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Aïcha, phénix. 1845-2016
Barroso Jean-Marc
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343244501
Une enfant audacieuse et rebelle, Aïcha, de la tribu des Ouled Riah, est soudain frappée de dysarthrie : la fillette perd la parole à la suite des violences dont elle est témoin sur sa communauté. Au fil de rencontres inattendues, l'orpheline se métamorphosera en une résistante à la cause des siens, crâne et téméraire, respectée, contre l'occupant français. Devenue adulte, et jusqu'à un âge fort avancé, Aïcha se révélera une meneuse écoutée aussi par son clan le plus rapproché. Ainsi passera-t-elle le flambeau de son combat à ses descendantes, dont l'une nous mènera jusqu'en 2016, pour verser dans le terrorisme islamiste. Cette saga, haute en rebondissements de toutes sortes, se déroule en Algérie. Commencée en 1845, elle s'achèvera au XXIe siècle, et pour cause : chair blessée ne se retire. Ce roman de circonstances, à la tonalité d'un conte, atteint rapidement l'universel.
Résumé : En dépit des attaques et des sarcasmes de plusieurs gouvernements, prompts à faire porter à Bruxelles le chapeau de leurs impuissances intérieures, la Commission Barroso a fait mieux que tenir devant de multiples et violentes épreuves : l?Union n?a pas éclaté, la monnaie a été sauvée, les institutions sont aujourd?hui plus efficaces, la lutte contre les abus bancaires et la promotion de mesures contre les conséquences du changement climatique et les effets pervers de la mondialisation ont été avalisées par les Etats nationaux. Les années Barroso sont bel et bien des années de résistance, de contre-offensive et d?avancée de la démocratie. Deux historiens de nationalités et de générations différentes, Eric Bussière, professeur à la Sorbonne (chaire "Jean Monnet d?histoire de la construction européenne"), et Guia Migani, maître de conférences à l?université de Tours, se sont fait ouvrir les dossiers bruxellois et ont interrogé le président de la Commission européenne sur son action pendant ces dix années décisives. En ouverture de leur travail, José Manuel Barroso prend longuement la plume pour réfléchir à son propre bilan. Ce livre est un grand document pour l?Histoire.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.