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Chiens du Seigneur. Histoire chrétienne du chien
Bastaire Jean ; Bastaire Hélène
CERF
17,00 €
Épuisé
EAN :9782204067157
Meilleur ami de l'homme ", fidèle et affectueux, le chien n'a cependant pas toujours été le champion des bestiaires. Si l'Antiquité lui accorde de la considération, l'Ancien Testament le rejette, lui le gardien féroce et l'amateur d'ordures. Et pourtant ! En restaurant la Création, le Christ introduit le chien dans l'histoire chrétienne et l'aventure du Salut. A travers les traités, les homélies, les vies de saints, mais aussi l'art et la tradition, Hélène et Jean Bastaire ont traqué cet animal familier de l'homme et du Seigneur. Les aboyeurs de Dieu furent les inlassables compagnons d'une histoire sainte. Descartes a beau faire du chien un automate, Luther affirmera l'immortalité de son âme. C'est à ce titre que Bloy, Berdiaev ou Claudel le font participer à la résurrection finale. Sur un rythme alerte, où l'anecdote éclaire l'immense place occupée par la figure canine dans le pèlerinage des hommes, se révèlent à nous ces " chiens du Seigneur ", compagnons du pauvre et du saint.
Un soir, mon agonie s'est dénouée en cri. Du désert a germé un dialogue. Jésus me parlait et je lui répondais. Pour l'appeler je n'avais rien fait qu'être aspiré par mon néant, et cette chute insondable avait convoqué sa présence. Dans le mutisme des enfers, il se levait pour m'accueillir. Jean Bastaire
On finit par oublier que Jeanne d'Arc est avant tout une femme, une chrétienne, une patriote. Avec vivacité, Jean Bastaire réfléchit sur les notions d'honneur en politique, de patriotisme éclairé par la foi, de résistance à l'oppression. Dans la lignée d'un Malraux ou d'un Michelet, il fait de Jeanne la figure d'une France combattant pour la liberté et la fraternité, et, à l'heure où s'édifie l'Europe des vingt-cinq, le modèle d'une défense de l'indépendance nationale harmonieusement ouverte à la solidarité internationale.
«La révolution sociale sera morale ou elle ne sera pas», dit Péguy en 1901. «L'Église ne s'en tirera pas à moins d'une révolution sociale», écrit-il en 1910. Il n'y a pas deux Péguy. Du socialiste anarchiste au catholique libertaire, l'homme reste le même. On a prétendu le contraire. Le moment est venu de recourir aux textes. «Prenez le texte. Et qu'il n'y ait rien entre vous et le texte», invite Péguy dans Clio.