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L'or et la liberté. Une histoire spatiale des Etats-Unis après la guerre de Sécession
Barreyre Nicolas
EHESS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782713224218
Qu'est-ce que la nation américaine ? La guerre de Sécession oblige les Américains à se confronter à cette question. La Reconstruction (1865-1877), réforme politique du Sud vaincu, constitue donc une véritable révolution. En abolissant l'esclavage et en redéfinissant la citoyenneté, elle remodèle en profondeur les relations raciales aux Etats-Unis et change le sens même de la liberté. Or, cet ouvrage le montre, ces transformations politiques sont largement influencées par les débats contemporains sur l'économie. Face aux conséquences financières de la guerre civile, les Américains doivent faire des choix qui bousculent leur conception d'un ordre économique juste. En quelques mois, la monnaie devient la pierre de touche de cette question fondamentale. Ces enjeux complexes sont alors symbolisés par une controverse politique qui passionne l'opinion : la "bonne" monnaie est-elle de billets ou d'or ? Mais ces politiques économiques achoppent sur les divisions territoriales qui persistent après la guerre de Sécession. L'or et la liberté révèle ainsi toute l'importance de la géographie dans la politique américaine. L'opposition entre régions (ou "sectionalisme") pèse ici autant que le jeu des partis. C'est cette approche spatiale, au coeur du livre, qui permet de proposer une interprétation nouvelle de la Reconstruction, période-charnière de l'histoire des Etats-Unis.
Faire l'éloge de l'insuffisance est une autre manière de dire la nécessaire interdépendance des membres de la société et de mettre en évidence les forces insoupçonnées que recèle la vulnérabilité. N'est-ce pas l'insuffisance constitutive de l'être humain qui, en se revendiquant comme telle, permet de fonder le lien social comme une nécessité réciproque de vivre et de travailler ensemble ? Les configurations sociales de vulnérabilité qui concernent les "perdus de vue" de la République sociale - jeunes incasables, familles avec un enfant autiste ou polyhandicapé, un adulte handicapé, ou des parents malades d'Alzheimer - mobilisent des compétences et des savoir-faire le plus souvent ignorés de tous, qui permettent de remplacer pour un temps toutes les aides prévues par le système de protections sociales habituelles.
Vous connaissez cette personne, qui à l'école est méprisée, humiliée, moquée par toutes les autres personnes ? Chaque classe a son bouc émissaire. Eh bien cette personne c'est moi. Tous les élèves de ma classe se moquent de moi à longueur de journée. Mais le pire dans tout ça c'est qu'une de ces personnes se trouve être le garçon que j'aime enfin aimer est un bien grand mot vu la souffrance qu'il me fait endurer je le déteste aussi. C'est débile vous allez me dire aimer et détester un mec en même temps, mais comme on dit le coeur a ses raisons que la raison ignore.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.