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L'étrange et folle aventure du grille-pain, de la machine à coudre et de ceux qui s'en servent
Bartholeyns Gil ; Charpy Manuel
1ER PARALLELE
9,50 €
Épuisé
EAN :9782850611087
Grille-pain, machine à coudre ou à laver... Chaque foyer occidental posséderait une centaine d'objets techniques. Ces objets qu'on utilise sans savoir comment ils fonctionnent, ce livre propose de les ouvrir. De retirer leur carrosserie. De regarder de quoi ils sont faits. Chacun porte sa part d'insolence et de design, d'improvisation et de standardisation, de conformisme et de détournement... Ils incarnent une histoire de l'ordinaire, nichée au coeur du quotidien. Au grand récit des innovations, trop souvent ethnocentrique et progressiste, nous préférons les mains qui apprennent. A l'histoire héroïque du chemin de fer ou de l'atome, nous proposons de substituer la description de familles agglutinées autour du poste de télévision ou le désir plus récent de " faire soi-même ". Toute une série de pactes curieux entre kes hommes et les objets se dévoilent alors. L'électricité sert d'abord à allumer les bougies. Les premiers ascenseurs ont l'allure de chaises à porteur. En Afrique centrale, porter une montre cassée était une façon de refuser le temps du colon. Ce petit livre propose au lecteur d'ouvrir les yeux sur le monde matériel qui l'entoure. De réapprendre, en un sens, à se demander pourquoi les choses sont telles qu'elles sont.
Bartholeyns Gil ; Bourin Monique ; Dittmar Pierre-
Quand et comment les images sont-elles entrées dans la maison ? Quel était leur rôle dans la vie de tous les jours ? Comment cette histoire rencontre-t-elle notre présent que l'on dit saturé d'images ? De la fin du Moyen Age aux réseaux sociaux numériques, les images ont été profondément "domestiquées". Présentes dans les palais et les églises, elles sont entrées progressivement dans les maisons des villes et des campagnes. La diversité de ces images est telle que notre perception de l'époque s'en trouve bouleversée. Certaines protègent les lieux, d'autres servent d'aide-mémoire ou de support à la prière, la plupart des décors sont des signes de prestige. La demeure devient une extension du soi individuel et collectif. Alternant essais et études de cas abondamment illustrées, les auteurs proposent un premier jalon d'une histoire sociale et intime des images, en s'attachant aux décors et aux signes qui ? présentés ici de l'extérieur vers l'intérieur ? exprimaient la culture et l'identité des habitants mais aussi des familles et des réseaux de connaissance. L'histoire de la personne et l'histoire des images trouvent dans la maison un lieu de rencontre plein de surprises. Vue depuis notre XXIe siècle dit "connecté", c'est incontestablement à la fin du Moyen Age qu'a commencé notre cohabitation avec les images.
Bartholeyns Gil ; Vallard Annabel ; Darroux Caroli
Résumé : Qu'est-ce que le théâtre de marionnettes japonais, les jeux d'enfants bochimans, le savoir des taxidermistes occidentaux ou les gestes des chimpanzés d'Afrique de l'ouest ont en commun ? Chacun à sa façon mobilise ce qu'au Japon on désigne par le terme waza (? ? ) : un savoir-faire incarné, une maîtrise des gestes et des matières, avec les procédés et astuces souvent jubilatoires qui les accompagnent. Si les savoirs se donnent à voir et à s'expérimenter, leurs mystères doivent parfois être dérobés pour qu'une autre histoire de la transmission soit possible. Pour déployer toute la richesse de ce mot devenu concept, ce numéro fait dialoguer la psychologie du développement, l'éthologie des primates, l'anthropologie, la géographie, l'histoire, mais également le design et la bande dessinée. Cette rencontre de mondes éloignés fait du waza une clef inédite de compréhension des modalités d'apprentissage et de transmission, par-delà les contextes formels, informels ou performatifs.
Bartholeyns Gil ; Vallard Annabel ; Darroux Caroli
Comment les abîmes terrestres, les abysses sous-marins ou les exo-planètes et l'espace stimulent-ils notre curiosité et notre créativité à l'heure où se précise le scénario d'une Terre peut-être un jour invivable ? Quest-ce que les pérégrinations aux confins du monde nous apprennent de notre "nature terrestrielle", du lien qui nous unit à Gaïa, de notre plasticité et de nos capacités à faire monde ? Ces milieux appellent des techniques de confinement, ils imposent des conditions de vie et d'existence particulières à ceux qui les explorent, les habitent ou les exploitent. La claustration en souterrains, l'encapsulation des stations spatiales, mais aussi l'arsenal d'autosuggestions telles que la méditation permettent de s'enfoncer toujours plus loin dans l'inconnu. Autant de techniques qui demandent de repenser le rapport entre sujets humains et milieux, entre intériorité et extériorité. Dans quelle mesure ces explorations en milieux-limites frayent-elles des passages féconds entre technophilie et technophobie ? Jusqu'où est-il techniquement possible ou souhaitable de nous confiner, de nous isoler de notre milieu ambiant, ou au contraire d'y plonger à corps perdu ?
Bartholeyns Gil ; Dittmar Pierre-Olivier ; Jolivet
Une magnifique étude d'histoire et d'anthropologie culturelle sur les représentations artistiques de l'obscène dans le dernier Moyen Age, avant le lissage moral de la Renaissance.
