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LA CHEVALERIE - DE LA GERMANIE ANTIQUE A LA FRANCE DU XIIE SIECLE
BARTHELEMY DOMINIQUE
FAYARD
29,60 €
Épuisé
EAN :9782213622842
La chevalerie au Moyen Âge repose sur l'estime et les ménagements qu'ont entre eux des guerriers nobles, alors même qu'ils s'affrontent. Certes, elle s'accompagne aussi de proclamations et de discours sur la protection des églises, des pauvres ou des femmes, de la Gaule et de la Germanie antiques jusqu'à la France du XIIe siècle. En étudiant des chroniques et des récits de toutes sortes à la lumière de l'anthropologie, Dominique Barthélemy s'attache particulièrement aux défis en combat singulier, aux accords entre vainqueurs et captifs, aux rites d'adoubement, aux jeux et aux parades et à toute la communication politique des rois et des seigneurs, car ce sont eux qui font l'essence de la chevalerie. Les guerriers "barbares" de l'Antiquité classique et tardive, les Gaulois et les Francs, acquièrent ainsi une dimension "préchevaleresque". Mais c'est à l'époque de Charlemagne que son statut et son équipement font du guerrier noble un vrai chevalier. Et c'est au milieu du XIe siècle que le comportement chevaleresque se développe par une mutation décisive: on l'observe ensuite dans les guerres de princes, les tournois et même au cours des croisades, mais toujours avec des limites. Nulle part cependant il ne s'épanouit davantage que dans les romans arthuriens du XIIe siècle.
D?Hugues Capet à Philippe Auguste, les premiers monarques capétiens jetèrent les bases d?ungouvernement monarchique absolu qui allait durer jusqu?à la Révolution française. Si, après l?électiond?Hugues Capet, en 987, la dynastie s?enlise au milieu des châteaux et des guerres de voisinage, autournant de l?an 1100, les monarques capétiens entreprennent d?exploiter, accélérer ou simplementaccompagner les profonds bouleversements qui agitent la société féodale pour donner naissance à unmode de gouvernement inédit jusque-là. En effet, les mutations sociales qui s?amorcent au début dudeuxième millénaire sont riches de potentialités dans tous les domaines: socio-économique, culturel,religieux.Dominique Barthélemy choisit donc d?allier dans son propos une étude de cette société qui setransforme à une exploration du processus monarchique pour mieux mettre en lumière l?avènement decette hégémonie inédite qui sera définitivement en place avec le règne de Philippe Auguste. Ens?appuyant sur les chroniques de l?époque et sur les récentes découvertes de l?anthropologie sociale, ilmet au jour le fonctionnement d?un système de canalisation des conflits et dévoile le caractèrestructurel et dynamique du système féodal pour donner un nouveau sens à la fameuse « mutation » del?an 1100, si décisive dans l?établissement de la monarchie française et de la transformation de laFrance en nation.
Résumé : La France de l'an mil est celle des chevaliers et des miracles. Les seigneurs et les princes ont un peu éclipsé les rois, et il semble parfois que les saints, grands faiseurs de miracles, portent ombrage à Dieu lui-même. Les uns et les autres, violents et vindicatifs, s'opposent, nouent et dénouent des alliances, occupent enfin tout l'espace social. Mais leur idéologie et leurs ambitions sont-elles si divergentes ? Faut-il croire qu'à des chevaliers mal dégrossis et prompts à régler leurs querelles par l'épée, l'Eglise aurait appris peu à peu la civilisation des moeurs, la canalisation des pulsions, la paix et la charité ? A lire les récits du temps, les chroniques et les hagiographies, ces histoires de batailles, de miracles, d'exorcismes et d'anathèmes qui forment tout l'horizon culturel des hommes de l'époque, il semble que les seigneurs et les saints aient en fait combattu côte à côte, pour assurer et maintenir leur domination sur la population paysanne. Si le système féodal a pu durer, c'est parce qu'il était chrétien et que la religion a prêté son concours à un ordre politique très peu respectueux des commandements divins. Les deux grands recueils de miracles de l'an Mil, ceux de saint Benoît de Fleury et ceux de sainte Foy de Conques illustrent cette réalité. En dépit de traits communs, ils présentent de vraies différences : davantage de châtiments, de combats contre les démons dans le cas de saint Benoît, davantage d'aides et de faveurs aux chevaliers en difficulté, voire de jeux, dans le cas de sainte Foy.
Résumé : Nombre d'historiens (et parmi eux quelques illustres) demeurent soumis à un modèle - la " société féodale ". Comme tout modèle rigide, il les pousse à forcer le trait, à transformer les évolutions en ruptures (par exemple la France de l'an mil), à interpréter toute variation dans le style ou le volume de la documentation comme l'indicateur de bouleversements sociaux. La coupe est pleine quand on fait ressurgir le mythe des terreurs de l'an mil ! Contre la " révolution " prétendument survenue en ces temps, il faut revenir à la chronologie traditionnelle. La servitude antique a changé de visage dès le IXe siècle et la classe dominante a très longtemps conservé les mêmes valeurs, la chevalerie n'ayant pas surgi ex nihilo à l'aube du XIe siècle (Charlemagne n'était-il pas déjà " chevalier " ?). L'histoire des sociétés médiévales marche d'un pas lent et les évolutions l'emportent sur les mutations brusques. Mais l'auteur ne se borne pas à s'en prendre aux idées à la mode ; il multiplie les études de cas, s'attachant aux rites d'entrée et de sortie dans la servitude et la chevalerie, à leurs fonctions pratiques et aux idées qui les sous-tendent. Il montre aussi que coexistent une noblesse héritée et une énergie proprement chevaleresque : on retrouve en Charlemagne l'éclat d'une chevalerie royale et dans les récits de la paix de Dieu (989-1054) l'emprise des modèles de l'Ancien Testament.
Résumé : La France de l'an mil est celle des chevaliers et des miracles. Les seigneurs de châteaux, les princes de petites régions ont un peu éclipsé les rois, et il semble par moments que les saints, grands faiseurs de miracles, portent ombrage à Dieu lui-même. Les uns et les autres, violents et vindicatifs, s'opposent, nouent et dénouent des alliances, occupent enfin tout l'espace social. Leur idéologie, leurs ambitions, sont-elles si divergentes ? Faut-il croire, comme on nous l'a enseigné, qu'à des chevaliers mal dégrossis et prompts à régler leurs querelles par l'épée, l'Eglise aurait appris peu à peu la civilisation des m?urs, la canalisation des pulsions, la paix et la charité ? A lire les récits du temps, les chroniques et les hagiographies, ces histoires de batailles, de miracles, d'exorcismes et d'anathèmes qui forment tout l'horizon culturel des hommes de l'époque, il semble plutôt que les seigneurs et les saints, avec ou sans la bénédiction divine, aient en fait combattu côte à côte, pour assurer et maintenir la domination d'une certaine caste, la même, la leur, sur la population paysanne. En somme, si le système féodal a pu durer, c'est parce qu'il était chrétien, c'est parce que la religion, dans ses pompes et ses ?uvres, est venue prêter son concours à un ordre politique très peu respectueux des commandements divins.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."