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Petits poèmes en prose. 1 CD audio
Baudelaire Charles ; Cotten Philippe ; Beauget Yve
SOUS LA LIME
21,50 €
Épuisé
EAN :9782909398778
Il est de certains textes qui peuvent nous accompagner pendant des dizaines d'années, nous obséder par moments sans que l'on puisse se résoudre à les affronter réellement jusqu'à ce que, atteignant un âge respectable, cette circonstance nous commande de le faire. Les poèmes en prose de Baudelaire sont de ceux-là. Tous les thèmes de la modernité, l'obsession, l'acte gratuit, la mélancolie, le suicide, l'envie de meurtre sont disposés çà et là comme des pièges dans lesquels nous nous précipitons tour à tour en tant que victime, bourreau, puis assassin, laissant notre âme dans un déséquilibre avancé dont la seule issue est le rire. Le rire de l'homme sur lui-même. Ces poèmes en prose font penser aux sonnets de Shakespeare qui sont comme un laboratoire de l'artiste, de la figure de l'artiste et de son art et de leurs rapports au monde, voire à l'éternité. Ce qui fait que ces textes seront toujours absolument modernes.
Avec Les Fleurs du Mal commence la poésie moderne : le lyrisme subjectif s'efface devant cette « impersonnalité volontaire » que Baudelaire a lui-même postulée ; la nature et ses retours cycliques cèdent la place au décor urbain et à ses changements marqués par l'Histoire, et il arrive que le poète accède au beau par l'expérience de la laideur. Quant au mal affiché dès le titre du recueil, s'il nous apporte la preuve que l'art ici se dénoue de la morale, il n'en préserve pas moins la profonde spiritualité des poèmes.D'où la stupeur que Baudelaire put ressentir quand le Tribunal de la Seine condamna la première édition de 1857 pour « outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs » et l'obligea à retrancher six pièces du volume - donc à remettre en cause la structure du recueil qu'il avait si précisément concertée. En 1861, la seconde édition fut augmentée de trente-cinq pièces, puis Baudelaire continua d'écrire pour son livre d'autres poèmes encore. Mais après la censure, c'est la mort qui vint l'empêcher de donner aux Fleurs du Mal la forme définitive qu'il souhaitait - et que nous ne connaîtrons jamais.
TOME I : Les Fleurs du Mal - Poésies diverses - Le Spleen de Paris - Les Paradis artificiels - Essais et nouvelles - Théâtre - Journaux intimes - Carnet.
Lorsqu'il commence à publier ses petits poèmes en prose dans des revues et des journaux, Baudelaire a beau les qualifier modestement de " bagatelles ", il a pleinement conscience de ce qu'ils ont de singulier. Et nous le savons mieux désormais, ce qui s'inaugure de manière capitale dans ces textes qui visent à capter l'étrangeté du quotidien de son temps, ce n'est rien moins qu'une forme littéraire nouvelle. Rimbaud et Mallarmé vont s'en souvenir très vite - et bien d'autres après eux. Bien que le poète y songeât depuis 1857, l'année des Fleurs du Mal, Le Spleen de Paris ne parut que deux ans après sa mort, en 1869. Ses poèmes en prose constituaient pourtant à ses yeux le " pendant " de ses pièces en vers, et les deux livres, en effet, se font écho à maints égards. Mais à la différence des Fleurs du Mal, ce n'est pas ici un recueil composé qui nous est offert : un espace de liberté, bien plutôt, où le flâneur témoigne d'un nouveau regard venu à l'homme moderne pour lequel la réalité multiplie ses images
17 poèmes mis en musique et interprétés par Benoît Desrat. 15 auteurs : Louis Aragon, Max Jacob, Louise Labe, Alfred de Musset, Pierre de Ronsard, Jean-Pierre Rosnay, Boris Vian.
Résumé : La nuit du 31 décembre 1899, une tireuse de cartes entraîne une bande de fêtards riches et misérables dans les rues de Paris. Les artistes mènent la danse : Toulouse Lautrec, La Goulue, Sarah Bernhardt, Erik Satie et tant d'autres... Mais est-ce bien seulement de 1899 dont il s'agit ?