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Plon-Plon. Le Bonaparte rouge
Battesti Michèle
PERRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782262022860
Le prince Napoléon (1822-1891), dit Plon-Plon, fils du roi Jérôme, le plus jeune frère de Napoléon 1er, était le cousin germain de Napoléon III. Esprit libre, il fut perçu comme l'enfant terrible du Second Empire. Il fut sans doute le personnage le plus vilipendé de son temps. Car cet héritier au caractère bien trempé ne renia jamais ses idées libérales et anticléricales, ni ses amis tels Proudhon, Flaubert, Renan, Taine, George Sand, Alexandre Dumas, parfois en délicatesse avec le pouvoir. Indifférent au qu'en-dira-t-on, il affichait ses liaisons tapageuses avec des actrices, dont la tragédienne Rachel, ou des courtisanes de haut vol comme Jeanne de Tourbey, Anna Deslions ou Cora Pearl. Représentant l'aile radicale du bonapartisme, il siégea avec l'extrême gauche durant la Seconde République, ce qui lui valut le surnom de "prince rouge", et condamna le coup d'Etat du 2 décembre 1851, avant d'entrer à reculons dans la peau d'une altesse impériale, lors de la restauration de l'Empire. L'homme avait une foi absolue dans le progrès et encouragea les revendications ouvrières au point de se retrouver, involontairement, à l'origine de la Ie Internationale. Contre toutes les oppressions, à commencer par l'esclavage, Plon-Plon était d'une curiosité intellectuelle insatiable. Collectionneur et mécène, il relança la mode de l'Antique et parraina Gustave Moreau. C'est le visionnaire, cet observateur mordant et intelligent, véritable personnage de roman, que cette biographie donne à découvrir en même temps qu'un siècle novateur et bouillonnant.
La présence d'oasis dans le Sahara peut sembler une aberration écologique. Les palmeraies et les jardins qu'elles abritent sont en fait le fruit d'une conquête millénaire qui se poursuit encore aujourd'hui. Ces paysages artificiels, terroirs soigneusement façonnés et entretenus, sont l'archétype des systèmes naturels anthropisés. Cet ouvrage a été réalisé à partir d'enquêtes de terrain menées dans le Jérid tunisien, mais aussi dans le Tassili n'Ajjer (Djanet, Algérie) et l'oued Draa (Zagora, Maroc). Si cette perspective comparative révèle la diversité des pratiques et savoirs oasiens et des relations à l'environnement, elle met aussi en valeur les dynamiques locales qui se déploient au-delà de l'habituel dualisme entre tradition et modernité. Par ailleurs, plusieurs échelles d'étude, de la planche de cultures au jardin et du parcellaire à la palmeraie, permettent de souligner la variété des articulations entre facteurs écologiques, économiques et sociaux. Le Sahara cultivé n'offre pas une mais des natures oasiennes en constante évolution, construites à partir de cette richesse anthropologique.
La révolution démocratique du 25 janvier en Egypte, pays-pivot du monde arabe, ébranle un système despotique qui domine depuis plusieurs décennies et annonce une nouvelle ère pour tous les peuples de la région. Il n'existe cependant en France, depuis la parution en 1977 de L'Egypte d'aujourd?hui, permanences et changements, 1805-1976, (éd. du CNRS), aucun ouvrage de référence soulignant à la fois les transformations profondes de la société égyptienne et les blocages institutionnels et politiques propres au régime du président Moubarak. Pour combler cette lacune, quarante chercheurs et enseignants, qui comptent parmi les meilleurs spécialistes de l?Egypte, se proposent dans la présente somme d?analyser tous les aspects de la vie économique, sociale, politique et culturelle et de tracer des pistes de réflexion permettant d'aborder les derniers événements dans leur véritable contexte, au-delà des préjugés et des clichés. On trouvera ainsi des articles substantiels sur l'explosion démographique et son impact inévitable sur l'aménagement du territoire ; la situation politique et la crispation du régime de Moubarak face à la mondialisation ; les transformations économiques ultralibérales qui ont institutionnalisé la corruption et exacerbé les inégalités sociales ; les nouveaux modes de consommation ; la vie sociale au quotidien (santé, justice, éducation, emploi, jeunesse, condition des femmes) ; la place de la religion dans la société ; enfin, la culture à travers ses divers moyens d'expression et la place des intellectuels.
Richez-Battesti Nadine ; Gianfaldoni Patrick ; Tib
Banques Populaires, Crédit Mutuel, Caisses d'Épargne... malgré la déréglementation, malgré la mondialisation, les banques coopératives jouent un rôle important et positif dans le financement de l'économie. Elles sont là, même pour corriger moult injustices : elles renforcent l'économie sociale et solidaire, elles soutiennent les associations, elles contribuent à la vitalité des milieux urbains ou ruraux défavorisés. Les auteurs soulignent la force des banques de l'économie sociale à s'adapter tout en veillant à leurs missions : du microcrédit d'un côté, du capital risque de l'autre ; placements en Bourse, mais aussi placements solidaires, placements éthiques et autres investissements socialement responsables. Cette étude exhaustive et minutieuse de la finance coopérative s'adresse aux chercheurs en sciences économiques, juridiques et sociales, mais aussi aux responsables du monde de l'entreprise, de la banque et des associations.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.