La cour rectangulaire de l'Hôtel des Invalides qui, pour le visiteur, précède le Dôme est bordée sur les grands côtés de bâtiments abritant des réfectoires en enfilade longs chacun de 47 mètres ; les quatre réfectoires permettaient d'assurer 3 000 repas en deux services aux pensionnaires du Roi. Les murs de ces réfectoires étaient décorés sur des thèmes militaires. Le réfectoire nord-ouest, destiné de nos jours à recevoir la prestigieuse collection d'armes et d'armures de la Couronne, fut consacré à la représentation murale des dernières campagnes de la guerre de Hollande (1676-1678) qui opposa les armées de Louis XIV à la majorité de l'Europe coalisée. Joseph Parrocel (1646-1704) dit Joseph des Batailles s'était rendu célèbre en Italie où son talent suscita de telles jalousies qu'on tenta de l'assassiner. De retour à Paris en 1675, reçu académicien, il se voit confier par Louvois les peintures murales du réfectoire nord-ouest, vaste programme qui met en scène les armées du Roi dans une série de compositions représentant des batailles et sièges de places fortes. Cette commande sera le plus important chantier de l'artiste et l'un des plus grands décors muraux de cette époque peints à Paris. L'ensemble, dénaturé au fil du temps par des réparations et repeints importants, a fait l'objet en 2005 d'une campagne de restauration exemplaire, menée à bien avec le soutien financier du CIC. Les surfaces les mieux conservées ont retrouvé leur éclat d'origine. On peut ainsi découvrir le talent extraordinaire dont fait preuve dans la peinture murale le grand peintre de batailles. On n'avait conservé de lui jusqu'à ce jour que des tableaux de chevalet. L'ouvrage révèle à la fois les aspects historiques et iconographiques du décor, les techniques de restauration et le pouvoir de suggestion du pinceau vigoureux de Parrocel.
Fine Anne ; Dreidemy Joëlle ; Rubio-Barreau Vaness
Maman a dû partir au travail très tôt ce matin! Lucas, Emma et bébé Léo doivent se préparer pour aller à l?école et à la crèche sans réveiller Papa, qui a travaillé toute la nuit. Heureusement, Maman a enregistré toutes ses instructions sur un magnétophone. Mais quand les enfants se lancent dans une bataille de céréales et que petit Léo perd son doudou, les préparatifs tournent à la cacophonie!
Aux biscuits de porcelaine de Paris sont souvent associés de grands noms de porcelainiers, tels Guérhard, Dihl, Gille jeune, Desprez et Nast. Pendules spectaculaires, statues gigantesques, ou bustes à taille humaine, ces figures ou groupes en porcelaine non émaillée sont pourtant assez méconnus ; on les imagine blancs, mais ils peuvent être bleus, noirs, polychromes ou dorés. Le biscuit parisien est très prisé par des amateurs aussi prestigieux que George Washington et le prince-régent d'Angleterre. Après une présentation des origines de la porcelaine et des techniques de fabrication, Régine de Plinval de Guillebon nous entraîne au coeur de la vie mouvementée de trente et une manufactures des XVIIIe et XIXe siècles, en s'intéressant de près au travail des ouvriers, des artistes et des investisseurs, ainsi qu'au contexte économique général. Observant le rayonnement des manufactures parisiennes en Europe et en France, l'auteur mesure aussi la concurrence étrangère et provinciale. Une analyse approfondie des formes, des couleurs, ainsi que de l'association du biscuit avec le bronze, l'orfèvrerie et le cristal, permet d'envisager l'évolution du style des biscuits, dont huit cents sont cités, et deux cents illustrés dans cet ouvrage. Offrant un indispensable outil d'identification aux chercheurs et aux collectionneurs, un catalogue raisonné des manufactures parisiennes vient compléter cette étude de grande ampleur, dédiée à l'art de la porcelaine à Paris.
L'architecture japonaise est enchanteresse: harmonie entre jardins et bâtisses, élégance des style, raffinement des décorations, perfection des détails... L'envoûtement s'opère grâce à son apparente fragilité qui fait naître un sentiment d'impermanence. Le message délivré est saisissant: racontant l'éphémère, cette architecture nargue les siècles d'un éternel éclat. Allant du Couchant au Levant, des récits de voyages aux premières histoires de l'architecture, cet ouvrage est une enquête sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVIe siècle. Au fil des pages entre constructions authentiques et reconstructions périodiques, la monumentalité nipponne apparaître telle une restauration de la mémoire... Jouant de l'errance et de l'impermanence, le monument nippon condamne t il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à la restituer? Explorant édifices et légendes, ce livre dévoile que les ouvrages d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles sont remplis de postulats qui, sous le masque de l'historicité, cachent souvent la figure des mythes.