéraire. Son ambition est d'en couvrir la plus grande étendue. Ce livre propose 47 corrigés pour la plus plupart entièrement rédigés. Au-delà des candidats aux concours, il est destiné à tous les étudiants de lettres qui y trouveront un véritable cours de littérature générale.
Ce hors série a été spécialement élaboré à l'intention des candidats aux trois agrégations de lettres, Sous le soleil de Satan, le roman qui rendit célèbre Bernanos, ayant été inscrit au programme du concours 2009. Le sommaire de ce numéro spécial a été conçu pour couvrir l'ensemble des questions attendues : situation historique et littéraire, structure, décor, personnages principaux, techniques narratives et allusions bibliques. L'ensemble est complété d'une bibliographie à l'usage des étudiants, pour qui ce numéro devrait se révéler indispensable.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.