Résumé : Comment se déploie aujourd'hui la surveillance ? Que sait-on de nous ? Sur le sujet circulent, à l'heure des objets connectés, des représentations d'un autre temps. Olivier Tesquet, l'un des journalistesles mieux informés sur la question, propose de cesser considérer la surveillance de manière abstraite pour permettre au lecteur d'avoir prise sur cet enjeu fondamental. Quand on parle de surveillance, on ne parle pas que de grandes oreilles et de paires d'yeux dans le ciel. C'est une réalité bien plus quotidienne et moins spectaculaire que ces incantations inquiètes. Ecrasée par le vocabulaire orwellien, la réflexion sur la surveillance s'égare en mauvais diagnostics. De nos routines Instagram aux caméras intelligentes du Xinjiang, des courtiers en données discrets à nos profils Facebook, qu'est-ce qui lie nos destins - en apparence disparate - de citoyens sous contrôle ? Depuis trois siècles, les dispositifs s'éparpillent jusqu'à donner l'illusion de disparaître. Et pourtant, plus présents et intrusifs que jamais, ils font de nous des agents consentants de notre propre enfermement, modifient nos comportements et confisquent nos vies avec le sourire. Nous commandant de forger une nouvelle grammaire pour mieux saisir le monde inquiétant dans lequel nous évoluons tous : une description minutieuse, rigoureuse et à hauteur d'individu des dispositifs qui nous entourent.
Le livre événement d'un des meilleurs analystes de la situation internationale, à paraître simultanément dans le monde entier. Nul ne sait quand la pandémie de Covid-19 se terminera, et en- core moins comment. Nous ne pouvons que spéculer sur son impact politique et économique à long terme. Mais les histo- riens sont clairs : les épidémies sont des événements. La pres- sion considérable qu'elles exercent sur les sociétés rendent visibles des structures latentes qui, en d'autres circonstances, n'apparaîtraient pas aussi clairement. La pandémie que nous vivons aujourd'hui, qui est l'expérience naturelle la plus in- croyable à laquelle nous ayons assisté dans notre vie, a fait du monde un laboratoire social géant. Il est trop tôt, bien su^r, pour tirer des conclusions définitives quant à l'impact durable de cette crise mondiale. Mais ce pe- tit livre en tire sept premières lec ? ons. Chacune fait l'objet d'un chapitre, qui décrit comment elles s'articulent avec le contexte politique, social et économique plus général. Ivan Krastev, l'un des meilleurs analystes actuels de la vie internationale, explore quelques pistes pour anticiper les conséquences politiques, économiques et sociales, de la pan- démie - conséquences à coup su^r considérables.
Résumé : Depuis quelques années, la Russie orchestre des célébrations de plus en plus grandioses de la "Grande Victoire" de la Seconde Guerre mondiale. Une fois par an, d'interminables cortèges défilent au son de chants patriotiques, un peu partout dans le pays mais aussi à travers le monde. On y brandit des photos de vétérans et on y croise le portrait de Staline. Ces cortèges s'appellent le Régiment Immortel. Pourquoi ces célébrations monumentales, alors que la guerre est terminée depuis plus de soixante-dix ans ? Après la chute de l'URSS, la Russie était devenue une puissance régionale pauvre et mal aimée de ses voisins. Le génie de Poutine a été d'utiliser la victoire contre le nazisme pour rendre aux Russes la fierté de leur passé soviétique, en occultant ses côtés sombres. Le peuple russe, qui a gagné la guerre contre le Mal, devient naturellement l'incarnation du Bien. La conscience nationale ainsi sacralisée, il n'est pas difficile de convaincre le peuple que tous les agissements du régime, quels qu'ils soient (agressions contre l'Ukraine et la Géorgie, abolition de la liberté d'expression et de réunion, assassinats politiques), sont légitimes : le Régiment Immortel ne doit-il pas rester prêt à défendre la Patrie et à écraser ses ennemis ? Fruit d'une vie entière d'observations et de recherches, ce livre nous alerte sur la folie ultra-nationaliste d'un pays qui embrigade ses enfants et militarise la société. L'auteure opère pour ce faire un retour limpide sur la longue histoire messianique de la Russie, racontée avec la rigueur de l'historienne et l'acuité du témoin.
Le cyclisme, c'est le Tour de France, devant lequel vous ne cessez de vous ennuyer qu'en vous endormant. Rien de plus ennuyeux. Le cyclisme, c'est Poulidor, Richard Virenque et Lance Armstrong, c?a sent le camphre et la chicore?e, les fautes de syntaxe et l'EPO. A? rebours de cette ide?e, j'aimerais ici embrasser la liste des enchantements par lesquels je suis passe?, a? ne fre?quenter que des cyclistes pendants des anne?es, a? ne vivre que comme eux, au point d'en e?tre devenu un, ad vitam. J'ai du? me rendre a? l'e?vidence : les livres ne rendent pas plus malins, la course cycliste oui. La course cycliste a la vertu de vous de?tromper. Vous pensez sans doute que rien n'est plus simple, plus me?canique que pe?daler, et qu'une course de ve?lo c'est Les Temps Modernes version aseptise?e, clinique, sans Chaplin et sans la poe?sie. Vous ne soupc?onnez pas qu'e?tre fort et rouler vite sont deux choses absolument diffe?rentes. Que la pe?dale se recouvre, se caresse, bien plus qu'on n'y appuie. Vous les croyez des brutes, ils sont de?licats comme des danseuses, subtils plus que bien des e?crivains, faute de quoi ils n'avanceraient pas. " Olivier Haralambon, e?crivain a? la puissance e?vocatrice exceptionnelle, philosophe et ancien coureur, offre ici un chant d'amour au cyclisme, dans la ligne?e des plus grands e?crivains sportifs, Antoine Blondin en te?te ? des plus grands e?crivains tout court.