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L'Etat africain et sa diaspora face à la mondialisation. La nation dans l'entre-deux
Batchom Paul Elvic ; Moundounga Mouity Patrice
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782343225722
La question de la diaspora en Afrique est devenue une problématique éloquente, au regard des interrogations sur son apport, sa participation politique, son impact sur le développement de l'Afrique et sa contribution protéiforme aux conflits en vigueur sur le continent. Une littérature foisonnante essaie d'accompagner au plan heuristique cet intérêt majeur pour la diaspora. De toute évidence, la comparaison avec les diasporas archétypales telles que celles juive, indienne, chinoise et libanaise nourrit les fantasmes les plus surréalistes, les craintes les plus exagérées et les attentes les plus insoupçonnées. Cet ouvrage a mis en commun les réflexions de plusieurs jeunes politologues africains francophones. Il contribue à l'analyse du phénomène de la diaspora en tant qu'expression de l'entre-deux de la nation, et les multiples incidences d'une telle double-présence sur la politique dans les pays d'origine. A partir d'études de cas de certains pays tels que le Cameroun, le Gabon, le Sénégal et la Côte d'Ivoire, il fait constater une mode répandue de la participation de la diaspora, aussi bien matérielle que virtuelle, dans la vie des pays d'origine et du confinent en général. Il accompagne ainsi la réflexion et le foisonnement politiques en cours, sur la place de la diaspora dans une Afrique qui ambitionne de se développer. Avec la participation de Jean Charles Bagui, Saidou Abdoulkarim, Arielle Georgette Djoufan Fotsing, Pregnon Claude Nahi, Marc Eddie Gérard Guipie, Ndeye Astou Ndiaye, Steve Tametong Nguemo Tsidié et Ladislas Nze Bekale.
Que deviennent ceux qui sont tenus en marge des jeux de la puissance mondiale, ceux qui sont exclus ou écartés de la sphère de puissance ? Comment survivent et s'expriment ceux qui ne comptent pas, ceux qui alimentent la puissance et la force des grands, sans pour autant être eux-mêmes des acteurs qui comptent ? Comment font-ils pour exister ou être des acteurs considérés ? Telles sont quelques interrogations qui font la trame de cet ouvrage. Les multiples catégories qualifiées de parias ou traitées comme tels sont une entrée pertinente pour lire les relations internationales contemporaines. En effet, en forçant quelque peu les traits de définition de la notion de paria, l'on se rend compte que des catégories correspondant à cette compréhension large peuplent la scène internationale et, en tant que victimes ou acteurs conscients, ces catégories individuelles ou constituées prennent une part très active et très importante dans l'ordre mondial. Cet ouvrage rend raison d'une division du travail international des parias entre les acteurs-agis et les acteurs-actants. Ainsi, le paria comme condition sociale subit l'inégalité tandis que le paria comme condition politique instrumentalise et fait usage de la précarité que confère ce statut, pour être et exister sur une scène très concurrentielle et travaillée par les logiques de puissance créatrices d'inégalité.
La problématique de l'Etat dans ses pérégrinations vers les aires de son implantation a nourri, au cours des décennies 1980 et 1990 en Afrique, une littérature fort riche et a mis en scène des écoles de pensée diverses et variées. Dans cette bataille quelque peu existentielle, certains auteurs, pour la plupart africanistes, niaient à l'Etat en Afrique son statut d'Etat ; et d'autres, afro-optimistes, affirmaient avec véhémence que l'Etat en Afrique ne saurait être comme l'Etat en Europe ou en Asie, qu'il avait une nature spécifique. Ce dernier courant mettait en relief la spécificité de l'"Etat ailleurs" loin de l'Occident, son aire d'émergence originelle. Dans cette veine, les travaux de Luc Sindjoun ont eu comme premier dessein de restituer la richesse et l'ontologie spécifiques de l'Etat en Afrique. Il est entre le modèle originel et le néant. Une fois sa position affirmée et soutenue par ses premiers travaux, Luc Sindjoun va s'atteler à étudier la politique africaine comparée, en partant du postulat que l'Etat en Afrique est entre le général et le spécifique. Plus tard, ses réflexions vont le conduire vers la politique internationale où, selon lui, l'Afrique a toute sa place. Les contributions réunies dans cet ouvrage rendent compte de cette trajectoire polyvalente et revisitent des domaines et objets que le dédicataire a labourés durant les vingt-cinq premières années de sa carrière d'universitaire. En lui rendant hommage, les contributeurs ont souhaité rester fidèles à ses passions scientifiques et à ses préoccupations heuristiques. La préface de son ami de longue date Bertrand Badie dramatise magistralement la quintessence du débat et les échanges que nous avons eus avec lui, chacun en ses temps et occasions. Elle dit tout et l'essentiel de sa bataille épistémologique et politologique.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.