
Le Régisseur de la chrétienté
Barry Sebastian
THEATRALES
11,00 €
Épuisé
EAN :
9782907810937
| Nombre de pages | 80 |
|---|---|
| Date de parution | 01/05/1996 |
| Poids | 120g |
| Largeur | 150mm |
Distributor Debug Info
| SKU: | 9782907810937 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
Plus d'informations
| EAN | 9782907810937 |
|---|---|
| Titre | Le Régisseur de la chrétienté |
| Auteur | Barry Sebastian |
| Editeur | THEATRALES |
| Largeur | 150 |
| Poids | 120 |
| Date de parution | 19960501 |
| Nombre de pages | 80,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison à domicile dès 5,10 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Sécurité et tranquillité Paiement 100 % sécurisé
Disponibilité et écoute Contactez-nous sur WhatsApp
Du même auteur
-

Du côté de Canaan
Barry Sebastian ; Lévy-Paoloni FlorenceExtrait Premier jour sans Bill Bill n'est plus. Quel bruit fait le coeur d'une femme de quatre-vingt-neuf ans quand il se brise ? Sans doute guère plus qu'un silence, certainement à peine plus qu'un petit bruit ténu. À quatre ans je possédais une poupée de porcelaine que j'avais reçue par une étrange transition. La soeur de ma mère, qui vivait là-bas à Wicklow, l'avait conservée depuis son enfance, et me la donna comme une sorte de souvenir de ma mère. A quatre ans, une telle poupée peut être précieuse pour d'autres raisons, en particulier pour sa beauté. Je vois encore son visage peint, serein et oriental, et la robe de soie bleue qu'elle portait. A mon grand étonnement, ce cadeau rendait mon père soucieux. Il le dérangeait d'une manière que je ne pouvais pas comprendre. Il disait que c'était trop pour une petite fille, même s'il vouait une véritable adoration à cette même petite fille. Un dimanche, environ un an après qu'on me l'avait donnée, j'insistai pour l'emmener à la messe, malgré les protestations et les longues explications de mon père, qui était religieux au sens où il voulait croire en une vie après la mort. Il misait de tout son coeur là-dessus. D'une certaine manière il estimait qu'une poupée n'était pas une fidèle convenable. Je l'emmenai obstinément à la pro-cathédrale dans Marlborough Street et, peut-être en raison de la forte atmosphère de sérieux, elle me tomba accidentellement des bras. Jusqu'à ce jour je ne suis pas certaine, pas complètement, de ne pas l'avoir laissée m'échapper, animée par une impulsion étrange. Si je l'ai fait, je l'ai immédiatement regretté. Le sol de la cathédrale était dallé et dur. Sa belle robe ne put la sauver; son visage parfait heurta la pierre et s'écrasa plus encore qu'une coquille d'oeuf. J'en eus le coeur brisé par la même occasion, de sorte que le bruit de son anéantissement devint dans ma mémoire enfantine le bruit de mon coeur qui se brise. Et bien que ce fût le fruit de l'imagination d'une petite fille, je me demande aujourd'hui si ce n'est pas le même bruit que fait un coeur de quatre-vingt-neuf ans, réduit en miettes par le chagrin : le petit bruit ténu d'une coquille écrasée. L'impression qu'il procure ressemble à un paysage englouti par une crue dans l'obscurité complète, où tout, foyer et étable, hommes et animaux, est terrifié et se sent menacé. On dirait que quelqu'un, une grande agence, une sorte de CIA des cieux, connaît bien le petit mécanisme dont je suis faite, la façon dont il est enveloppé et réglé, et possède le livret ou le manuel pour le démonter, ce à quoi elle s'emploie, rouage après rouage, fil après fil, sans la moindre intention de l'assembler de nouveau et totalement indifférente au fait que toutes mes pièces sont éparpillées et perdues. Je suis tellement pétrifiée par le chagrin que je ne trouve nulle part le réconfort. Je porte sous mon crâne une sorte de sphère en fusion à la place de mon cerveau, où je brûle dans l'horreur et la détresse.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 € -

Des milliers de lunes
Barry SebastianJe suis issue de la plus triste des histoires sur terre. Je suis l'une des dernières à savoir ce qu'on m'a pris, et ce qui existait avant qu'on me le prenne." Orpheline indienne rescapée d'un massacre, Winona a grandi auprès de son père adoptif, John Cole, et de son compagnon, Thomas McNulty. Avec l'aide de Tennyson et de sa soeur, esclaves affranchis, cette famille peu ordinaire tente de joindre les deux bouts dans une ferme du Tennessee tout en gardant le passé à distance. Mais, dans ce Sud encore déchiré par la guerre de Sécession, quand Winona puis Tennyson sont violemment attaqués par des inconnus, le fragile équilibre du foyer vole en éclats.EN STOCKCOMMANDER9,50 € -

Des jours sans fin
Barry SebastianUn roman inclassable : dur et tendre, cruel et bourré d'humanité, et surtout très touchant ! La plume de l'auteur est humble, limite rustre. Elle raconte avec une limpidité incroyable le quotidien des protagonistes. Le mélange surprenant et magnifique entre un western violent, un drame intimiste et une histoire d'amour sensible. SUPERBE !ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,20 €
Du même éditeur
-
Sketches
Valentin KarlKarl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -
Le journal de Grosse Patate
Richard DominiqueGrosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -
Antigone sous le soleil de midi
Lebeau SuzanneQui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -
A tous ceux qui. La Comédie de Saint-Etienne, Le renard du Nord
Renaude NoëlleMaxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 €





