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Revue française de sociologie N° 59-3, juillet-septembre 2018 : Big data, sociétés et sciences socia
Bastin Gilles ; Tubaro Paola
SCIENCES PO
24,99 €
Épuisé
EAN :9782724635669
Dans un texte introductif faisant le point sur le moment big data des sciences sociales, G. Bastin et P. Tubaro s'interrogent sur les effets des deux grandes révolutions qui se déroulent dans le domaine des données aujourd'hui : leur captation par des plateformes du web et l'irruption du machine learning dans leur analyse. M. Bergström compare les résultats d'une enquête traditionnelle sur les préférences des hommes et des femmes en matière d'écart d'âge dans le couple à ses propres investigations dans les données du réseau social Meetic. Elle en déduit que l'écart d'âge favorable à l'homme dans la plupart des couples est le produit de stratégies masculines dont la sociologie rendait peu compte jusqu'ici et qui doivent interroger ses méthodes d'enquête sur un sujet aussi sensible. A partir d'une enquête dans les milieux de la régulation du trafic urbain, A. Gourmont compare deux mondes jusqu'ici séparés : celui de l'algorithme Waze fondé sur l'optimisation des temps de parcours de ses utilisateurs et celui des opérateurs publics chargés de répartir les automobilistes sur la voirie en fonction de contraintes techniques. Il note finement ce qui oppose ces deux mondes mais aussi les négociations qu'ils ont commencées pour "faire réalité commune". B. Kotras fait entrer son lecteur dans le marché de la mesure d'opinion sur le web. Les intermédiaires qui opèrent sur ce marché le font au moyen de techniques variées dont deux principalement se sont opposées dans les années 2000 : la première obéissait à un principe d'échantillonnage alors que la seconde, victorieuse, repose théoriquement sur une aspiration exhaustive du web. Les enjeux techniques, économiques, politiques mais aussi épistémologiques de cette opposition sont considérables, J. Boelaert et E. Ollion proposent une plongée à la fois technique, historique et théorique dans le machine learning. A partir dune comparaison entre différentes solutions d'analyse d'un même jeu de données sur les déterminants du salaire en Suède. ils mettent en évidence les apports et les limites de ces méthodes pour la sociologie. M. Severo et R Lamarche-Perrin font le bilan des études menées sur Twitter depuis une dizaine d'années et rattachent ces recherches à des conceptions alternatives de l'opinion publique. Ils présentent aussi les différentes méthodes employées pour extraire et analyser les données de la plateforme de micro-blogging. Un autre ensemble de méthodes est présenté par J.-P Cointet et S. Parasie qui s'intéressent au text mining comme moyen de faire accéder les sociologues aux masses considérables de matériaux textuels aujourd'hui à leur disposition ainsi qu'aux nouvelles méthodes importées de la science des données comme la modélisation thématique (topic modeling) ou les plongements de mots (word embedding).
A force d'offrir des outils, des méthodes et des modèles aux dirigeants, ceux-ci finissent par se demander s'il est bien utile de réinventer la roue à chaque instant... Voilà pourquoi ce livre propose une démarche pédagogique et pragmatique placée sous le signe du bon sens et de la cohérence : rationaliser, harmoniser, simplifier... tout en évitant les fausses bonnes idées et les confusions. Cheminer en disposant de toutes les bonnes clés pour que le quotidien des organisations soit au coeur de la responsabilité sociétale et des enjeux de développement durable, sans cesser de se situer dans une dynamique d'amélioration continue, sur le chemin de l'excellence, tel est le vrai combat que ce livre va vous aider à remporter. Il est construit en quatre grandes parties : la RSE et le développement durable ; pas d'excellence sans responsabilité sociétale ; un management porteur de sens ; les dix commandements : facteurs clés de réussite. L'ouvrage propose en guise de "fil rouge" l'expérience exemplaire vécue par une entreprise française : Révillon Chocolatier.
Delieuvin Vincent ; Frank Louis ; Bastian Gilles ;
Catalogue officiel de l?exposition Léonard de Vinci au musée du Louvre du 24 octobre 2019 au 24 février 2020. L?année 2019, cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci en France, revêt une signification particulière pour le Louvre qui possède la plus importante collection au monde de peintures de Léonard ainsi que 22 dessins.Le musée trouve en cette année de commémoration l?occasion de rassembler autour des cinq tableaux essentiels qu?il conserve, à savoir la Vierge aux rochers, la Belle Ferronnière, la Joconde - qui reste dans la salle où elle est habituellement exposée -, le Saint Jean Baptiste et la Sainte Anne, la plus grande part possible des peintures de l?artiste, afin de les confronter à un large choix de dessins ainsi qu?à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures de l?environnement du maître.Cette rétrospective inédite de la carrière de peintre de Léonard permet de montrer combien il a mis la peinture au-dessus de tout et comment son enquête sur le monde, qu?il appelait « la science de la peinture », fut l?instrument de son art, dont l?ambition n?était rien moins que d?apporter la vie à ses tableaux.Aboutissement de plus de dix années de travail, qui ont vu notamment l'examen scientifique renouvelé des tableaux du Louvre et la restauration de trois d?entre eux, permettant de mieux comprendre sa pratique artistique et sa technique picturale, l?exposition clarifie également la biographie de Léonard en reprenant tous les documents d?archives. Elle dresse le portrait d?un homme et d?un artiste d?une extraordinaire libertéCoédition Hazan/Editions du musée du Louvre.Prix Catalpa 2019 Pour les catalogues d'expositions de Paris Notes Biographiques : Vincent Delieuvin est co-commissaire de l?exposition exceptionnelle consacrée à Léonard de Vinci au musée du Louvre, à l'occasion de la célébration du 500e anniversaire de la mort de l'artiste. Conservateur en chef du Patrimoine au département des peintures au musée du Louvre, Vincent Delieuvin a été commissaire des expositions "Titien, Tintoret, Véronèse...Rivalités à Venise" en 2009, "Raphaël, les dernières années" en 2012 au musée du Louvre. Il concentre son travail actuel sur Léonard de Vinci auquel il a déjà consacré l'exposition "La Sainte Anne, l'ultime chef-d'euvre de Léonard de Vinci" en 2012. Il est l?auteur de Léonard de Vinci en 15 Questions (Hazan 2019). Louis Frank, Conservateur en chef, département des Arts graphiques, musée du Louvre.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?