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L'acide
Basile Jean
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246850199
Voici L'Acide, le troisième volet du triptyque de Jean Basile. L'histoire des " trois J " : Jérémie, Jonathan et Judith, c'est un peu la saga d'une jeunesse dans les années 60 à 70. A Montréal, Amérique. Une jeunesse mal connue de nous, dans un Québec que la mode n'a pas vraiment révélé au public français. Montréal : " la seconde ville française du monde ", oui, mais une ville aux mythes purement américains, qui ne sait pas ce qui pèse le plus lourd sur elle, des solitudes glacées qui l'entourent ou de la Métropolis géante qui l'avoisine. Les trois J menaient déjà, dans La Jument des Mongols et Le Grand Khan, une vie de fantaisie, de complicité, de rêverie. Voici que, les années passant, les auxiliaires du rêve et de la poésie ne se nomment plus seulement sexe ou oisiveté, mais drogue. L'histoire de Judith nous introduit au coeur kaléidoscopique de l'aventure des hallucinogènes. Et du plus rigoureux d'entre eux : le L. S. D. , " l'acide ". La réussite de Jean Basile, et l'intérêt essentiel de L'Acide, est de nous donner, sur un phénomène américain, un témoignage qui appartient aux lettres françaises. Ecrit à 6 000 kilomètres de nous, le livre, inconcevable encore sur les rives de la Seine, nous indique peut-être vers quels paysages marchent nos rêves...
La vie a-t-elle un sens, et si oui pourquoi? Pourquoi interdit-on aux bouddhistes la côte de b?uf, aux musulmans la côte de porc et aux pauvres la Côte d'Azur? Pourquoi les histoires juives sont-elles plus drôles que les blagues shintoïstes? Pourquoi les Romains ont-ils persécuté les chrétiens? Pourquoi les catholiques ont-ils massacré les protestants? Pourquoi les protestants américains ont-ils exterminé les Peaux-Rouges? Et au fait, pourquoi pas? Si véritablement Dieu est tout-puissant, pourquoi les Twin Towers, les tsunamis et Christine Angot? Et si Jésus est vraiment ressuscité, pourquoi on le voit jamais chez Ruquier? A l'heure où l'offre religieuse est en pleine expansion, ce livre dit tout sur les religions passées, présentes et à venir. Au terme de ce voyage dans le monde merveilleux des croyances, le lecteur pourra en connaissance de cause choisir le culte qui lui convient le mieux, en fonction de ses goûts personnels, de son signe astrologique et de ses revenus. Et, à défaut de trouver l'Eglise qui lui agrée, il lui restera toujours la possibilité de la créer! Bref, un ouvrage qui permettra à chacun de se faire une religion en toute bonne foi. Malraux avait prédit que le XXIe siècle serait spirituel. Ce livre en apporte la preuve!
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...