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Simone Weil. Le ravissement de la raison
Barsacq Stéphane
POINTS
7,90 €
Épuisé
EAN :9782757867440
Simone Weil (1909-1943) a connu une gloire posthume. Publié en 1947, La Pesanteur et la Grâce, établi à partir des cahiers qu'elle avait laissés avant de s'embarquer pour les Etats-Unis en 1942, provoqua une surprise générale. Comment une femme si jeune avait-elle pu pénétrer aussi loin dans le mystère de la vie et avoir sur elle les clefs de l'avenir qu'elle faisait reposer en Dieu ? Qui était cette disciple d'Alain, cette activiste de gauche, ouvrière, qui écrivait avec un feu égal à celui qu'on trouve aux Pensées de Pascal ? Surtout, qui était cette femme morte par compassion pour ceux qui souffraient un martyre qu'elle avait tenu à accompagner, alors qu'elle luttait dans les rangs de la France libre ? Cette femme était tout sauf une exaltée : c'était l'être de la raison la plus puissante de son temps. La présente anthologie invite à ressaisir les étapes ultimes d'un pèlerinage de l'esprit en quête de la vérité.
Résumé : Cioran (1911-1995) laisse une oeuvre unique par la richesse de la pensée, par sa tentative désespérée pour renforcer à coup d'aphorismes et de prophéties le club toujours suspect des pessimistes. Dépossédé de son pays et de sa langue, Cioran ? sujet roumain devenu grand écrivain français ? n'a pas écrit des pages issues d'une expérience abstraite, mais d'une vie déchirée entre puissance de l'ombre et pressentiment du divin. De cette lutte contre soi est née une oeuvre noire, mais qui irradie et console ; une oeuvre féconde qui, loin d'être un culte du malheur, appareille la joie et la douleur. Une oeuvre qui correspond à la définition des "éjaculations mystiques" selon Littré : "Prières courtes et ferventes qui se prononcent à quelque occasion passagère, comme si elles se jetaient vers le ciel."
Météores ? En Grèce, on parle de "monastères suspendus au ciel" . Ici, ce sont des Fusées. Elles font écho à Mystica, le recueil d'aphorismes que Franz-Olivier Giesbert a consacré dans Le Point comme un "livre-culte" . Depuis ces Météores, Stéphane Barsacq nous invite à scruter notre temps fait d'inquiétudes et de lueurs. Et à s'élever, quand tout alentour semble sur le point de s'effondrer. Il est question d'amour et de grâce, mais encore de figures élues propres à inspirer à chacun l'insolence de se dresser face à "la contagion des ténèbres" . Quand l'enjeu majeur n'est plus entre humanisme ou transhumanisme, mais entre la vie profonde ou le néant total, ce recueil fait le pari scandaleux de mettre à jour des paroles immémoriales. "
Résumé : "C'est cette époque-ci qui a sombré" annonce Rimbaud. Il nous reste contre le naufrage, la poésie, l'écriture et la prière. Dès lors, quels pas plus sûrs pour "aller mystiquement" , marche après marche, vers la "liberté libre" souhaitée par le poète ? Solstices ouvre ce chemin. Dans ces pages, Stéphane Barsacq fait le pari que l'origine a même provenance que l'inoubliable. La vie suprême s'offre alors par-delà toute consolation. La vie suprême ? L'absorption de ce que nous sommes dans la lumière. Stéphane Barsacq a publié notamment Johannes Brahms (Actes Sud), François d'Assise, La joie parfaite (Seuil), Simone Weil, Le ravissement de la raison (Seuil), Cioran, Ejaculations mystiques (Seuil), Rimbaud, Celui-là qui créera Dieu (Seuil) et, aux éditions de Corlevour, En présence d'Yves Bonnefoy en 2017, Mystica en 2018 et Météores en 2020. Son roman Le piano dans l'éducation des jeunes filles (Albin Michel) a reçu le prix Roland de Jouvenel décerné par l'Académie française en 2016.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Schrödinger Erwin ; Keffler Léon ; Danchin Antoine
Qu'est-ce que la vie ? "Quand j'étais jeune étudiant en mathématiques, au début des années cinquante, je ne lisais pas beaucoup, mais ce que je lisais - quand j'arrivais à finir le livre - était souvent d'Erwin Schrödinger. J'ai toujours été fasciné par son style, par la façon dont il transmettait l'excitation de la découverte et ouvrait des perspectives vers une compréhension vraiment nouvelle du monde dans lequel nous vivons. Aucun de ses livres ne possède ces qualités davantage que son célèbre Qu'est-ce que la vie ? - qui, je le sais aujourd'hui, compte parmi les écrits scientifiques les plus importants de ce siècle."
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.