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Perceval le fou. Autobiographie d'un schizophrène
Bateson Gregory
PAYOT
31,95 €
Épuisé
EAN :9782228895262
« Une autre fois, mes esprits se mirent à me chanter un air nouveau: "Tu es dans un asile de fous, tra-la-la... si tu n'y es pas, tu y es quand même, tra-la-la"... Mes voix m'avaient trompé si souvent que je ne voulais plus les croire alors qu'elles me disaient la vérité... J'en vins à comprendre que j'étais toujours sur terre, mais dans des circonstances extrêmement pénibles puisque je me trouvais dans un asile de fous... » Ainsi parlait John Thomas Perceval en 1835, dans un récit qui constitue un réel apport à notre connaissance de la schizophrénie. Au cours de ses luttes intérieures pour comprendre son expérience de psychotique, Perceval découvrit non seulement ce que nous appellerions aujourd'hui l'inconscient freudien, mais aussi ce type de phénomène que Freud appela par la suite la « psychopathologie de la vie quotidienne ». On s'apercevra, avec la description qu'il fait des traitements qu'on lui fit subir, qu'à quelques détails près la psychiatrie moderne n'a pas tellement évolué: la camisole chimique n'a fait que remplacer la camisole de force et les barbituriques et psychotropes, les chaînes et les bains glacés...
Biographie de l'auteur Gregory Bateson (1904-1980) a tenté, dans les différentes disciplines qu'il a traversées, de construire une description cybernétique et systémique du vivant. Il est notamment l'auteur de La Cérémonie du Naven (Minuit, 1971) et de Une unité sacrée. Quelques pas de plus vers une écologie de l'esprit (Seuil, 1996).
Dans ce livre, Gegory Bateson et Jurgen Ruesch font converger théorie des jeux, psychologie expérimentale, cybernétique, théorie des systèmes et théorie des types logiques pour élaborer une théorie de la communication. Les deux domaines d'application qui y sont privilégiés sont le champ psychiatrique et le champ social. Les présupposés épistémologiques de la psychiatrie y sont examinés, ainsi que la façon dont elle peut être enrichie par une théorie moderne de la communication. Par ailleurs, sont étudiées à la même lumière les notions de culture, de groupe social ou de valeurs sociales. Ce livre fondateur, qui est un classique des sciences sociales anglo-saxonnes, n'avait jamais été traduit en français.
Le parcours de Gregory Bateson (1904-1980) a été d'une diversité qui n'est pas sans inquiéter les "spécialistes": biologie, anthropologie, psychiatrie, théorie du jeu, évolution, communication chez les mammifères, systèmes et paradoxes logiques, épistémologie, pathologie des relations (alcoolisme, schizophrénie), théorie de l'apprentissage, examen critique de la science. Ce trajet vertigineux masque cependant l'unité d'une recherche, qui s'est exprimée à travers des domaines différents. Partout Bateson introduit les notions de la cybernétique et de la philosophie analytique, la théorie des systèmes et la théorie des types logiques. Ces niveaux de généralisation permettent d'avancer à travers les paradoxes: l'hypothèse du double bind, figure qui se trouverait aux racines mêmes de la schizophrénie, s'est montrée extrêmement productive: la thérapie familiale s'en est très largement inspirée. Bateson est devenu le maître à penser de toute une génération de chercheurs. Il a su ouvrir la pensée occidentale à ce qu'elle pouvait tirer du taoïsme ou du zen: la sortie des culs-de-sac de l'intellect par la percée verticale vers un autre niveau de recherche. Voici en deux tomes, recueillis et organisé par l'auteur, ce cheminement foisonnant vers un nouveau type de savoir.
Pékin, 1935. Ella Maillart et le journaliste espion Peter Fleming - qui inspirera à son frère le personnage de James Bond - quittent la cité impériale. Leur but : traverser la Chine d'est en ouest, atteindre les oasis interdites du Xinjiang, berceau d'une culture millénaire, et, de là, gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram. En toute clandestinité, car le Turkestan chinois, dont la population ouigours est à majorité musulmane, est alors en plein soulèvement..."De la côte chinoise à l'Inde mogole, sans doute le plus beau trajet de pleine terre qu'on puisse faire sur cette planète. Ce récit magnifique est aussi un livre heureux." (Nicolas Bouvier)Notes Biographiques : Ella Maillart (1903 - 1997) est une des voyageuses les plus étonnantes du XXe siècle. Exploratrice par quête de vérité, écrivain et journaliste par nécessité, photographe par goût, Ella Maillart, célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, va parcourir les régions les plus réculées de la planète, dans des conditions qui relevaient de la plus pure aventure. En 1930 et en 1932, elle découvre le Caucase et l'Asie centrale. En 1935, en Chine, elle accomplit un raid extraordinaire dans les contrées désertiques au nord du Tibet et au Sinkiang. Plus tard, guidée par quelques sages hindous, les sentiers du monde furent remplacés par le sentier vers le soi. Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-theme-font:minor-fareast; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} Nicolas Bouvier (1929-1998), l'un des plus grands écrivains voyageurs de langue française, est notamment l'auteur de L'Usage du monde.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi