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Michel Tournier : l'écriture du temps
Bataillé Mathilde ; Bouloumié Arlette
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753553934
Michel Tournier oppose souvent deux manières d'appréhender le temps à travers les concepts de "primaire" et de "secondaire", empruntés à la caractérologie. Pour l'auteur, les "primaires" n'éprouvent ni regret ni angoisse de l'avenir et vivent au présent. Les "secondaires", au contraire, gardent un pied dans le passé et redoutent l'inconnu. Ces deux modes d'appréhension du temps, affirme Tournier, se retrouvent en littérature et se traduisent par des choix esthétiques. C'est à cette vision du temps que s'intéresse la présente étude. Elle montre l'évolution de la perception du temps dans l'oeuvre de Tournier, qui apparaît comme un "secondaire" cherchant à se rapprocher d'un idéal "primaire". Cette évolution s'accompagne notamment de changements génériques : des grands romans mythologiques ? Vendredi ou les limbes du Pacifique (1967), Le Roi des Aulnes (1970), Les Météores (1975) ? vers des formes plus brèves ? contes et nouvelles (Le Coq de bruyère, 1978 ; Le Médianoche amoureux, 1989), romans (Gaspard, Melchior et Balthazar, 1980), recueils de textes brefs non-fictionnels (Petites proses, 1986, Célébrations, 1999, Journal extime, 2002). Cette étude met en évidence la configuration du temps propre à ces différents genres à travers une double approche chronologique et esthétique qui souligne l'existence de plusieurs périodes dans l'oeuvre de Tournier.
Sans complicité profonde avec des forces de la nature telles que la mort sous sa forme violente, les effusions de sang, les catastrophes soudaines y compris les horribles cris de douleur qui les suivent, les ruptures terrifiantes de ce qui paraissait immuable, l'abaissement jusque dans une pourriture infecte de ce qui était élevé, sans la compréhension sadique d'une nature incontestablement tonitruante et torrentielle, il ne peut y avoir de révolutionnaires, il n'y a qu'une écoeurante sentimentalité utopique.
Ecrit durant la guerre, c'est-à-dire en même temps que L'Expérience intérieure ou Madame Edwarda par exemple, La Limite de l'utile est généralement considéré comme le témoignage d'un travail commencé quinze plus tôt et comme une première version, abandonnée, de La Part maudite que Bataille publiera enfin en 1949. C'est le cas, mais en partie seulement. Mieux vaudrait dire que c'est un autre état de La Part maudite, transitoire, plus proche des grands thèmes des textes des années 1930 : de la "Notion de dépense" et de L'Anus solaire entre autres. En quoi La Limite de l'utile - dont c'est ici la première édition séparée - est sans conteste moins "raisonnable" ou "assagi" et plus subjectif et troublant que La Part maudite ou La Souveraineté. "Chacun de nous est alors chassé de l'étroitesse de sa personne et se perd autant qu'il peut dans la communauté de ses semblables. C'est pour cela qu'il est nécessaire à la vie commune de se tenir à hauteur de mort. Le lot d'un grand nombre de vies privées est la petitesse. Mais une communauté ne peut durer qu'au niveau d'intensité de la mort, elle se décompose dès qu'elle manque à la grandeur particulière au danger."
Résumé : Crises de colères, d'oppositions, frustrations, volonté de s'affirmer, manque de motivation, fatigue, autant de comportements et d'émotions complexes de vos enfants qui vous épuisent et qui vous font douter de votre capacité de parent. - Dans cet ouvrage pratique, à travers de nombreuses situations courantes, vous apprendrez l'exercice d'une autorité sereine et naturelle (qui ne rime pas avec brutalité). - Vous comprendrez pourquoi votre enfant ne vous obéit pas (une question d'âge et de maturité cérébrale, besoin d'être rassuré, etc.) - Vous aurez tous les conseils et astuces pour mieux parler pour que votre enfant vous écoute et pour poser des limites satisfaisantes : règle des 4 C, les différents types d'écoute, les mots " magiques " ... Faire grandir vos enfants grâce à votre présence réconfortante et inspirante. Nina Bataille est coach certifiée et conférencière. Elle accompagne les parents en leur proposant un soutien et des solutions originales pour des changements durables. L'auteur a fondé l'agence Human Intelligence, société membre de l'Observatoire de la parentalité en entreprise et organisme de formation. Son approche intègre différentes techniques de coaching et de psychologie. Chez Larousse elle est l'auteure des 50 phrases pour aider son enfant à surmonter ses colères, coll. " Mini Larousse " , 2018 et de Frère et soeur, de la rivalité à la complicité, " Essai " , 2018.
La jalousie est un sentiment naturel dans une fratrie : l'arrivée d'un autre enfant est souvent vécue comme une menace pour l'aîné, qui craint de perdre l'amour de ses parents. Elle est source de tensions et, si elle n'est pas prise en considération, peut entamer la confiance en soi. En tant que parents, vous pouvez aider votre enfant à apaiser sa jalousie et à se sentir bien dans son rôle d'aîné. Dans ce cahier ludique et pratique, découvrez : comment apaiser les tensions et désamorcer les conflits : pratiquer l'écoute empathique, inviter son enfant à trouver des solutions pour sortir d'une dispute... des conseils pratiques pour valoriser votre aîné et le réassurer de votre amour inconditionnel : passer du temps avec lui, identifier avec lui ses qualités et ses talents, lui confier des responsabilités... des activités ludiques pour apprendre à vivre ensemble : établir un tableau des tâches, faire des jeux collaboratifs en famille... Aidez votre enfant à trouver sa place !
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.