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Les fondements de l'état de droit en Afrique précoloniale
Bassong Mbog
L'HARMATTAN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782296041394
Le présent essai de sociologie politique a pour but d'analyser les fondements théoriques et conceptuels de la pensée africaine. Il exprime la claire conviction que les sociétés africaines disposent dans leur histoire et leur culture, de ressources éthiques et onto-dynamiques pertinentes, de nature à leur permettre de penser autrement la vocation et le destin historiques de l'Etat, voire de proposer au monde moderne un horizon symbolique de vie politique qui corresponde au mieux aux aspirations de l'humanité actuelle à davantage de paix, de justice, d'équité, d'idéal démocratique et de mieux-être pour tous. Les fondements méthodologiques et épistémologiques d'une sociologie politique moderne sont ici posés : s'ils traduisent la primauté de celle-ci dans l'analyse des phénomènes politiques, complexes de par leur essence, ils n'en saisissent pas moins l'enjeu des sciences connexes que sont l'histoire, l'égyptologie, l'anthropologie, la mythologie, l'herméneutique, la psychologie, etc., mais encore, la théorie de l'information, la cybernétique, la théorie des systèmes, appliquées à l'interprétation des phénomènes sociaux et politiques. Avec la fin des logiques déterministes, la sociologie fait peau neuve : elle devient complexe. Enfin, il convient dé souligner ici l'important défi relevé, celui de justifier la sociologie politique africaine comme une dimension de la théorie générale de la connaissance.
Le Savoir Africain représente un parcours initiatique dans la maîtrise de l'Etre africain sans doute vécu de façon intuitive par certains d'entre nous, donc du dedans, mais incontrôlé du dehors, sur le plan rationnel, c'est-à-dire philosophique et scientifique. L'Africain moderne n'a pas conscience que son modèle de création est, en toute chose, conforme à la loi du cosmos et qu'en fait, il demeure un maître de l'Univers malgré la régression de sa pensée et de sa science traditionnelles. Avec l'ordre cartésien-capitaliste du savoir et de l'avoir, nous avons cessé d'être nous-mêmes. Cette coupure entre l'Etre du dedans et l'Etre du dehors explique à bien d'égards, nos errances spirituelles, morales, religieuses, culturelles et scientifiques, avec leurs cortèges de comportements paradoxaux. Une analyse des représentations scientifiques de la réalité laisse entrevoir la façon dont les sages d'Afrique ont pensé l'Univers et rendu sa complexité intelligible pour tous. Ce faisant, elle nous permet d'évaluer la portée fondamentale des mythes à partir desquels ont été édifiées la connaissance rationnelle (la science, la philosophie) et l'expérience de cette connaissance (la spiritualité, la religion, l'âme, la conscience, l'initiation). Notre constat est clair : la Connaissance rationnelle n'a jamais quitté la terre africaine. Ce qui a fait défaut à son essor, ce sont les contradictions engendrées par la greffe, contre nature, des modèles religieux, sociaux et culturels exogènes, naguère incapables d'en décrypter la Valeur (Maât, axiologie). En faisant écho à un Principe d'Ordre universel indépassable par la rationalité humaine, la pensée africaine formalise un mode d'accès à ce qui est (ontologie), sur le plan de l'organisation des phénomènes de création physique, chimique, biologique, humaine et sociale. Nous refondons, sur cette base, la Science de la science ou encore la théorie de la connaissance (épistémologie) appelée à s'imposer pour le salut de l'Afrique et de l'Humanité.
Elle l'embrassait sur une joue, y laissait une trace de rouge, il l'essuyait avec son mouchoir et voilà : il se baladait dans les rues, la bouche de Marie roulée en boule au fond de sa poche." Lui, c'est Julien, un adolescent de dix-sept ans, amoureux fou de sa cousine Marie, son ainée de quelques années et qui est l'épouse de Gustave, un bon gros dont "une gentillesse naturelle, provenant du coeur, arrondit les joues". Julien parviendra-t-il à conquérir Marie ? Comme l'Histoire se mêle à sa modeste histoire, il croit tenir sa chance le jour de l'assassinat du président de la République Paul Doumer par Gorgulof. On est en 1932, à Jarzieux, une petite ville industrielle de la région lyonnaise. Un petit monde, saisi au jour le jour, dans sa diversité drôle ou émouvante. L'impérieuse Emilie, la mère de Julien, qui est "corsetée jusqu'à la gorge comme dans une armure de combat" et qui veut assurer à son fils un destin de "bourgeois". Boris, un demi-Russe, baptisé prince par un patron de bistrot, Boris qui chevauche une moto rouge et qui regarde Marie "avec des yeux à raconter Le Petit Poucet". L'oncle Malosse, un anar rêveur à la jambe de bois qui hésite entre utiliser un revolver ou écouter chanter un serin. L'abbé Cordes, un don Quichotte portant soutane. Et bien d'autres. Julien restera-t-il seul, dépassé par les événements, prisonnier de ses rêves de passion et de liberté ? Tout sonne vrai dans ce roman aussi précis dans son évocation d'une époque que léger et tendre quand il peint de jeunes amours. Un récit qui fourmille de détails insolites ou originaux.
Partout en Afrique noire, le modèle de l'Etat-nation montre ses limites : le néocolonialisme, la corruption, la pauvreté, le chômage, la traite des enfants, les déviances sexuelles, les conflits fratricides, les guerres civiles, les génocides, les élections truquées, la ruse constitutionnelle, les putschs militaires, le pillage des ressources, etc., nous fondent à penser autrement l'Etat de droit. L'idée qui émerge de ce constat d'échec est celle d'une indispensable réhabilitation politique du pouvoir africain authentique. Nous formalisons sur cette base la théorie de l'Universisme ; l'enjeu est de conjurer le chaos engendré par le modèle de l'Etat-nation et sa démocratie libérale, présumée à tort, légitime et universelle. Il apparaît urgent de restructurer les normes et valeurs de l'Afrique "profonde". Nous risquerions, dans le cas contraire, d'hypothéquer les chances de survie des jeunes générations en renonçant à la pensée africaine, seule susceptible de faire écran au modèle dominant qui aliène, depuis bientôt cinq siècles, les intérêts matériels et immatériels du Monde noir.
Résumé : Longtemps j'ai pédalé sans un mot. Je me suis muré dans le peloton et dans le silence. Pendant trois ans, je n'ai lâché que des soupirs quand la côte se faisait raide, les jambes dures, le souffle court et l'adversaire impitoyable. J'ai supporté sans broncher tous les excès de ce monde cycliste que je voulais mien. J'ai beaucoup pleuré pendant ces longs mois. Ceux qui couraient en tête ne pleuraient pas et ne suaient pas non plus. J'ignorais qu'il ne suffisait pas de donner sa sueur et ses larmes. Il fallait aussi donner son sang. Le dopage. J'ai appris comment cette médecine dévoyée est devenue indissociable de l'exploit et même de la simple pratique. Je n'ai jamais été capable de tricher pour gagner, malgré la certitude qu'il n'y avait pas de place pour M. Propre dans le peloton. Le Tour de France 1998 aura été ma planche de salut quand il aura été le cauchemar des autres. J'ai fini par me faire remarquer. Aujourd'hui je parle trop. Car je dois raconter le cheminement qui m'a conduit à cette alternative : me doper ou partir. J'esquisse cette autobiographie qui se veut également l'autopsie du milieu cycliste pour la foule qui nous fait une haie d'honneur sur les routes de juillet. Et aussi pour que le gamin, doté de quelque talent et d'une réelle passion pour le vélo, ne soit plus obligé de se planter dans les veines une seringue empoisonnée.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.